La pédale
Tour du Pays basque
Après avoir remporté le Tour de Catalogne,
Jorge Guttierrez se lance maintenant à l'assaut du Pays basque.
La course commence avec un contre-la-montre de 7 kilomètres sans gros danger pour les leaders mais attention quand même.
L'étape est remportée par
Ilan Van Wilder suivi de
Hugo Houle et de
Ben Dyball. Le leader de la Kern Pharma, lui, ne perd que 17 secondes dans l'affaire.
Première étape en ligne qui devrait sourire aux sprinteurs au vu du profil mais attention toutefois aux quelques bosses que présente le parcours. Un seul coureur est parti en échappée, l'étape sera longue pour lui. Il ne se passe vraiment rien, l'étape est très ennuyeuse. Nous voici au pied de la dernière bosse du parcours à plus de quarante kilomètres de l'arrivée. L'échappée est reprise et le peloton est lancé vers la ligne d'arrivée. À vingt kilomètres, les trains de sprint se mettent en place pour l'arrivée.
Miquel se replace avant le sprint. Et voilà l'emballage final où Andrea Bagioli domine complètement et s'impose sans difficulté.
Place maintenant à une étape typiquement basque avec plein de petits murs disséminés par-ci par-là. 4 coureurs partent en échappée, le peloton les laisse filer. Pas d'action particulière dans cette première moitié de course. Dans le premier mur, il ne se passe pas grand-chose, voire même rien du tout, il faut dire que nous sommes encore loin de l'arrivée. Le peloton est légèrement réduit mais rien de surprenant après 3 murs consécutifs. Il reste encore 1 mur et 25 kilomètres et toujours pas d'attaque dans le peloton. Dans le dernier mur,
Tejada accélère, il est suivi par
Guttierrez qui va le contrer au sommet. L'Espagnol se lance alors dans une course-poursuite avec l'échappée qui compte encore 2 minutes d'avance. Les attaques à répétition dans le peloton condamnent les échappés qui filaient pourtant vers la victoire. Suite à un final complètement désorganisé,
Pogacar remporte l'étape et
Gutierrez perd quelques secondes à cause des cassures.
Quatrième étape et encore une fois ce seront plusieurs petits murs qui jalonneront le parcours. 5 coureurs partent en éclaireurs après une belle bataille. Ils comptent désormais 7 minutes d'avance. Les hommes d'
Ilan Van Wilder contrôlent l'échappée. Dans Urruztimendi,
Florez a imposé son rythme au peloton sous les ordres d'el "Novo Pisterolo". C'est désormais le pied de l'ultime ascension : l'Alto de Vivero. Dans l'Alto de Vivero,
Jorge Guttierrez laisse les UAE faire. Il n'y a eu aucune attaque dans ce col mais le rythme ne cesse d'augmenter. À quinze kilomètres de l'arrivée, l'échappée n'a plus aucune chance de remporter l'étape car le peloton emmené par
Arrieta n'est plus qu'à 50 secondes. Dans le sprint final,
Mauro Schimd s'impose.
Étape encore une fois hérissée de plein de petits murs, et cette arrivée sur une grosse rampe à Malabia laisse à penser que c'est aujourd'hui que le classement général se décantera avant l'arrivée finale à Arrate. Au début de l'étape, une échappée de 11 coureurs s'en va sous la pluie. Dans la première ascension,
Jorge Guttierrez chute en compagnie de son équipier
Pau Miquel. 19 kilomètres maintenant et place à la grosse ascension du jour : Karabieta. Au sommet, c'est bien
Gutierrez qui accélère puisque tous les leaders du WT sont frileux. Les échappés ne seront pas revus et lui sera repris juste avant la ligne,
Gutierrez.
Wout Poels s'est imposé.
C'est maintenant l'heure de vérité, la dernière étape et l'arrivée à Arrate. Le moment pour les grimpeurs de se dévoiler.
Grosse bataille pour l'échappée. Alors que les Kern Pharma ont demandé à
Torres de l'intégrer, mais l'Espagnol lâche prise rapidement et est ravalé par le peloton. Grosse ascension en vue, le Krabelin 5 kilomètres à 10 % de moyenne, de quoi faire exploser le peloton. 37 kilomètres restants et le Colombien
Buitrago accélère, personne ne réagit,
Vader emmène le peloton. Cette terrible ascension a fait des dégâts mais c'est surtout une élimination par l'arrière comme souvent durant la semaine.
Buitrago est finalement repris à 23 kilomètres de l'arrivée. C'est finalement dans l'ascension finale que les choses vont se jouer. Pas d'attaque encore mais ça ne saurait tarder. Malgré quelques tentatives, ça finit inlassablement au sprint et au sprint c'est
Pogacar qui s'impose.
Van Wilder lui va remporter cette Itzulia et
Gutierrez va finir 8e du général, de quoi confirmer son statut chez les grands ? Pas sûr...