S5 VUELTA 3/3
Manuel, à Santiago de Compostela, le 21 septembre 2027,
E15. Montagne.
Je ne me sens vraiment pas bien aujourd’hui et fais donc tout pour économiser mes forces avec le col de 1er catégorie qui se profile. Cela profite aux échappées et à Buitrago qui s’impose. Dans la dernière petite côte, je vois Bernal mal placé et demande à Nixon d’accélérer. Cela fonction et je lui reprends 7’’ sur la ligne.
E16. Plat.
Les mauvaises sensations de la veille étaient due à une sinusite ! Heureusement l’étape du jour est plate. Et pourtant cela roule à bloc et les quelques cotes font de gros dégâts. Le reste du peloton n’est plus très frais dans le final, je demande à Nixon de lancer une attaque dans la petite côte à quelques kilomètres de l’arrivée et nous partons à 3 avec Vlsasov. Je règle ce dernier au sprint pour m’imposer en prenant en plus 19’’ sur le peloton ! Bernal pointe donc de nouveau à plus d’une minute au général !
E17. Montagne, Lagos de Covadonga.
Ils sont 16 devant avec Buitrago revenu à 7’30 au général et Iturbe. Victor roule avec les Inéos. Mais comme toujours l’écart monte durant les montées, on met Victor à la planche dans les descentes, puis Inéos prend le contrôle du peloton, à l’entame de la vallée avant la montée finale, nous comptons pourtant plus de 8’ de retard et seul Jefferson et Nixon ont pu résister. Les Ineos ne faiblissent pas et au pied l’écart est tombé à 6’30. Ils ont raison car je ne me sens pas au top. Nixon fait de son mieux pour pour me ramener au train quand Bernal suit l’accélération de Bagioli à 4km de la ligne. Devant Iturbe s’impose, Bernal lâche les autres favoris et moi la roue de Nixon dans les derniers mètres. Je perds plus de 40’’ sur le Colombien et ne sauve mon maillot rouge que pour 21’’. Les montagnes russes de notre gap au général me donnent des sueurs froides, surtout que la sinusite semble bien installée.
E18. Montagne Altu d’El Gamoniteiru.
La sinusite me pèse encore et toujours alors cette étape s’annonce une nouvelle fois cruciale.
Nouvelle échappée de costauds, Ineos et nous assurons la poursuite mais au pied de la dernière difficulté, les 6 rescapés comptent encore 6’30. Devant Kamna s’isole, derrière Buitrago fait de même, il est pris en chasse par les UAE et McNulty contre quand nous rentrons. Mais Carapaz se mue en équipier de luxe et revient assez vite sur l’Américain. Bernal est le suivant à passer à l’attaque à plus de 5 km de la ligne. La plupart des favoris tentent de le suivre et s’y brulent les ailes. Je suis déjà à la limite et me calle dans la roue de Nixon. Nous reprenons la plupart des autres favoris et Nixon finit 3e du jour. Le problème c’est que je suis encore un peu plus loin et perds 2’37 sur Bernal. C’est la première fois que l’écart entre nous dépasse 2’ au général. Et c’est en ma défaveur. Sans regret car aujourd’hui je ne pouvais vraiment pas faire plus.
E19. Vallons.
Battistella bat Ballerini au sprint dans un petit groupe qui était sorti dans le final.
E20. Vallons.
L’échappée est reprise dans le final et les favoris vont se jouer l’étape. Tout explose à 6 km de l’arrivée, je reste sagement dans la roue de Nixon, et nous revenons au train. Bernal qui a contré se retrouve en difficulté, une petite accélération pour le déposer et revenir sur le groupe de tête de 6 coureurs, à 2 km du sommet. Nixon est encore assez frais malgré son travail et parvient à aller s’imposer, je calle 3e dans la roue de Bagioli, mais Bernal ne finit que 13e à plus de 1’30. Je reviens donc à 53’’ avant le contre la montre final. Nixon monte sur podium provisoire. Si j’ai repris 54’’ à Ayuso sur le dernier chrono du Tour, pourquoi ne pourrais-je pas faire de même sur Bernal sur cette Vuelta ? J’y crois de nouveau !
E21. Contre-la-montre en vallons.
Le problème est que loin de passer, ma sinusite m’handicape de plus en plus. Les sensations sont mauvaises. Je passe derrière Bernal au 1e intermédiaire, je tente d’accélérer mais dois me rendre à la raison.
Geoghegan Hart s’impose, Bernal finit 3e et moi seulement 5e.
Au général je finis donc à plus de 1’ de Bernal, la sinusite m’aura tué plus surement que notre erreur. Nous repartons tout de même avec 5 étapes et moi le maillot vert, sur cette dernière semaine, je n'ai pas grand chose à me reprocher. Cela n'attenue pourtant en rien la déception de voir le titre me glisser entre les doigts. Guerreiro s’adjugeant le maillot à pois. Mais avec également 5 étapes et la victoire finale, Inéos a pleinement profité de l’absence des cadors pour briller en Espagne.





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