La pédale
Tour de Catalogne
Première étape assez plate, sans trop de relief, promise aux quelques sprinteurs présents. Dès le début de l’étape, l’échappée se dessine, et ils ne sont pas nombreux : deux seulement.
Jason Osborne d’Alpecin et
Markel Beloki d’EF sortent tous deux du peloton. Le rythme est paisible dans le peloton et une avance très confortable est laissée à l’échappée, avec plus de 9 minutes.
À 60 kilomètres de l’arrivée, une chute secoue le peloton et provoque une cassure.
Guttierrez est pris dans cette chute. Heureusement, grâce au travail des Movistar d’
Enric Mas, lui aussi victime de la chute, le second peloton revient.
10 kilomètres encore à parcourir et personne ne souhaite prendre les commandes du peloton alors que l’échappée compte encore 2 minutes d’avance. Malheureusement pour l’échappée, les Israel Premier Tech accélèrent et reprennent du temps. Du côté de Kern Pharma,
Pau Miquel se place dans la roue d’
Orluis Aular. Cependant, l’échappée passe en tête à la flamme rouge et
Beloki remporte l’étape à seulement 19 ans.
Seconde étape, et c’est un contre-la-montre individuel de 21 kilomètres qui attend les coureurs. Le parcours ne présente aucun dénivelé majeur, ce qui est une mauvaise nouvelle pour le leader espagnol de Kern Pharma,
Guttierrez, qui n’est pas des plus à l’aise dans cet exercice. Finalement, c’est
Tao Geoghegan Hart qui remporte l’étape devant
Tiberi et
Arensman.
Guttierrez, lui, ne perd que 40 secondes, de quoi encore espérer un bon classement général.
Course de côte et arrivée à Vallter 2000 après le contre-la-montre à Banyoles. Étape plutôt ennuyeuse dans sa première partie : une échappée de trois, un peloton qui ronronne et les Visma qui contrôlent le tout. Dans les premiers contreforts de Vallter 2000,
Staune-Mittet accélère l’allure et reprend les échappés. Les premiers dégâts se font sentir à l’arrière du peloton.
À 5 kilomètres du sommet, alors qu’ils ne sont plus qu’une cinquantaine dans le peloton,
Vingegaard attaque. Il est suivi par une vingtaine de coureurs, mais
Guttierrez n’y figure pas. Le jeune Espagnol n’a pas suivi l’attaque et reste dans la roue de ses équipiers, dans un groupe dénué de top leaders. On y retrouve néanmoins
Romain Bardet,
Ilan Van Wilder,
Eddie Dunbar ou encore
Roger Adrià, mais tous succombent sous les coups de pédale de l’Espagnol.
Guttierrez remonte les morts et dépose chaque top leader ayant explosé quelques kilomètres après l’attaque de
Vingegaard. Il les remonte tous sans exception et revient à 1,3 km du sommet sur le trio de tête composé de
Piganzoli,
Lenny Martinez et
Vingegaard. Il trouve même la force de les contrer, sans succès malheureusement. À 100 mètres, Vingegaard se dresse sur les pédales et remporte l’étape devant
Guttierrez et
Piganzoli,
Martinez ayant craqué.
4e étape, et déjà l’étape reine : trois cols au programme et une arrivée en altitude à Port Ainé, de quoi ravir les grimpeurs.
C’est sous la pluie que l’étape se déroule. Dès le début, dans le premier col, une échappée de 16 coureurs prend le large. Les hommes de
Vingegaard prennent les rênes du peloton. L’étape éreinte les organismes et ils ne sont bientôt plus que deux en tête de course. Dans la vallée, l’échappée se reforme et ils sont désormais six à l’avant.
Dans le Port de Cantó,
Ruiz prend les commandes du peloton pour montrer la volonté de
Guttierrez. Au sommet, la neige tombe sur les coureurs tandis que les Visma reprennent le contrôle. De nombreuses chutes interviennent dans la descente à cause de la neige.
Nous voilà au pied de l’ascension finale, avec encore 1 minute 30 d’avance pour les trois hommes de tête. L’écart fond à toute vitesse sous les relais de
Staune-Mittet. À 12 kilomètres de l’arrivée,
Simon Yates accélère avec
Piganzoli et
Martinez.
Voisard impose le rythme dans le peloton et les laisse mourir à portée de main.
À 5 kilomètres,
Vingegaard attaque sans succès.
Piganzoli et
Lenny Martinez sont distancés.
Guttierrez, lui, est encore là, bien présent dans la roue de
Vingegaard sous la flamme rouge. Et c’est sous cette même flamme rouge que
Guttierrez se dresse sur les pédales pour aller remporter l’étape et prendre le maillot de leader.
Gros coup de force de l’Espagnol, qui relègue
Adam Yates à 16 secondes,
Vingegaard à 30 secondes, mais surtout
Piganzoli à 2 minutes 30 et
Lenny Martinez à 5 minutes 30. Il prend le maillot de leader pour 3 secondes sur
Vingegaard et le maillot de meilleur jeune.