Raul, à Milan, le 31 mai 2027,
La
15e étape arrive au sommet.
Il va me falloir choisir pour cette arrivée au sommet. Si tenté que
Kevin me laisse faire… Sans surprise l’échappée contient de gros noms :
McNulty,
van Eetvelt,
Chaves ou
Shaw, le 2e au maillot azul. 15 au total et le peloton qui contrôle. Mais
Kooij laisse filer dans le premier col,
Gonzalo prend alors le relais pour limiter l’écart à 3’30 au sommet.
Rebelote sur le col suivant. Malgré les efforts de
Gonzalo, l’écart grimpe à plus de 6’. Mais cette fois, les
Jumbo se réveillent et au pied de la 3e difficulté de la journée, l’écart a été réduit à 4’30. Au pied du Piancavallo, l’écart est de 3’25 sur les 10 plus forts de l’échappée du jour.
Les
Ineos montent alors à fond et à 6 km du sommet seul
van Eetvelt reste à l’avant avec 1’ d’avance sur le groupe maillot rose réduit à 32 unités. C’est le moment que choisit
Vingegaard pour attaquer et
Abner pour craquer. Pas besoin de choisir, la course a décidé pour moi.
Le Danois est vite rattrapé par
Plapp et
Uijtdebroeks tandis que
Kevin tente de s’accrocher au groupe de contre emmené par
Bernal. Le Belge a fourni un gros effort pour revenir et calle dans le dernier kilomètre au contraire de
Plapp qui s’impose.
Kevin, lui aussi, a coincé dans le final et finit 8e à 1’27.
Abner est à plus de 4’. Au général,
Vingegaard reprend le pouvoir devant
Plapp.
Uijtdebroeks revient à 44’’ de
Kevin. L’étape a fait très mal, le podium s’éloigne. Au moins les choses sont claires en interne :
Abner pour l’azul et
Kevin pour le général.
La
16e étape vallonnée est l’occasion de se remettre le pied à l’étrier.
Nixon fait partie des 13 coureurs qui tentent leurs chances. Ils ont plus de 6’ d’avance en haut du col de 1er catégorie. Les sommets défilent et les points sont pris par les adversaires directs d’
Abner. Je décide de faire rouler l’équipe pour revenir, éviter que les points continuent de filer et permettre à
Abner d’en marquer. Cela fonctionne puisqu’
Abner termine l’étape avec 26 points seulement 5 de moins que son nouveau dauphin
Barguil. Dans le raidard final,
Vingegaard fait parler son punch et s’impose.
Kevin finit 5e dans le même temps.
Abner a totalement relâché pour perdre 6’ et pouvoir prendre les échappées. Occasion à moitié manquée.
L’arrivée mythique à Madonna di Campiglio nous attend pour cette
17e étape.
La journée est cruciale tant pour le général que pour le maillot Azul.
L’échappée est un peu longue à se dessiner et ce sont finalement 19 coureurs qui se présentent au pied de la 1er difficulté du jour. La météo est épouvantable mais cela n’a pas refroidi notre porto ricain. Cela monte à un train infernal et à 5km du sommet, il n’y a plus qu’
Abner,
van Eetvelt,
Lutsenko et
Storer devant. A 2km du sommet,
Abner doit lâcher la roue de
van Eetvelt.
Le quatuor se reforme dans la descente et attaque la montée suivante avec seulement 2’ d’avance sur le peloton. Là
Abner craque complètement, il décroche même du peloton maillot rose avant le sommet, passé en tête par
van Eetvelt. Dans la descente,
Vingegaard,
Plapp et
Uijtdebroeks chutent ! Tous les
Jumbo et les
Ineos se relèvent mais devant les
UAE demandent à
Mc Nulty de rouler pour
Mas.
Kevin aborde ainsi la montée suivante avec 1’20 d’avance sur les principaux favoris. Cela condamne l’échappée.
Nixon accélère sur le haut pour priver
van Eetvelt et
Barguil des plus gros points. Grace à leurs équipiers les leaders rentrent sur la tête de course à 20 km de l’arrivée.
Cela tergiverse alors un peu. Puis
Bora et
Bernal appuient fort sur les pédales. Insuffisant pour décrocher les plus forts et
Plapp place son attaque à 5 km du sommet. Mais
Vingegaard revient au train. Il temporise quelques mètres puis place sa propre accélération.
Kevin décroche alors mais finira tout de même 5e aujourd’hui à seulement 41’’ du maillot rose et devant
Uijtdebroeks qui a payé ses efforts durant la poursuite.
Vingegaard remporte l’étape au sprint et semble intouchable, même après une lourde chute. Au général
Plapp reste 2e à 41’’ et
Kevin 3e à 2’50. Le plus important étant qu’il compte maintenant presque 2’ d’avance sur
Leknessund son 1er poursuivant. Au classement de la montagne
Abner marque 18 points mais voit
van Eetvelt revenir à 40 points.
Les jours s’enchainent et les sommets de prestige aussi. Le Stelvio est au menu de cette
18e étape.
Surtout ne pas décrocher avant le sommet du Stelvio sous peine de sombrer au classement général ! 27 coureurs se portent à l’avant. Le groupe de tête a attaqué le Stelvio avec 7’ de marge.
Abner craque à 2 km du sommet alors qu’il reste encore 5 coureurs avec lui. Il passe donc 6e avant de se laisser reprendre par le groupe de contre qui se fait à son tour avaler par le peloton dans la montée finale. Il se met alors à la planche pour
Kevin,
Nixon prend ensuite le relais et
Kevin place une attaque pleine de panache au sommet pour finir 6e du jour quelques longueurs devant le maillot rose.
Devant
Kuss s’impose en solitaire. Au KOM, la valse des 2e continue :
Abner marque 25 points et compte toujours plus de 50 points d’avance sur son nouveau dauphin,
van Hemelen.
Un peu de répit avant le final de cette édition.
Les équipes de sprinteurs ne mènent pas la chasse et avec tous les échappés à plus d’une heure au général, les
Jumbo s’offrent une journée de repos.
Bettiol s’impose depuis l’échappée.
20e et dernière grosse
étape de montagne.
Alors qu’il avait pris l’échappée,
Abner se laisse piéger par une cassure. C’est d’autant plus dommageable que
van Hemelen, son dauphin au KOM empoche les 40 points du col dell’Agnello et part seul en tête. S’il passe en tête du col suivant il ravira le maillot Azul. Par chance le peloton avait roulé derrière les échappées,
Abner se fait reprendre et
Ramon se met au turbin pour reprendre la grosse minute qu’
Hemelen, seul en tête, compte sur le groupe maillot rose. Nous y parvenons à 6 km du sommet.
Abner finit 3e au sommet derrière
Barguil et
Shaw. Les
Ineos jouent alors leur va-tout. Ils ne sont plus que 18 au pied de la montée de Sestrière et tous les prétendants au KoM ont déjà disparu.
Uijtdebroeks attaque à 7.5 km du sommet.
Kevin reste dans le groupe
Ineos /
Jumbo épaulé pour encore quelques kilomètres par
Nixon. Le travail des
Ineos est payant et le Belge est repris à 5 km de la ligne.
Vingegaard attaque alors à son tour.
Plapp réagit rapidement et le mano a mano s’engage.
Kevin reste lui dans la roue d’
Uijtdebroeks. Tous les autres craquent.
Devant
Vingegaard s’impose au sprint devant son grand rival.
Kevin finit 4e, ne perdant que 4’’ sur le
Uijtdebroeks et consolide sa place sur le podium de ce Giro derrière les 2 hommes forts de cette édition.
Abner remporte lui officiellement le maillot Azul.
L’ultime étape est un
contre-la-montreKevin finit à 3’’ de
Frey.
Au général, c’est donc bien
Vingegaard qui s’impose devant
Plapp et
Kevin qui signe un joli podium. Fort de sa 2e place lors de l’ultime chrono,
Evenepoel chipe la 4e place à son compatriote
Uijtdebroeks.
Jakobsen remporte le maillot cyclamen et donc
Abner celui de la montagne.
Avec 3 étapes en plus du général,
Vingegaard fait encore mieux que l’an dernier.
Kevin a tenu parole et assumé son rôle, certes ce n’est pas la victoire espérée par le sponsor mais nous n’avions pas les armes pour luter contre
Vingegaard et
Plapp. 2 étapes et le maillot Azul à la clé, ce n’est pas si mal vu la concurrence de cette année.