[22] Chiloé - S5 - Vuelta 3/3

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Re: [22] Chiloé - S4 - Le Tour 3/3 Et à la fin…

Messagepar Duxili » 22 Oct 2025, 15:43

S4 TOUR 3/3 ET A LA FIN...


Raul, à Paris, le 24 juillet 2026,

La 15e étape arrive à St Gervais.


Kevin est maintenant suffisamment loin au général et se glisse dans un groupe de 16 qui part à la pédale. On y retrouve les Leknessund, Bagioli et autres MA Lopez. Mais Kevin se fait surprendre dans un sprint en cote où les leaders ne se relèvent pas et les coureurs restés à ses côtés refusent de collaborer. Il se relève alors. La course est intense et au sommet de la Croix Fry, Nixon n’a plus que Kevin à ses côtés dans un groupe maillot jaune réduit à 30 unités et qui compte 3’ de retard sur la tête de course. Dans le dernier col, Ayuso attaque avec Pogacar et Nixon dans la roue, le trio avale les derniers échappés. Il reste un peu moins de 4 km quand Nixon craque et doit laisser filer le duo. Il finit 8e à 35’’ d’Ayuso qui a aligné Pogacar au sprint et glisse à la 4e place du général.

Evidemment, en ayant décidé de changer de leader, je redoute tout particulièrement ce contre-la-montre même si l’arrivée à Combloux et son profil alpestre pourrait permettre à Nixon de limiter la casse.


Lucas s’élance dans les premiers et signe le meilleur temps provisoire, ce qui me donne confiance dans notre stratégie de course : partir fort sur la 1er bosse, qui est la plus pentue, et gérer le final. Pourtant quand Kevin passe au sommet de cette même bosse, il n’est que 17e ! Il reprendra du temps sur les 2 intermédiaires suivants avant de flancher dans la dernière section et finir à 56’’ de van Aert, étonnant leader provisoire. Nixon finit, lui, à presque 2’ du leader belge. Ayuso va lui aussi se casser les dents sur ce chrono en signant le 2e temps à 13’’. Pogacar s’arrache pour finir dans le même temps que son rival. Gaudu limite bien la casse en finissant dans le même temps que Kevin. Au général, il garde le maillot jaune mais voit Pogacar revenir à seulement 30’’. Nixon conserve sa 4e place mais Vingegaard, Landa et Hindley sont tous à moins de 40’’. Il reste encore 2 étapes de montagne à commencer par le col de Loze demain.

Voilà donc cette 17e étape mythique.


Voyant Vlasov, le principal concurrent de Nixon pour les pois, mal placé, Kevin attaque dès le km 0. Cela fonctionne et un groupe de 15 se forme avant le pied du col des Saisies où ne figure pas Vlasov. MA Lopez qui compte un peu plus de 50 points de retard sur Nixon constitue la plus sérieuse menace. En haut du Cornet de Roseland, plus personne ne veut rouler car tous les grimpeurs de l’échappée ont maintenant perdu leurs domestiques. Dans le peloton cela temporise aussi car la Groupama a cramé toutes ses ressources. L’écart reste autour des 2’30. Cela se regroupe à l’avant comme à l’arrière mais à ce petit jeu, l’arrière dispose de davantage de ressources et l’écart des échappées au pied du col de la Loze, à 35 km de la ligne, ne sera pas suffisant pour leur permettre de jouer un rôle quelconque dans la suite de cette étape.

L’explication finale va commencer. Ça roule à bloc dès le pied sous l’impulsion des Ineos : Carapaz veut faire craquer Gaudu et Nixon. L’écrémage se fait par l’arrière et après la petite descente de mi-parcours, le groupe maillot jaune ne compte plus que 12 coureurs. Nixon est accompagné de Kevin, Gaudu est isolé. Dès la reprise de la pente, Uijtdebroeks attaque suivi de Carapaz et de tous les autres favoris et du maillot jaune. Tous les domestiques encore présents s’écartent. Seul Nixon décide de ne pas suivre et demande à Kevin de monter au train. Devant, Carapaz contre et s’isole en tête de course tandis que Gaudu craque et Kevin le reprend. Il n’a pas besoin de beaucoup accélérer pour le lâcher : le leader de la Groupama risque de perdre très gros aujourd’hui ! Nixon fait ensuite l’effort pour faire le jump sur le groupe des favoris. Il se retrouve dans un groupe de 7 à 36’’ de l’équatorien qui caracole toujours en tête. Quelques kilomètres plus loin, Pogacar profite du mauvais placement d’Ayuso pour sortir seul en contre et comble rapidement le gap jusqu’à Carapaz. Ayuso doit alors se découvrir et personne ne roule avec lui. A 5 km du sommet, les écarts sont déjà monstrueux. Nixon semble au bord du précipice, le maillot jaune est très très loin, il a payé cash son accélération pour suivre les meilleurs.

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Comme Ayuso hausse le rythme à l’approche du sommet, Hindley est le premier à lâcher, rapidement imité par Uijtdebroeks et quelques mètres plus haut, Nixon. A l’avant Pogacar attend littéralement Carapaz. Je ne sais pas si l’aide de l’équatorien dans la descente l’aura servi mais il s’impose en patron à Courchevel et pose plus qu’une option sur la victoire finale.

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Nixon finit 7e en s’accrochant à la roue de Uijtdebroeks, à 1’26 de Pogacar. Au général le slovène compte 1’03’’ d’avance sur Ayuso mais Nixon remonte d’une manière totalement inattendue sur le podium même si la marge sur ses poursuivants est minime : 12’’ sur Carapaz et Landa classés dans le même temps. Vingegaard pointe 7’’ plus loin. La lutte pour le podium lors de l’étape du Markstein sera palpitante. L’autre excellente nouvelle de la journée est que Nixon a marqué quelques points de la montagne et compte encore 33 points d’avance sur MA Lopez son nouveau dauphin.

La 18e étape semble promise aux sprinteurs.


En fin de Tour les trains sont fatigués aussi décidons-nous de tenter le coup dans la dernière cote à moins de 10 km de l’arrivée. Cela fonctionne : Jhonatan parvient à créer un petit gap avec Kevin et Nixon dans sa roue. Notre trio avale puis dépose les rescapées de l’échappée matinale mais Politt mène la chasse en tête de peloton et revient petit à petit. Alors que la ligne approche, les forces viennent à nous manquer. Mais Politt, en tête de peloton, faiblit lui aussi et personne ne le relaie. Jhonatan puis Kevin s’écarte, cela va se jouer à rien car les sprinteurs ont lancé de loin.

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Nixon remporte une deuxième victoire d’étape et s’offre 10’’ de marge supplémentaire sur Carapaz et le reste de la meute avant l’ultime explication dans les Vosges.

La 19e étape semble aussi pour les sprinters mais après la mésaventure d’hier certains baroudeurs pourraient vouloir leur jouer des tours.


Une échappée de 14 prend le large. Le plus dangereux au général pointant à plus de 50’, les UAE se contentent logiquement d’un tempo. Les équipes de sprinteurs laisseront faire et Quinn Simmons s’impose au sprint depuis l’échappée avec plus de 7’ sur le peloton.

La 20e étape doit sceller le général et le classement de la montagne.


Pour nous, c’est l’étape de tous les dangers. En plus, Nixon nous a avoué une baisse de forme, bien compréhensible en cette fin de Tour après avoir bouclé le Giro en équipier modèle. Ils sont 14 à constituer l’échappée du jour Leknessund le mieux classé pointe à plus de 12’ du maillot jaune. Vlasov et MA Lopez sont avec nous. Parmi les hommes de tête, seul Bagioli pourrait menacer Nixon mais pour cela il lui faudrait passer en tête de toutes les difficultés du jour sans exception ! Bref, jusqu’ici tout va bien.

UAE roule plutôt tranquillement et Bagioli passe en tête du Balon d’Alsace avec 6’ d’avance ! Bagioli passe encore en tête avec 8’30 en haut du col suivant et Nixon commence à s’impatienter tant pour son maillot à pois que pour son podium. Je tente de le calmer et nous poursuivons notre course d’attente. En haut du 3e col, Bagioli passe en tête et l’écart atteint 9’. En haut du 4e col, Bagioli passe en tête et l’écart est monté à 9’20. Le peloton est toujours emmené par les UAE qui roulent à un rythme de sénateurs.

Changement de physionomie dans le petit Ballon : les Ineos roulent à bloc en tête de peloton et Carapaz attaque à 5 km du sommet ! Ayuso comble le gap et avec Gaudu, le trio compte 20’’ sur le peloton, Pogacar semble manquer de main d’œuvre et les autres favoris laissent faire. Heureusement pour Poggi, Fisher-Black revient et se dépouille pour réduire le gap. Jefferson puis Kevin donnent le dernier coup de rein pour recoller en haut du petit ballon, où Bagioli est passé en tête avec encore 7’30 d’avance. Encore un col et il gagnera le maillot à pois aux dépends de Nixon.

Dans le col de Platzerwassel, Bagioli s’isole en tête de course. Cela temporise dans le groupe maillot jaune désormais réduit à 25 unités alors Ayuso en profite pour ressortir. Il est rappelé à l’ordre et cela temporise à nouveau, pas pour longtemps puisque les Ineos reprennent le manche. Kevin craque le premier à 1 km du sommet rapidement Ayuso qui à tout tenter pour aller chercher le maillot jaune mais s’y est brulé les ailes. A 500m, c’est au tour de Nixon de lâcher alors que Geoghegan Hart emmène toujours Carapaz.

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C’est terrible car il reste encore 5 km de plat et Nixon se retrouve seul. Ayuso revient avec Kevin mais tout le monde est à bout et les secondes continuent de filer.

Devant Bagioli s’impose et gagne donc le maillot de grimpeur pour 1 seul point. Nixon abandonne finalement 45’’ sur les autres favoris et glisse à la 6e place du général. Il lui aura manqué 500m pour le podium du Tour. Plus anecdotique, Leknessund chasse Kevin du Top 10.

L’équipe rentre terriblement abattu à l’hôtel. « On a tout perdu » semble être le tube du moment. Je profite du diner pour tenter de leur rendre le sourire :

    « Les gars, c’est notre premier Tour de France et regarder ce que nous avons réussi en 20 jours de courses : nous avons remporté 2 étapes, porté le maillot jaune pendant près d’une semaine et nous devrions terminer 6e du général. J’insiste : 6e du classement général du Tour de France. Pour ceux qui étaient avec nous il y a 2 ans, qui aurait pu y croire ? Et même en début d’année, même en début de Tour, on nous aurait dit : Nixon va terminer 6e, y aurait-on vraiment cru ? J’ai eu la chance de participer à 9 Tours de France dans ma carrière et en terminer 3 dans le Top 10. Pourtant je n’ai jamais fait mieux que 8e en 89 et 90. Il ne faut pas galvauder un Top 10 sur la plus grande course du monde et dans le Top 10 chaque place est terriblement difficile à aller chercher. Ne soyez pas déçus car aujourd’hui vous avez tous donné le meilleur de vous-même. Si c’était à refaire, je ne changerai rien. On ne pouvait pas faire mieux. Regarder les noms du Top 5, ils sont simplement plus forts. On reviendra et on tentera de faire mieux. Mais pour cette fois, ne ruminez pas votre déception. Souriez, vous êtes filmés. Et vous faites une publicité incroyable à notre sponsor. Et profitez pleinement de la dernière étape de demain où nous n’avons plus rien à jouer, juste éviter les chutes. »


La dernière étape du Champs Elysée sera un grand moment pour tout le monde.


A 700m de la ligne, en profitant du tunnel et du parcours un peu sinueux, Jhonatan a pris plusieurs longueurs d’avance sur Milan et Jakobsen. Mais il craque et se fait avaler, nous aurons donc bien un sprint royal

Jakobsen devance Philipsen et Milan à qui il aura manqué 50m pour s’imposer.

Aucun changement au général.


Pogacar aura donc pris sa revanche sur Ayuso et remporte son 4e Tour de France. Jakobsen remporte le maillot vert pour quelques points et donc Bagioli nous prive des pois pour 1 petit point.

Pour autant avec 2 victoires d’étape, le port du maillot jaune et la 6e place de Nixon au général, notre premier Tour est une réussite. Evidemment on s’était pris à rêver de mieux, mais il faut savoir se contenter de ce que l’on a car beaucoup d’équipe avec des budgets plus gros que le nôtre aimeraient être à notre place.

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Re: [22] Chiloé - S4 - Le Tour 3/3 Et à la fin...

Messagepar HPRMP » 22 Oct 2025, 17:10

Oh cette avant-dernière étape terrible alors que ça s'était globalement bien passé jusqu'ici ! :twisted:

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Re: [22] Chiloé - S4 - Le Tour 3/3 Et à la fin...

Messagepar Duxili » 23 Oct 2025, 18:20

HPRMP a écrit:Oh cette avant-dernière étape terrible alors que ça s'était globalement bien passé jusqu'ici ! :twisted:


Ah oui horrible, mais pas si illogique.
Ca reste un Tour pas mauvais, mais quelle frustration :cry:

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Re: [22] Chiloé - S4 - Hiver

Messagepar Duxili » 26 Oct 2025, 16:41

S4 HIVER


Manuel, à Santiago, le 17 juillet 2026,

Aujourd’hui, Maman est morte. Raul m’a dit que c’était la première phrase d’un splendide roman français que je devrais lire. Mais je n’ai pas envie de lire. Je n’ai envie de rien. Hector et Fernanda ne savent plus quoi faire. Je crois qu’ils ont essayé de me parler mais je n’ai rien entendu. Je ne pleure pas. Je ne mange pas, je ne dors pas non plus. Vaguement dans un coin de ma tête, l’idée que je devrais être sur mon vélo effleure ma conscience. Je reste comme cela. Assis sur le canapé un certain temps. Je ne sais pas combien de temps. Le temps qu’il faut pour que le brouillard qui m’enveloppe se dissipe. Un peu. Puis mon téléphone sonne. En l’examinant je constate qu’il a déjà sonné 14 fois sans que je m’en rende compte. Je ne réponds pas. A quoi bon ?

Je prends conscience du flot de la vie qui m’entoure. J’étais parfaitement immobile au milieu, comme une île insensible au flux et au reflux des vagues. Et en même temps que ma conscience s’éveille, je me sens commencer à dériver. Lentement, beaucoup moins vite que le courant qui m’entoure et me dépasse. Je lis la détresse dans les yeux de Fernanda, cela me secoue. Je me concentre et entends enfin ses paroles :

    « Manuel, ça va ?
    - Oui.
    - Tu veux manger ?
    - Non.
    - Tu dois manger, cela fait 15 heures que tu restes comme ça immobile sur le canapé.
    - Ah bon ? »
Les événements s’enchainent, signer la reconnaissance du corps, les obsèques que Fernanda et Pablo ont organisées, les repas qui reviennent à un rythme infernal : 3 fois par jour. Je passe mes nuits à coté de Fernanda, à écouter son souffle. Je ne dors pas. Je vis tout cela comme un spectateur de ma propre existence. Fernanda, Hector, Raul et même Pablo, tout le monde veut me remettre en selle. Mais je hais le vélo. Toutes les heures que j’ai passées sur ma monture et à voyager sont des heures perdues loin de maman. Des moments qu’on m’a volés et que je ne retrouverai jamais.

Les jours ont passé. J’ai lu L’Etranger. Raul avait raison, c’est un roman magnifique. Heureusement, je n’ai tué personne. Mais la souffrance de ceux que j’aime me ramène petit à petit à la réalité. J’ai repris l’entrainement. Chaque kilomètre passé à rouler me donne la nausée. Jusqu’à ce que Pablo m’interroge :

    « pourquoi crois-tu que tu fais du vélo ?
    - Parce que tu m’en as donné l’opportunité !
    - Non, parce que ta mère m’a interdit de continuer à travailler avec toi. Tu crois que cela a été facile de me passer de toi ? Tu étais le seul de mes lieutenants en qui je pouvais avoir une confiance aveugle et l’un des plus efficaces. C’est ta mère qui a œuvré pour que tu aies ta chance. Je n’ai fait que respecter sa volonté. »
Je pleure. C’est la première fois que je pleure depuis que maman est morte. C’est une première libération. Une première étape sur le chemin de mon deuil. La route sera longue, plus longue que celle qui mène à la victoire au Tour de France. Dans les deux cas, je ne sais pas si j’en viendrais à bout. Mais puisque maman le voulait, je me donnerai à fond et lui dédierai désormais chacune de mes victoires, l’index droit pointé au ciel.

Manuel, à Santiago, le 25 aout 2026,

J’ai repris le chemin de l’entrainement, la rage au corps. Fernanda fait bloc à mes côtés. Hector tente d’apporter un peu de gaité dans l’appartement. Les jours passent. Avec la fatigue des entrainements et le réconfort de Fernanda, je parviens à dormir. Un peu. Raul passe me voir souvent. Alors que je dois bientôt m’envoler pour la Vuelta, il sent que je suis prêt et me débriefe sur les dernières actualités de l’équipe :

A la Klasikoa San Sebastian (cat WT), Kevin et Nixon se retrouvent en tant que co-leaders. Une échappée avec Kamna, Bilbao, Barguil et quelques autres, tente de creuser avant le Murgil Tontorra. De notre côté, nos 2 leaders ne sont plus protégés que par Vicente. Emmené par les Ineos le peloton de 50 coureurs anéantit l’échappée avant même le pied. Raul demande alors à Nixon de rouler pour Kevin. Skelmose tente une attaque mais Nixon le reprend. Kevin est à la limite mais dans un dernier coup de rein parvient à prendre quelques longueurs au sommet.

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Sur le plat, Albanese qui menait la chasse demande un relais qui ne vient pas. Kevin en profite pour faire le trou et s’imposer en solitaire devant Albanese qui a réussi à suffisamment récupérer pour remporter le sprint des poursuivants.

Au Championnats du Paraguay, Ramon, seul participant, fait le doublé.

Nous nous présentons au Tour de Pologne (cat WT) avec une équipe expérimentale : Lucas est notre meilleure carte pour le général et Felix pourra étalonner son niveau sur les sprints. Sur les sprints, Felix est dominé et peine à rentrer dans le top 10. Lucas, à l’arrache, parvient à rester dans le même temps que les leaders lors de toutes les étapes vallonnées, sans pour autant peser sur la course. Il aborde la dernière étape 13e du général mais une chute à 5 km de la ligne le fait rétrograder à la 30e place alors que Kwiatkowski profite de cette dernière chance pour rafler la mise.

Nous alignons sur la Vuelta a Burgos (* VE - cat 2.HC) une équipe encore plus faible que sur le Tour de Pologne. Ignacio n’a pas démérité, terminant 8e de l’étape reine et 17e de l’étape vallonnée. Il finit 8e au général à plus de 2’ de Pickering le vainqueur. Logiquement l’objectif sponsor de victoire d’étape est manqué.

En Allemagne, cette édition de la BEMER Cyclassics (cat WT) est marquée par un vent fort, l’équipe place idéalement Felix qui attend le moment parfait pour lancer son effort, il effectue le plus beau sprint de sa carrière, battant au passage le maillot vert du Tour Jakobsen. Seul Girmay a été plus rapide aujourd’hui.

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J’avoue que ces résultats me laissent de marbre. Ma curiosité s’oriente plutôt vers le renouvellement de l’équipe prévu au mercato :

    « Ah, oui nous avions 10 coureurs dont les contrats arrivent à échéance cette saison. Nous les avons tous renouvelés à l’exception de German.
    - Ça veut dire que Kevin et Nixon rempilent ? Pour 3 ans ?
    - Oui.
    - Je vois, vous avez aussi renouvelé Hector, Martin, Vicente, José et Renato, 5 chiliens, pourquoi pas German ?
    - Nous lui avons préféré Vicente Cardenas et Bruno Riquelme, deux jeunes aux profils de grimpeurs et qui devraient pouvoir progresser. Ils correspondent davantage à l’ADN de l’équipe.
    - On a donc 1 chilien en plus, je suppose que vous en avez profité pour recruter d’autres nouveaux coureurs ?
    - Oui Jorge Peyrot, un jeune sprinteur mexicain et Pedro Orozco, un jeune grimpeur guatémaltèque. Au total nous serons donc 24 l’an prochain, sauf à ce que notre scout nous déniche une pépite à la dernière minute.
    - Et ça vous a couté les 100,000 EUR de budget supplémentaire que le sponsor nous donne ?
    - Non, rassure-toi, on en a gardé une partie pour pouvoir t’augmenter l’an prochain.
    - OK. On reste quand même faible dans bien des domaines et vous continuez à empiler les grimpeurs…
    - On aimerait bien trouver des sprinteurs ou flandriens de ton niveau, mais avec les contraintes de notre sponsor, on n’y arrive simplement pas alors on prend les meilleurs profils que l’on peut trouver car franchement l’équipe a clairement besoin d’être renforcée à tous les niveaux, y compris en montagne. »

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Re: [22] Chiloé - S4 - Hiver

Messagepar HPRMP » 26 Oct 2025, 17:48

Déjà sacré post, bravo !

Ensuite belle victoire au Pays Basque, ça compense bien les perfs plus difficiles (mais attendues) en Pologne et à Burgos ... Et belle surprise à Hamburg !

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Re: [22] Chiloé - S4 - Hiver

Messagepar Duxili » 28 Oct 2025, 07:57

HPRMP a écrit:Déjà sacré post, bravo !

Ensuite belle victoire au Pays Basque, ça compense bien les perfs plus difficiles (mais attendues) en Pologne et à Burgos ... Et belle surprise à Hamburg !

Merci, un peu plus travaille en effet :oops:

Des que les leaders ne sont pas la, c'est la débandade :moqueur:

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Re: [22] Chiloé - S4 - Hiver

Messagepar PinkertonW » 28 Oct 2025, 22:05

J'ai pas grand chose à dire si ce n'est wow! :love:

Le projet m'intéressait beaucoup puisqu'il incluait des coureurs du bassin caribéen. Donc j'étais curieux de voir ce que ces coureurs deviendraient chez toi.

Mais comme sur tes autres récits, je fini par me perdre un peu sur le côté sportif (tu balances trop de résultats trop vite pour mon vieux cerveau :niais: )
Pourtant je reviens toujours lire les posts avec plaisir, accroché par la qualité de tes tes récits très réfléchis, travaillés, créatifs et bien rédigés.

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Re: [22] Chiloé - S4 - Hiver

Messagepar Duxili » 30 Oct 2025, 08:32

PinkertonW a écrit:J'ai pas grand chose à dire si ce n'est wow! :love:

Le projet m'intéressait beaucoup puisqu'il incluait des coureurs du bassin caribéen. Donc j'étais curieux de voir ce que ces coureurs deviendraient chez toi.

Mais comme sur tes autres récits, je fini par me perdre un peu sur le côté sportif (tu balances trop de résultats trop vite pour mon vieux cerveau :niais: )
Pourtant je reviens toujours lire les posts avec plaisir, accroché par la qualité de tes tes récits très réfléchis, travaillés, créatifs et bien rédigés.


Merci :oops:

C'est sans doute fastidieux pour tout le monde la douche de resultat, je vais reflechir a changer un peu le format pour le rendre plus digeste, sans doute a partir de la saison prochaine pour repartir sur de bonnes bases :lol:

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 1/3

Messagepar Duxili » 30 Oct 2025, 13:25

S4 VUELTA 1/3


Manuel, à Barcelona, le 5 septembre 2026,

Après ce mois d’entrainement intensif, je me présente le cœur serré sur le podium de présentation des équipes. J’ai à cœur de bien faire. Je refoule mes larmes et affiche un sourire de façade, incapable de pouvoir parler, je dois laisser Kevin représenter l’équipe. Les longues journées passées à pleurer maman ont laissé des traces et je ne me présente pas à 100% au départ. La plupart des gens ignore ma souffrance, à commencer par les bookmakers qui m’ont propulsé favori de la course. Je trouve cela déplacé, presque malsain. Les absences de Pogacar, Vingegaard, Ayuso, Uijtdebroeks et autres Roglic laissent une grande incertitude : Bernal et moi faisons figures de meilleurs grimpeurs et comme je l’ai battu lors du Giro… Il pourra toutefois compter sur Staune-Mittet chez Ineos. Landa (HTC), épaulé par Morgado et MA Lopez (Azoty) qui pourra compter sur une équipe de feu avec Kulset, Haig et Buitrago seront nos principaux adversaires. Jumbo (Foss, Carlos Rodriguez, O’Connor), UAE (Almeida, Kuss, Chavez, Soler) péseront bien entendu sur la course. Bora (Higuita, Vlasov), DSM (Leknessund, Lutsenko), Trek (McNulty, Juan Pe Lopez), Tudor (Mader, Guillaume Martin) et Uno-X (Johannessen, Nordhagen) auront aussi de bonnes cartes à jouer. A signaler les présences de van Eetvelt (Lotto) et Lenny Martinez (Groupama) qui devront filouter pour tenter d’exister.

Les bookmakers me mettent peut-être favori, mais Raul, lui, me met co-leader avec Kevin. Nous pourrons compter sur Abner et Lucas en montagne, Ramon sur les terrains accidentés, Francis sur le plat tandis que Gonzalo et Hector seront nos hommes à tout faire.

Comme pour le plateau de départ, le parcours est dense sans être impressionnant, pas d’Angliru ni de Bolsa del Mundo cette année mais tout de même 8 étapes de haute montagne qui feront de grosses différences. 5 étapes vallonnées et 6 de plat. Enfin nous aurons droit à un contre-la-montre individuel et un par équipe pour débuter cette Vuelta.

Nous commençons donc par le contre-la-montre par équipe. Avec une équipe assez homogène, nous sommes les 2e favoris au départ, derrière Jumbo. Avec plus de 17 km le parcours pourrait faire de vraies différences et Raul croit à la gagne dès cette première journée.


Nous passons au 1er inter avec 13’’ de retard sur Trek, à la 12e position sur 18 équipes déjà passées ! Je sens dans la voix de Raul de la déception et de la tension, même s’il reste dans le registre de l’encouragement. Nous accélérons et au 2e inter nous revenons à 7’’ et la 8e place. Nous donnons tout sur la fin mais cela ne sera pas suffisant : nous finirons à 10’’ du vainqueur surprise : Groupama FDJ. Admirail prend le maillot rouge. Les écarts avec les grosses équipes sont donc faibles, sauf pour Ineos qui lâche 35’’ et Bora qui finit à 38’’.

La 2e étape présente un profil vallonné mais une arrivée plate.


Tout se regroupe dans le final et notre équipe enclanche le turbo. Le peloton est encore conséquent avec plus de 60 coureurs, mais les rares sprinteurs encore présents sont émoussés. Idéalement lancé par l’équipe pour le sprint, je lutte avec Higuita, Ballerini et Teuns pour le gain de l’étape.

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Ça se joue à rien, je lance mon vélo sur la ligne et dois attendre de longues minutes avant que le verdict de la photo finish ne tombe : je ne suis que 2e. Pas grave, cela reste une bonne journée et une belle opération au général puisque je reviens à 4’’ du leader Admirail.

La 3e étape est plate avec malgré tout quelques cotes.


L’équipe fait un gros boulot pour revenir sur l’échappée avant la 2e cote et permettre à Abner d’y passer en tête. Mission accomplie et maillot à pois pour Abner. Démare s’impose ensuite sur le sprint massif et en profite pour prendre le maillot rouge à son coéquipier.

Rien à se mettre sous la dent durant cette 4e étape.


Marijn van den Berg s’impose au sprint.

La première étape de montagne, arrive très vite sur cette Vuelta, dès la 5e étape.


Abner tente à plusieurs reprises de s’échapper mais la Groupama lui refuse son bon de sortie. Groupama contrôle toute la journée, sans doute pour Démare ? Quoi qu’il en soit, le peloton se présente groupé au pied de la dernière ascension à 10 km du but. McNulty et Higuita attaquent quasiment immédiatement, je demande à mon train de faire le tempo. Sous la flamme rouge, McNulty résiste encore seul en tête mais Bernal a lancé son offensive, Landa, van Eetvelt et Vlasov sont aussi bien placés tandis que je suis en peu en retrait dans la roue de Kevin.

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Je pars d’un peu trop loin et Bernal conserve quelques mètres sur la ligne. Je finis une nouvelle fois 2e aujourd’hui. Kevin est lui 5e. Au général je prends le maillot rouge pour 10’’ devant Landa. Le 20e est à moins de 2’ : la montée était trop courte pour faire de vrais écarts.

La 6e étape enchaine avec de belles ascensions au programme.


Abner part dans une échappée de 4 où il est à la fois le meilleur grimpeur et le mieux placé au général, ce qui nous évite de travailler en tête de peloton. C’est malgré tout un groupe de 140 coureurs qui se présente au pied du Puerto de Ares avec le train des Chiloe pour les emmener. On se fait déborder aux 3 km mais Kevin fait l’effort pour revenir dans la roue de Bernal. Il a même assez d’énergie pour me lancer le sprint. En fait il donne tout pour aller gagner l’étape et ce n’est qu’au prix d’un gros effort que je parviens à le passer sur la ligne pour un magnifique doublé. Mon effort n’aura pas été vain puisque nous grapillons 5’ supplémentaires sur la concurrence. Mais à bout de souffle, je n’ai pas pu célébrer dignement ma première victoire depuis la mort de maman. Et pour cela j’en veux à Kevin.

La dernière journée avant le jour de repos présente encore un terrain accidenté.


Abner part cette fois accompagné de Victor dans l’échappée matinale. Pas facile de creuser car Ineos, Jumbo et UAE mettent un coureur chacun en tête de peloton et les secondes sont gagnées une à une. Un groupe de 10 se présente au pied de la 1er difficulté avec 2’. Battu dans le sprint du premier col, Abner attaque dès le pied du deuxième et s’isole en tête de course avec Meurisse. Derrière Jumbo et UAE se sont relevé laissant Ineos seul en charge de la poursuite. Et l’écart monte à 5’. Ineos ne s’affole pas et à 25 km de la ligne l’avance dépasse les 6’ ! Meurisse lutte pied à pied pour les points de la montagne. A 15 km l’écart est encore de 4’ mais Vlasov est sorti en contre et a pris 1’ sur un peloton toujours emmené en dilettante par les Ineos, nous décidons alors de prendre les choses en main pour revenir sur le russe. Devant Abner monte les 3 derniers kilomètres à bloc et finit par faire exploser littéralement Meurisse. Dans le peloton cela monte au sprint au pied. Nous rétrogradons car nous préférons lisser notre effort. Après quelques kilomètres, Kevin me remonte vers la roue de Bernal, mais cette fois, le colombien démarre avant que nous soyons rentrés, je fais le maximum pour combler le gap mais finirai 3e du jour à 5’’ de Bernal.

Au général, Bernal est désormais mon dauphin à 27’’, Landa est juste derrière à 33’’ et Kevin reste dans le jeu à 43’’. La hiérarchie commence à se dessiner.


Au classement de la montagne, Abner compte 20 points d’avance sur Bernal le 2e. Et au classement par point, je suis premier avec 9 points d’avance sur Abner.

Un très bon début de Vuelta avec le maillot de leader sur le dos, le leadership sur les classements annexes et une étape dans la besace. Bernal semble, comme prévu, notre plus sérieux concurrent. Il a gagné 2 étapes à la pédale et sera forcément dangereux pour la suite de la course.

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 1/3

Messagepar HPRMP » 30 Oct 2025, 14:28

Groupama sur le chrono, Nono, Marijn ... il me plait bien ce début de Vuelta :love:

Manuel assure mais il y aura encore de la bagarre pour le leadership :evil:

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 1/3

Messagepar Duxili » 01 Nov 2025, 07:51

HPRMP a écrit:Groupama sur le chrono, Nono, Marijn ... il me plait bien ce début de Vuelta :love:

Manuel assure mais il y aura encore de la bagarre pour le leadership :evil:

Hehe, j'ai pense a toi en les jouant :moqueur:

Rien n'est fait tant en interne que vs la concurrence, d'autant que le clm devrait avantager Kevin...

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 2/3

Messagepar Duxili » 02 Nov 2025, 17:34

S4 VUELTA 2/3


Manuel, à Oviedo, le 13 septembre 2026,

Reprise sur un parcours accidenté pour cette 8e étape.


Abner repart à l’avant avec Victor. Derrière ce sont les mêmes 3 coureurs que l’avant-veille qui chassent. Tout le monde est repris dans la cote de Monserrart où Abner passe en tête. Ryan s’isole ensuite à l’avant sur le plateau. En tête de groupe maillot rouge, Abner reprend l’irlandais à moins de 3 km de la ligne.

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Je suis donc parfaitement lancé mais débordé par les pointes de vitesse d’Hayter et Gibbons, je finis tout de même 3e. Bernal est pris dans la cassure et perd 1’40.

Aujourd’hui on en saura plus sur les ambitions de chacun au général. Cette 9e étape devrait créer les premiers gros écarts.


Abner tente une première fois de prendre l’échappée, mais les HTC condamnent le mouvement de course avant le 1er sommet. En se bagarrant pour les points de la montagne, un groupe de 4 crée un gap. Abner y figure et passe 2e derrière le belge Clynhens. Il maintient la pression dans la descente et l’écart se fait. Il est pourtant encore battu par Clynhens au sommet du col de la Gallina et décroche pour épauler ses leaders. Avant le replat, Bernal attaque et part seul en tête en déposant Clynhens. Abner imprime le tempo dans le groupe maillot rouge de 25 coureurs. A la fin du replat, il s’écarte et Kevin fait un énorme travail pour revenir sur le Colombien qui comptait 1’ d’avance au moment de sa prise de relais. Il y parvient aux 1,200m, Landa lance alors le sprint, je me calle dans sa roue et le déborde dans les 200 derniers mètres.

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Kevin trouve la force de remonter Landa et nous signons un doublé magistral ! Cette fois, je finis la tête haute et l’index droit pointé vers le ciel. Au général je compte 50’’ d’avance sur Landa. Carlos Rodriguez, 4e pointe, à près de 1’30. Abner marque 15 points pour la montagne et conserve son bien mais voit Clynhens revenir à 15 points.

Le long contre la montre individuel est clairement à notre avantage. J’ai certes une marge sur mon coéquipier au départ ce matin, mais je ne dois surtout pas perdre trop de temps sur lui sous peine de voir la hiérarchie dans l’équipe remise en cause. Aujourd’hui, c’est lui ma plus grosse menace.


Victor part dans les premiers et finit à une correcte 2e place. Gonzalo est encore plus efficace et prend la 2e place à son coéquipier mais avec moitié moins de retard. Puis Ethan Hayter le favori du jour met tout le monde d’accord et prend le fauteuil de leader avec presque 50’’ d’avance. Il garde le meilleur temps jusqu’au passage de Nordhagen au 1er inter, puis j’entends que Kevin vient à son tour de battre le temps de référence. Je passe quelques minutes plus tard avec seulement 14’’ de retard. Jusque-là c’est raisonnable, d’autant que les sensations du jour sont plus que moyennes. Au 2e inter, Kevin passe une nouvelle fois en tête et moi une nouvelle fois 5e avec maintenant 31’’ de retard. Mais Kevin coupe la ligne seulement 3e à 11’’ de Nordhagen, le vainqueur du jour. C’est notre stratégie de course qui nous fait faiblir sur le dernier tronçon et moi aussi je perds du temps et finis seulement 10e à 52’’ du vainqueur. Je garde mon maillot rouge pour 18’’ sur Kevin mais je compte maintenant 2’ de marge sur Landa 3e. Raul est ravi de la journée, moi un peu moins. Le petit sourire en coin de mon coéquipier n’est pas fait pour me rassurer.

La 11e étape est une étape de transition accidentée.


Abner est dans l’échappée de 13 coureurs qui compte rapidement 3’ d’avance, alors que le temps est exécrable, il chute bêtement dans un virage en faux plat descendant. Fracture d’une cote et saison terminée.

Triple peine puisque nous perdons un équipier, nos chances pour le maillot à pois et que Gonzalo doit prendre en charge la poursuite. Quelques kilomètres plus loin c’est Kevin et moi qui chutons, heureusement sans gravité. C’est ensuite au tour de Landa de chuter et il repart assez loin. Il mettra plus de 50 km à renter. Avec toutes ses chutes les coéquipiers des leaders sont fatigués et l’échappée prend le large dans le col suivant. Goossens s’impose depuis l’échappée. Les principaux leaders finissent groupés à plus de 4’. Une journée cauchemar pour l’équipe qui devra faire sans son super domestique pour les dernières étapes.

La 12e étape avec une belle montée dans le final convient bien à mes qualités et j’espère pouvoir la gagner.


Notre train est en place mais Gonzalo chute à 40 km de la ligne. A 18 km c’est au tour de Ramon de chuter et cette fois, c’est grave, il est contraint à l’abandon, fracture du fémur et lui aussi a terminé sa saison. Là encore le bilan est salé car outre la perte d’un équipier précieux en montagne, il entraine Hector et Kevin dans sa chute. Je parviens à l’éviter et reste donc devant avec Lucas et Francis même s’ils sont tous deux déjà bien entamés. Alors que nous menions le peloton à un rythme soutenu, nous tentons de ralentir pour laisser Kevin rentrer. Mais BBVA en décide autrement et malgré l’aide d’Hector, Kevin peine à revenir. Comme le sommet se profile, je tente d’attaquer pour aller chercher l’étape. Je passe en tête mais sans équipier pour préparer mon attaque je ne parviens pas à créer de cassure et me relève donc. Pas mal de sprinters ont pu raccrocher les wagons. Ballerini s’impose, je fais 4. Kevin a dû monter seul la dernière cote. Il est presque parvenu à rentrer dans la descente mais le petit gap restant lui fera mal puisque le peloton était très étiré et qu’il est compté à 1’04. Il reste 2e au général mais à 1’22 et avec 30’’ seulement d’avance sur Landa.

La 13e étape fait peur à tout le monde sur le papier, moi compris car avec ces petits cols à répétition en début d’étape et une équipe très affaiblie, je pourrais vite être mis en difficulté avant même la grosse bagarre attendue à Los Machuchos.


A trop vouloir filtrer l’échappée, c’est parti à la pédale. McNulty, Masnada et Lenny Martinez forment le trio de tête, avec l’américain à moins de 7’ au général. Gonzalo et Victor font ce qu’ils peuvent mais dès que la route s’élève, l’écart monte et le stress commence à monter. Quand il dépasse les 5’ les Ineos viennent heureusement nous prêter main forte. A 45 km l’écart fleurte avec les 4’ et Hector est notre dernier équipier. Nous nous retrouvons isolés dans la cote suivante et Raul demande à Kevin de me protéger car nous sommes encore à plus de 20 km de la ligne. Cela attaque dans le plat avant même le dernier col. Nous restons au chaud et entamons donc la montée finale relativement mal placés. Ces offensives auront condamné l’échappée et cela continue à monter par à-coups. Kevin lui monte au train et laisse les autres partir. A 4.4 km c’est au tour de Foss, Almeida et Bernal de tenter leurs chances.

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Kevin commence à faiblir. Bernal aussi. Je parviens à m’extraire du petit groupe de favoris quand Kevin abdique mais c’est trop tard : Foss a assez d’avance et remporte l’étape, je termine 2e avec van Eetvelt et Nordhagen qui ont su revenir dans ma roue. Kevin lâche 1’32, il a vraiment tout donné pour moi et glisse au 3e rang du général derrière Landa.

La 14e étape devrait me laisser un peu souffler.

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Cela se passe comme prévu jusque dans les 5 derniers kilomètres où le scénario vire à l’absurde : alors que plusieurs équipes ont mené la chasse toute la journée pour reprendre l’échappée matinale, plus personne ne roule quand le peloton se regroupe. On retrouve Bernal tranquillement en tête de peloton à 1,200 m de la ligne, alors qu’Hector qui a senti le bon coup a attaqué aux 2,500m et va passer sous la flamme rouge.

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Il s’impose à la surprise générale, en solo, devant Ballerini qui règle le sprint du peloton !

Après 14 jours de courses, je suis passé entre les gouttes du mauvais sort qui a frappé l’équipe : deux abandons sur chutes et une minute de perdue pour Kevin. Je suis dans une situation idéale, leader de la course avec 2’23’’ d’avance sur Landa et 2’46’’ sur Kevin.


Je domine également le classement par point avec 24 points de marge sur Ballerini. Même le classement de la montagne semble dans mes cordes : certes Clynhens en est le leader mais je pointe à seulement 5 points en 2e position, sachant les limites de ce coureur en haute montagne et les difficultés restantes, tout est encore possible. Nous comptons aussi 3 victoires d’étape dans la chambrée entre Hector et moi ! Le point noir étant bien sûr les abandons d’Abner et Ramon, que nous avons parfaitement su gérer jusqu’ici mais qui peuvent à tout moment se révéler catastrophiques.

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 2/3

Messagepar HPRMP » 02 Nov 2025, 18:25

Manuel qui garde la tête, certes pas malchanceux mais pas passif non plus !

L'absence d'Abner et dans une moindre mesure de Ramon risque de coûter cher ... Heureusement l'équipe n'a pas baissé les bras, faut continuer comme ça !

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 2/3

Messagepar Duxili » 03 Nov 2025, 19:00

HPRMP a écrit:Manuel qui garde la tête, certes pas malchanceux mais pas passif non plus !

L'absence d'Abner et dans une moindre mesure de Ramon risque de coûter cher ... Heureusement l'équipe n'a pas baissé les bras, faut continuer comme ça !

C'est tres bien engage pour Manuel mais il reste encore 1/3 de la course...

L'equipe est decimee, jusque la on a toujours ete soutenu dans les moments critiques et il va falloir que ca continue parce que n'importe quel grimpeu lambda met facilement 15' a Victor and Co sur une etape de montagne :louche:

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 3/3

Messagepar Duxili » 05 Nov 2025, 20:21

S4 VUELTA 3/3


Manuel, à Madrid, le 21 septembre 2026,

Nouvelle étape de montagne à l’attaque de cette 3e semaine.


Leknessund, MA Lopez et McNulty, les 10e, 11e et 12e du général, se glissent dans l’échappée. Au total ils sont 18, Clynhens, le maillot à pois, est parmi eux. On met Victor à rouler immédiatement. Mais dans le premier col, l’écart monte fortement à plus de 4’. Uno-X nous donne alors un coup de main et nous revenons à 3’ au pied du 2e col. C’est le moment choisi par HTC pour fortement accélérer, ce qui fait exploser Victor et Gonzalo.

L’avant-dernier col est monté fort à l’avant où ils ne sont plus que 5 au sommet : MA Lopez, Bilbao, McNulty, Lutsenko et bien entendu Leknessund. Dans notre groupe les domestiques sautent, y compris Lucas et Hector, et cela monte moins vite. Au sommet l’écart est de 4’. Kevin et moi sommes isolés et nous devons compter sur les autres formations pour la longue vallée. Heureusement les Jumbo, HTC et UAE sont encore nombreux et assurent la poursuite. Ineos n’aide pas car Bernal a chuté et chasse pour revenir. Nous entamons la montée finale avec un peu moins de 3’ de retard sur Leknessund, McNulty et Bilbao qui ont profité de la vallée pour s’isoler en tête de course.

Dans la montée finale, Landa attaque à plus de 6 km du sommet suivi par Nordhagen qui ne relaie pas. Nous restons à profiter du travail que produit Kuss pour Almeida. Devant, seul Leknessund résiste. Quand Kuss explose, cela tergiverse un peu et Kevin doit mener la poursuite à 3.5 km de la ligne. Mais à 2 km de la ligne Landa a creusé plus d’une minute et il revient sur Leknessund. Oui mais voilà, l’espagnol a présumé de ses forces et craque sous la flamme rouge. Leknessund, après avoir repris son souffle dans sa roue, va lever les bras. Nordhagen finit 2e et mon accélération à 2 km de la ligne m’a permis de revenir et doubler Landa pour prendre la 3e place du jour. Kevin finit lui 11e à 1’35. Au général, Landa pointe à 2’35, Norhagen prend la 3e place à 3’17 et Kevin glisse à la 4e place à 4’05. Au classement de la montagne, Clynhens n’a pu prendre qu’un point il en a 45 contre 44 pour moi. McNulty est désormais 3e avec 31 points. Bernal a perdu tout espoir de podium suite à sa chute.

Encore une grosse journée en montagne pour cette 16e étape.


On ne fait pas le boulot en début d’étape et ce sont plus de 30 coureurs qui se regroupent à l’avant. Victor doit rouler fort et toutes les autres équipes de leaders nous prêteront mains fortes car devant Foss, 8e à seulement 6’, menace les positions des leaders. Nous faisons notre part et en haut de l’avant dernier col, Kevin et moi sommes isolés. L’écart est pourtant de 5’30 sur Lutsenko, McNulty, Mäder et Azparren qui ont fait le break.

Les Ineos font le forcing dans la vallée et l’écart est réduit à moins de 4’. Kevin et moi tentons de filouter et réussissons à ne pas trop travailler, en suivant les attaques jusqu’à mi-pente. Puis Almeida et Bernal sortent et personne ne veut travailler, ce qui oblige Kevin à faire le boulot. Il finira 12e assez loin. Le contre reprend les derniers échappées et Almeida s’envole en tête de course. Kevin calle et je dois mener la poursuite avec Landa et Nordhagen dans la roue et qui ne relaient pas.

Quelques kilomètres plus loin, Landa lâche. Nordhagen lui m’attaque mais j’en avais gardé assez pour prendre sa roue et le sauter sur la ligne. Je finis 2e, derrière Almeida. Au général, Kevin recule à la 6e place. Au classement de la montagne, je prends la tête avec 50 points mais McNulty en compte désormais 43.

Nous n’avons rien à jouer lors de cette 17e étape.


Ballerini s’impose une nouvelle fois au sprint. Il revient à 9 points au classement par points.

La 18e étape pourrait bien être la plus difficile de cette Vuelta


Raul laisse Kevin aller dans l’échappée. Mais il n’a pas de bon de sortie et est repris avant le sommet. La bonne nouvelle c’est que McNulty, qui était avec lui dans l’échappée, s’y est brulé les ailes et ne marque aucun point. Dans la descente, McNulty repart et cette fois il passe en tête du col suivant.

Personne ne roule dans le groupe de favoris et des tonnes de coureurs font la jonction, dont Ballerini qui prend 13 points supplémentaires pour le maillot vert, j’espère que nous ne nous en mordrons pas les doigts du lui avoir laissé cette offrande. McNulty score logiquement encore dans le col suivant avant d’être repris avant le dernier col. J’y anticipe une attaque de Landa pour passer en tête mais cela se regroupe à 6 avec Kevin sur le plateau. Je fais la descente à bloc pour tenter d’empêcher le retour d’Hayter et d’offrir une chance à Kevin de remporter l’étape. C’est un échec : Hayter revient et je n’ai pas la force de garder les roues dans les derniers mètres, cela me coute 21’’. Dans le sprint Kevin finit 5e alors qu’Hayter paie ses efforts et est battu par Almeida. Je garde 9 points d’avance sur Ballerini pour le vert et McNulty revient à 5 points pour les pois. Il va vite falloir tourner la page et se remobiliser…

La 19e étape semble faite pour Ballerini mais je demande à l’équipe de contrôler en début de course pour aller chercher les 3 points de la montagne du début d’étape !


Cela fonctionne. Il y a 6 coureurs dans l’échappée, ce qui est suffisant pour prendre les points de l’intermédiaire. Cela fonctionne aussi. Je demande à l’équipe de me positionner pour le sprint final en montée, ils le font parfaitement mais Ballerini, malin, reste dans ma roue et me déborde pour aller chercher l’étape. Je finis tout de même à une belle 2e place. Au classement par point Ballerini me devance désormais de 11 points.

La 20e étape sera décisive pour les classements annexes et celui de Kevin au général.


Je me bats pour passer en tête des 2 premières difficultés du jour. Cela a entamé McNulty qui échoue à prendre la bonne échappée. Leknessund est le plus fort du groupe de devant et part en solitaire avant même la dernière difficulté. Faute de coéquipier et sachant le général sécurisé, je réagis pour tenter d’aider Kevin qui est à la lutte avec lui au général. Je réduis bien l’écart mais Leknessund s’impose tout de même en solitaire avec plus d’une minute. Le classement des grimpeurs est dans la poche et je suis revenu à égalité de points avec Ballerini pour le classement par point.

Cela ne va pas être simple pour remporter le classement par points lors de cette ultime étape.


Je tente un coup de poker à l’intermédiaire avec toute l’équipe, cela fonctionne et je me retrouve à l’avant de la course. Mais Ballerini était attentif dans ma roue et me saute avant la ligne. Je ne m‘avoue pas battu pour autant et tente d’anticiper le sprint final. Là encore cela fonctionne, sauf pour Ballerini qui me remonte et me passe avant la ligne en vainqueur, je finis 2e dans un sprint massif mais cela ne suffit pas : Ballerini était trop fort.

Je passe la ligne d’arrivée de mon 2e grand tour avec une nouvelle fois un gout amer aux lèvres. Mais celui-ci passera vite, je réalise que je viens de remporter mon premier grand tour et avec une belle marge sur mon dauphin. Kevin 5e, esquisse aussi un sourire à l’arrivée.


Mes 2 étapes me font moins plaisir que la joie d’avoir vu mon copain Hector lever les bras. Je remporte également le classement de la montagne. Pour le classement par point, Ballerini et ses 4 victoires d’étape me devance logiquement. Avec Leknessund et Almeida, ils auront été les 3 hommes forts de cette dernière semaine de course.

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 3/3

Messagepar HPRMP » 05 Nov 2025, 22:41

Dommage pour les points mais on va pas chipoter... La Vuelta pour la Mama, et les pois en bonus !

Kevin aura bien tenu vu son rôle de lieutenant !

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 3/3

Messagepar Adramelech » 05 Nov 2025, 22:43

mais oui :love:

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Re: [22] Chiloé - S4 - Vuelta 3/3

Messagepar Duxili » 06 Nov 2025, 21:31

HPRMP a écrit:Dommage pour les points mais on va pas chipoter... La Vuelta pour la Mama, et les pois en bonus !

Kevin aura bien tenu vu son rôle de lieutenant !

Oui gagner aussi facilement je ne m'y attendais pas, apres il faut dire qu'on a ete bien aide par les circonstances de courses :D
Kevin a ete tres sage en effet et a ete recompense

Adramelech a écrit:mais oui :love:

Manuel est devenu grand 8)

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Re: [22] Chiloé - S4 - Fin de Temporada

Messagepar Duxili » 08 Nov 2025, 08:30

S4 FIN DE TEMPORADA


Raul, à Santiago, le 10 Octobre 2026,

A la fin de la Vuelta, je me suis accordé quelques jours de vacances avant de tenter de remobiliser l’équipe sur le dernier objectif d’une saison déjà réussie : le Tour de Lombardie. Mais pour l’instant je profite de ces quelques jours de repos au Chili pour aller visiter la vallée d’Elqui. Après une nuit passée dans la ville sans âme de La Serena, je remonte cette vallée verte qui serpente au milieu du désert. C’est assez incroyable comme paysage. Je ne manque bien entendu pas de m’arrêter dans les distilleries qui font sa renommée : les meilleurs Piscos chiliens viennent tous d’ici.

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De retour à Santiago, ‘Monin’ me débriefe des courses du mois de septembre :

Au Renewi Tour (cat WT), Ignacio parait le plus fort de l’équipe avec Felix en lice pour les nombreux sprints de ce parcours. Après un contre la montre initial qui relègue Ignacio à 47’’ de Kung, Felix parvient à grapiller une 4e place lors d’un des sprints de la semaine. Les choses sérieuses commencent lors de la 6e étape, vallonnée. Ignacio se met finalement au service de Martin. Ils parviennent à sortir dans la partie la plus pentue mais se font reprendre par le groupe des favoris. Dans le final, Martin se calle dans la roue de Benoot. Bonne pioche car le belge parvient à s’isoler en tête de course. Martin ne relaie pas et l’aligne dans la dernière ligne droite pour un succès de prestige. Le groupe des favoris où figurent Ignacio et Kung arrive 30’’ plus tard. Au général Kung conserve la tête mais Martin revient à 15’’ et prend la 4e place du général.

Lors de la dernière étape, une échappée va au bout, réglée par Simon Yates. Martin s’accroche au groupe de favoris et grapille une place pour finir à une inespérée 3e place au général. Zingle prend quelques secondes dans le sprint final et souffle la victoire finale à Kung.

Nous comptons sur notre trio d’équatoriens lors de la Bretagne Classic (cat WT). Les trois sont bien dans le groupe d’une petite 40e de coureurs qui va se jouer la victoire dans le final. Jefferson fait le forcing avant la dernière cote pour reprendre 2 fuyards et lancer Nixon qui poursuit l’effort jusqu’aux 1,100m, Jhonatan lance alors son sprint et s’impose après une lutte d’homme à homme avec Alaphilippe.

Notre même trio fait le déplacement au Canada pour le GP de Québec (cat WT). Ils sont une nouvelle fois présents à l’avant du groupe de tête dans l’avant dernière montée. Jhonatan roule fort et contrôle, il reste une 20e de coureurs pour se jouer la gagne, il contrôle encore les attaques dans la descente et le plat puis laisse le soin à Jefferson d’emmener Nixon. Il se fait déborder par Girmay aux 1,200m, Nixon saute dans la roue de l’érythréen mais Sheffield bondit. Alors que Girmay calle, Nixon le déborde et revient comme une balle sur l'américain. Trop tard. Sheffield s’impose devant Nixon et Albanese.

Le gang des Équatoriens s’aligne de nouveau au GP de Montréal (cat WT). A 25 km les trois sont encore dans le groupe des favoris et n’ont pas participé aux attaques. Jefferson accélère dans la fin de l’avant-dernière montée pour reprendre des fuyards et mène le plat en tête. Jefferson s’écart et Nixon attaque l’ultime montée en tête. Sur le haut, Skelmose parvient à se dégager. Sous le panneau des 5 km il compte encore 18’’ d’avance sur Nixon qui mène la chasse. Il tiendra jusqu’à la ligne pour remporter un superbe succès. C’est rageant car Jhonatan avait sans doute les moyens de le suivre. Il finit 7e au sprint dans le groupe de favoris. En début de course, Augustin a chuté. Fracture de la clavicule, saison terminée. Ça va devenir difficile d’aligner une équipe sur les dernières courses de la saison !

Au Tour de Langkawi (cat 2.HC), sur l’étape reine, Vicente est notre meilleure carte et finit 9e de l’étape. Cepeda, le frère, finit 2e dans le même temps que le vainqueur d’étape et s’imposera quelques jours plus tard au général. Sur les sprints Felix décroche quelques Top 5 mais pas de podium. Une chute à 60km de la ligne prive Vicente d’un Top 5 voire mieux, il finit 9e du général.

Manuel reprend du service aux Tre Valli Varesine (cat 1.HC). Jefferson puis Jhonatan font un boulot admirable pour le ramener sur la tête, dans un petit groupe de 11. Jhonatan trouve encore les ressources d’emmener le sprint, quand Geoghegan Hart déborde, Manuel prend sa roue mais l’accélération est trop forte. Manuel parvient à réduire un peu le gap mais pas suffisamment et il finit 2e.

Nous enchainons au Gran Piemonte (cat 1.HC). Nous roulons fort dans le final mais entamons la montée finale avec un peu plus de 1’ de retard sur le groupe de tête qui comprend Geoghegan Hart ou Almeida. Tout rentre dans l’ordre sous la bannière des 5 km. Jhonatan maitrise jusqu’au 2,000m. A cet instant, Manuel à la fois le plus fort et le plus frais et s’impose assez facilement en solitaire.

Remotivé par sa victoire, Manuel se présente comme l’un des favoris au départ d’Il Lombardia (cat MAJ). J’ai aligné la meilleure équipe possible au départ. L’échappée matinale sera revue à une 50e de km du but. Les attaques se succèdent sans succès et Kevin prend les choses en main dans l’avant dernière montée. Nous ne sommes plus que 34 au sommet. On tente de faire le trou dans la dernière cote mais au sommet il reste encore 13 coureurs. Jhonatan mène la descente, Manuel dans sa roue puis Nixon qui protège la sienne. Alors que tout le monde focalise sur Manuel, Jhonatan lance son sprint de loin. Personne ne le reverra.

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Manuel parvient même à sauver la 2e place devant Bagioli. En guise de premier monument, nous voilà avec un doublé dans la musette !

A la Japan Cup (cat 1.HC), le gang des Équatoriens a fait parler sa classe face à une concurrence limitée. Doublé de Jhonatan devant Nixon.

Enfin au Gee-Tour of Guangxi (cat WT-B), Felix parvient à signer un podium d’étape. Sur la 4e étape, qui arrive en cote, notre train est impérial. Quand German craque, les autres mettent du temps à réagir. Cela suffit à Victor pour aller s’imposer même si la quasi-totalité du peloton sera compté dans le même temps.
+2 POP en Jamaïque qui passe à 4 pts.
Victor prend la maillot jaune le lendemain à la faveur d’une bonification mais avec seulement 1’’ et une dizaine de sprinteurs sous les 10’’. Les 3’’ de bonifications du dernier jour ne suffiront pas : il finira dans le même temps au général que van den Berg, le vainqueur du jour et du général, à la place. Cela reste une superbe 2e place pour Victor.

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Modifié en dernier par Duxili le 08 Nov 2025, 09:24, modifié 1 fois.

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Re: [22] Chiloé - S4 - Fin de Temporada

Messagepar HPRMP » 08 Nov 2025, 09:08

Ca fait quand-même des résultats plus que bons sur ces derniers mois, avec pas mal de victoires WT pas forcément attendues ! Un Grand Tour et un Monument pour une première saison WT, c'est un sacré bilan !

Sheffield est américain pas britannique

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