
Modérateur: Animateurs récits

morti rolo a écrit:En 2036 on verra peut etre un Pogi agé de 36 ans gagnant son onzième tour de France devant Seixas et Pellizarri.
S' il performe tres tard comme un Valverde ça va en agacer plus d' un.

Ludvig Sigurdsson a écrit:Après ma coupure début mai au lendemain du Tour de Romandie, j’ai repris en Norvège comme prévu. Le parcours était surtout vallonné, pas idéal pour moi, même si j’avais pu y lever les bras il y a deux ans. Alors j’ai plutôt travaillé pour Manuel et Jack, qui sont bien plus à l’aise que moi sur ces terrains, mais ça n’a pas suffi pour décrocher un top 10 … Tant pis, ça ne peut pas marcher à tous les coups !
Après ça, retour en France avec la Mercan’Tour Classic, une de mes courses préférées (et comme l’équipe ne fait pas le Ventoux, c’est toujours ça de pris !). J’étais co-leader au départ avec Massimo Carli, notre jeune grimpeur italien, parce que Marian, qui était aussi là, sortait du Giro et était un peu fatigué. Dans le final, on s’est retrouvé à deux dans la dernière ascension, avec un autre jeune grimpeur, Victor Barbier, qui court chez Movistar et avait gagné la Vuelta Asturias quelques semaines plus tôt. On a essayé d’attaquer à tour de rôle, mais sans succès. J’ai fini par craquer dans les derniers hectomètres, et je n’ai pu que voir Massimo se faire battre au sprint, dommage ! Peut-être qu’en imposant un gros rythme pour lui, on aurait pu gagner ce jour-là … Heureusement, on a débriefé directement après l’arrivée avec lui, il ne m’en voulait pas, il a plutôt pris ça comme une étape de sa progression. Il est bien ce petit !
Deux jours plus tard, direction l’Italie pour le Giro dell’Appennino, avec une grosse équipe Ferrari ! Avec Joao Alberto, Ivo et Miha Smerkar, qui avait fait podium lors de ma seule participation il y a deux ans, on arrivait ambitieux … Et on a su confirmer ! Là encore, avec le profil plutôt vallonné de la course, je me suis transformé en équipier de luxe, en faisant un gros train dans la dernière grosse bosse pour écrémer le peloton, avant que David Gretener, notre jeune grimpeur suisse, ne prenne le relais. Ivo puis Joao Alberto ont enchaîné, et quand Miha a attaqué, tout le monde était cuit et il est allé cherché la gagne ! Course parfaitement gérée à nouveau, ça m’a mis en confiance pour la suite !
La suite, c’était l’Adriatica Ionica Race, où je revenais après mon raid il y a deux ans, sur le même parcours que cette année. On a commencé avec le chrono par équipes, qu’on finit 13e. C’est peut-être le genre de course que j’aime le moins … Je sais que je suis mauvais en contre-la-montre, mais au moins quand c’est individuel, je suis la seule victime. Alors que là, je pénalise toute l’équipe, surtout comme ici quand je suis le leader désigné pour le général ! Du coup, j’ai voulu me faire pardonner sur l’étape-reine. Cette fois, j’étais seul leader, alors pas le droit à l’échec ! Et je ne connais que trop bien la difficulté du Passo Giau …
On a contrôlé l’échappée en début de course, et j’ai pu récupérer quelques points du classement de la montagne en cours d’étape sans me fatiguer, grâce au travail de mes coéquipiers. Puis une fois arrivé au pied du Passo Giau, on a accéléré le rythme, et quand Niccolo Santoni, mon dernier coéquipier, s’est écarté, j’ai attaqué directement. J’ai bien géré mon effort et je me suis imposé avec pas loin de dix secondes d’avance sur le deuxième ! Malheureusement, avec le débours pris au chrono par équipes, je ne prends que la troisième place au général … Et les deux étapes restantes étaient trop plates pour creuser des écarts … Dommage, comme il y a deux ans, je dois me contenter de cette troisième place et du maillot de meilleur grimpeur.
Après ça, direction la Suisse et le GP Aargau ! On devait plutôt jouer pour Jack ce jour-là, mais il n’était pas encore au top, et avec Ivo, on a eu carte blanche. Malheureusement, à force de suivre les coups, on a fini par louper le bon … J’ai essayé de ressortir en contre derrière, mais je n’ai pas réussi à rentrer tout seul … J’ai fini intercalé entre le groupe de tête et le peloton, mais au moins c’est une placette que je n’aurai pas pu avoir au sprint vu ma pointe de vitesse !
Retour attendu à la maison, pour les championnats, ensuite ! J’ai retrouvé Niklas, avec qui on s’était entraîné début mai après la Romandie, mais il était parti en stage préparer le Tour pendant que je vadrouillais en Europe. Après un chrono anecdotique pour moi, on s’est aligné sur la course en ligne avec ambition. Le profil était moins plat que d’habitude, ce qui nous favorisait. On a enchaîné les attaques à chaque passage de la montée du circuit, mais sans succès. Alors, dans le dernier tour, il a pris la tête de course et je me suis placé dans sa roue. Dans la côte, il a fait le pied à bloc comme si il était équipier, et après quelques hectomètres, j’ai laissé la cassure. Il a vite pu avoir quelques mètres d’avance, et foncer ensuite vers la ligne d’arrivée. Malmberg a fait la descente et s’est extirpé du groupe de contre, mais il n’a jamais pu rentrer et Niklas s’impose en solitaire ! Je termine dans le groupe pour la 3e place, mais je n’ai pas disputé le sprint, puisque j’avais refusé de relayer depuis l’attaque de Niklas. Je ne voulais pas la jouer comme ça avec les autres poursuivants. On sait jamais, si on se retrouve ensemble en sélection, vaut mieux qu’on s’entende pas trop mal !
En tout cas, on a pu fêter ce titre dignement avec Niklas ! Depuis mon arrivée dans l’équipe il y a quatre ans maintenant, il y a eu deux ans où c’est moi qui ait gagné, dont une fois un peu « limite » la première année, et deux fois où le titre nous a échappé. Mais depuis quatre ans et mes premiers succès sous le maillot Ferrari, au Tour des Alpes, où Niklas m’avait parfaitement lancé vers la gagne, je lui en devais une, voire je lui devais un titre national … Maintenant, c’est fait !
locktar1989 a écrit:morti rolo a écrit:En 2036 on verra peut etre un Pogi agé de 36 ans gagnant son onzième tour de France devant Seixas et Pellizarri.
S' il performe tres tard comme un Valverde ça va en agacer plus d' un.
S'il gagne dans ce récit en 2036, ce qui serait compliqué car il commence à avoir des notes en grande baisse, ça serait pas son 11ème du récit. "Seulement" son 8ème
morti rolo a écrit:locktar1989 a écrit:morti rolo a écrit:En 2036 on verra peut etre un Pogi agé de 36 ans gagnant son onzième tour de France devant Seixas et Pellizarri.
S' il performe tres tard comme un Valverde ça va en agacer plus d' un.
S'il gagne dans ce récit en 2036, ce qui serait compliqué car il commence à avoir des notes en grande baisse, ça serait pas son 11ème du récit. "Seulement" son 8ème
C' était en quelle année sa dernière victoire sur le tour ? Il était encore chez UAE ?
Ludvig Sigurdsson a écrit:J’ai repris avec le GP de Lugano mi-juillet, où j’ai travaillé pour Coco Dos qui termine 5e. On est arrivé en même temps chez Ferrari il y a quatre ans, et j’ai assez souvent couru avec lui, notamment sur le Tirreno Adriatico qu’il a gagné dès notre première année ici, et sur son Giro victorieux l’an dernier, ça crée forcément des liens. J’aime bien courir avec lui, on est assez complémentaire je trouve, il est très bon rouleur mais j’ai un peu plus de punch que lui.
Après ça, j’ai pris la direction de l’Espagne, d’abord pour la Klasikoa. La course m’avait bien réussi il y a trois ans, quand j’avais fait deuxième, mais ça a été plus compliqué cette année. On avait pas de gros leader pour la course, alors j’ai essayé de prendre l’échappée, mais j’ai toujours été à contretemps ce jour-là, et je n’ai pas pu prendre d’avance, et je finis à une place assez anecdotique.
Quelques jours plus tard, j’enchaînais avec Burgos, avec Manuel Agurre avec qui j’avais déjà couru cette course il y a trois ans, et Ivo. Avec Ivo, on est arrivé en même temps et on court pas mal ensemble, on est assez souvent équipiers pour les leaders, donc on se comprend bien. Il m’avait pas mal aidé quand j’avais tenté les classiques, qui sont plutôt son domaine. Mais cette année à Burgos, notre leader, c’était Massimo Carli, qui arrivait en forme. Et il a bien géré le petit !
Miha a bien commencé avec un podium au Picon Blanco, alors il était plus surveillé. Alors dans l’antépénultième ascension, l’Alto del Cerro, j’ai attaqué pour prendre de l’avance, après avoir tenté de prendre l’échappée sans succès. J’ai pu prendre quelques minutes d’avance avant le pied des Lagunas de Neila, et quand Massimo a attaqué à mi-montée, j’ai pu le retrouver rapidement et rouler pour lui pendant quelques kilomètres. J’ai fini par lâcher et je finis 11e de l’étape, mais Massimo a remporté l’étape, et le général avec ! De mon côté, je prends un top 10 au général qui fait bien plaisir, mais je suis surtout content de mon travail cette semaine !
Ma fin de saison sera assez fournie, avec le Tour of Britain puis la Cro Race et les courses italiennes, avec le Lombardie en point d’orgue. Je n’ai pas disputé les championnats d’Europe cette année, et je ne serai normalement pas aux championnats du monde cette année, car le profil ne me correspond pas.
Et l’équipe de l’année prochaine commence à se dessiner ! Massimo et Davide Conte, deux de nos pépites made in Ferrari, ont prolongé, et un autre Suédois, Axel Malmberg, contre qui j’ai bien bataillé sur les championnats depuis quinze ans maintenant, va rejoindre l’équipe. C’est contre lui que j’ai gagné mes deux titres chez Ferrari, alors avec lui et Niklas, on va avoir des arguments à revendre sur les prochains championnats de Suède ! Par contre, Ricardo, Jack et Marian ont tous signé ailleurs, ça fera bizarre de ne plus avoir le même maillot.





Ludvig Sigurdsson a écrit:J’ai pas mal couru avec Massimo Carli ces derniers mois … et ça s’est plutôt bien passé ! On s’était séparé sur sa victoire sur la Vuelta a Burgos, on s’est retrouvé sur le Tour of Britain, avec Jack. Le deux premières étapes se sont jouées au sprint, et sur la troisième, la plus dure de la course, on a mis un gros rythme pour propulser Massimo vers la victoire ! Il a logiquement pris la tête du classement général, et on a contrôlé le reste de la semaine, avec les équipes de sprinteurs. Sur le chrono, il a géré son avance et scellé sa victoire. Je finis 25e mais avec le sentiment du devoir accompli ! Et pendant ce temps là, David Conte, Filippo Poli et Cadelli s’offraient un triplé sur la Vuelta a Espana ! Niklas, Coco et Marian y étaient aussi, ça devait être sympa !
Ça me plaît bien, ce rôle d’équipier de luxe … et de toute façon, au vu de la composition de l’équipe, j’ai rarement ma carte ! Mais je l’ai eu quelques semaines plus tard, à la CRO Race. J’avais découvert la course il y a quatre ans, lors de ma première saison chez Ferrari, mais je n’y étais pas revenu … et cette année, c’était le même parcours que lors de ma participation. Et ça c’est passé de manière assez similaire ! J’ai terminé deuxième sur la première étape de montagne, puis j’ai gagné la seconde, au sprint ! Puis ce fut la dernière étape, avec ses secteurs pavés … et comme la dernière fois, j’ai mal géré ma course, je n’ai pas fait assez d’efforts pour me placer, et je me suis retrouvé piégé. On avait quand même réussi à placer Thor à l’avant, mais malheureusement il est battu au sprint, dommage, il aurait mérité après son travail … Finalement, je termine 7e du général, malgré l’aide de Jack notamment.
J’ai enchaîné avec les classiques italiennes, en commençant aux Tre Valli Varesine. On avait pas de leader clair au départ, alors j’ai été désigné co-leader avec Julian Coppo, un autre jeune italien prometteur (oui, encore un). On s’est mis d’accord pour attaquer, ou au moins suivre les coups, à tour de rôle, et finalement c’est lui qui a fait le mouvement décisif, en partant dans un trio qui s’est joué la gagne. Malheureusement, il était un peu cramé par son effort et il finit troisième, mais c’est déjà solide ! Je finis 8e, dans le deuxième groupe, à une grosse vingtaine de secondes. Au vu du faible écart, je n’ai pas voulu attaquer ou lancer mon sprint trop tôt pour ne pas mettre en danger l’échappée de Julian, et je me suis retrouvé un peu coincé … tant pis, ça reste un top 10 sur une des courses les plus prestigieuses hors WorldTour !
Après ça, Gran Piemonte, où j’ai retrouvé Massimo. Il faisait un temps atroce ce jour là, il pleuvait des cordes, et il gelait presque … On a pas voulu prendre de risques, et quand un coureur a fait le forcing dans une descente, on a laissé filé. Bon, il a résisté jusqu’au bout, dommage … et dans le groupe qui se jouait le podium, Julian et Massimo n’ont pas pu s’organiser pour le sprint et terminent en fond de top 15. Mais ils sont encore jeunes, ils sont là pour apprendre !
Puis le gros objectif de cette fin de saison, Il Lombardia. On partait avec Massimo, Noah Petrini, grimpeur suisse un peu plus âgé, mais moins de notre « génération gruppettiste », Aiden Swarts, grimpeur sud-africain comme Coco, David Conte, vainqueur de la Vuelta quelques semaines plus tôt et du même âge que Massimo, Marian et Manuel … une dream team, au point que sur le papier, j’étais le moins bon grimpeur ! Et encore, il n’y avait pas Cadelli, Coco, Ricardo, Niklas, Filippo Poli (le tenant du titre), ou Miha Smerkar … On aurait littéralement pu aligner deux équipes Ferrari, et jouer la gagne avec les deux ! Au départ de Bergame, j’étais donc le premier équipier, et j’ai roulé derrière l’échappée. Heureusement, le temps était meilleur qu’à Gran Piemonte, et j’ai pu faire mon travail sans problème jusqu’au sommet de la Madonna del Ghisallo, où j’ai laissé Marian faire les derniers hectomètres. J’ai récupéré dans la courte descente et j’ai fait le pied de Sormano à bloc … avant de laisser filer au bout de quelques secondes, laissant Marian reprendre la tête du peloton. J’ai basculé à quelques centaines de mètres des derniers du peloton, et j’aurais peut-être pu revenir dans la descente … mais je n’ai pas voulu prendre de risques, je ne me sentais pas assez lucide pour tout tenter dans les virages après mon gros travail. J’ai suivi la fin à l’oreillette, et j’ai retrouvé Marian au pied du Civiglio, la dernière grosse montée du parcours. J’ai entendu David et Manuel dire qu’ils avaient fini leur travail, puis Massimo dire à Noah et Aiden de tout donner pour faire exploser avant la fin du Civiglio. Comme il est très bon descendeurs, Massimo a tenté de se détacher après le sommet, suivi par Ayuso et Martinez. Mais il a réussi à en remettre dans le Monte Olimpino, la dernière bosse, et les a fait exploser de sa roue ! Il a parfaitement géré sa course, et il s’impose en solitaire sur le dernier Monument de la saison ! Il est vraiment impressionnant ce petit ! J’ai fini à plus de six minutes, et je suis directement allé le féliciter.
Pas le temps de trop célébrer, il restait encore des courses ! Pendant que Massimo partait pour la Chine où il finit 4e à Guangxi, où Jack termine deuxième derrière un autre Ferrari, Adrian Mendiz, je restais en Italie avec les deux classiques de Vénétie. D’abord le Grio del Veneto, où je termine dans le top 20 après avoir aidé Niccolo Santoni, encore un jeune italien prometteur de l’équipe, qui termine 8e, dans le groupe derrière l’homme de tête. Puis la Veneto Classic, où on a essayé sans succès d’éviter le sprint, notamment avec Joao Alberto, Ricardo et Thor. Je finis donc cette saison 2036 par une 55e place dans un sprint massif.
Ludvig Sigurdsson a écrit:Au début de cette saison, je m’étais fixé deux objectifs : lever les bras à nouveau, et retrouver du plaisir en course. Je suis fier et heureux d’avoir pu réaliser les deux ! J’ai pu regagner, sur les terres italiennes de l’équipe en juin puis en Croatie en octobre, et j’ai trouvé un nouveau rôle d’équipier qui me plaît beaucoup. J’ai aussi pu disputer le Tour du Pays Basque, la dernière course par étapes WorldTour que je n’avais pas encore couru, et c’était une belle expérience !
J’ai pas mal couru avec Massimo Carli cette année, et on s’apprécie beaucoup tous les deux. Je lui donne des conseils sur la course, et il m’aide à progresser en italien ! L’année prochaine, je vais devenir son « équipier » attitré, et je l’accompagnerai sur toutes ses courses … ou presque ! Je serai notamment avec lui pour son premier Giro.
Mais avant ça, je vais retourner faire des cyclo-cross ! J’aurai dû commencer plus tôt, ou plus exactement ne pas arrêter après mes années juniors. Ça me permet de garder le rythme de manière plus amusante que les « simples » sorties d’entraînement, et il y a une ambiance toujours particulière. Maintenant, il faut que j’arrive à convaincre Niklas de venir faire les championnats de Suède … enfin je sais pas si c’est une si bonne idée, il risque de me battre !
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