A finaliserLyon - Turin
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Placée début août, dans la foulée du Tour de l'Ain.
Notre intention en traçant cette courseNotre point d'attention principal était, sur ce parcours propice aux folies, de ne pas trop en faire ; la course reste une 2.1. On a donc essayé de proposer des variations autour des étapes, entre piémonts pour puncheurs, moyenne montagne pour baroudeurs, et l'incontournable haute montagne (quoique l'on fasse, pour aller en Italie, il faut monter à 1800m), mais en restant sur des distances et dénivelés adaptés à des conti.
Et puis, en tant que régional de l'étape avec une tendance à vouloir que les parcours racontent une histoire, on s'est ancré dans des marqueurs géographiques, entre frontières historiques du Dauphiné, les lacs où les lyonnais (et les savoyards) vont chercher la fraîcheur en été...
Etape 1 - Lyon > Le pont de Beauvoisin - 175 kms - 2200 m d+![Image]()
Une première étape potentiellement animée au milieu des terres froides, en suivant des voies de circulation historiques, entre voies romaines et chemins de Compostelle, et en jouant des frontières, passant du Lyonnais au Dauphiné avant de s'arrêter, sur le Guiers, dans la ville frontière du Pont de Beauvoisin. Jusqu'en 1860, l'Italie commençait ici.
Après un départ tranquille le long du Rhône, la course s'animera en quittant la voie romaine à Septème, avec une première côte, prélude à une soixantaine de kilomètres ou s'alterneront long bouts droits sur des toutes larges et murs plus ou moins violents (et pas tous répertoriés), dans une traversée des terres froides qui, même si le vent ne devrait pas être de la partie, nécessitera de la vigilance dans le peloton.
Arrivés à Beaucroissant, ville de foire historique, il faut choisir entre plonger sur Grenoble, ou se tourner vers la Savoie. L'interminable faux plat vers Rossatière marquera une transition aussi bien géographique que sportive, avec une dernière heure de course autour de Paladru qui verra des difficultés autrement plus corsées se présenter devant les coureurs, avec l'enchaînement de la côte de Doissin (1,5 kms à 9%) et de la côte de Virieu (3kms à près de 10%), raides, étroites, et placées à une trentaine de kms de l'arrivée.
Après une respiration le long du lac de Paladru, on retrouvera un terrain malplats avec quelques raidards jusqu'à la côte du Passage, à une quinzaine de kms de l'arrivée, avant un final roulant et rectiligne sur les dix derniers kms qui redonnera espoir au peloton.
Les ascensions de l'étape
Etape 2 - Le pont de Beauvoisin > Aix-les-Bains - 145 kms - 2450 m d+![Image]()
Les ascensions de l'étape
Etape 3 - Aix-les-Bains > La Clusaz 151 kms - 2700 m d+![Image]()
Dernière étape 100% française avec cette étape qui relie Aix les Bains à la Clusaz. L’idée était ici de garder une étape assez ouverte avant les étapes de montagne qui vont suivre. Pour cela, on va avoir des montées qui sont plus longues que la veille mais les pourcentages ne seront jamais prononcés.
On commence donc par la montée jusqu’au col de Leschaux qui se fait en 2 temps, un long faux plat montant puis la montée officielle de 6.7km à 4.5% de moyenne. La bataille pour rejoindre créer l’échappée devrait toutefois y être assez vive et le rythme risque d’être assez élevé. Le peloton longera ensuite le lac d’Annecy pour rejoindre Faverges et le pied la 2eme difficulté du jour. Le col du Marais commence avec 4km à 5% de moyenne, cela sera suivi d’une courte descente et se fini avec un faux plat de plus de 3,5km.
On reprend ensuite la direction du Nord via un long faux plat descendant qui nous mènera dans les faubourgs d’Annecy. L’enchainement qui arrive sera stratégique car c’est là que l’écrémage du peloton a le plus de chance de se faire. Cela commence par la côte de Poussy (6.2km à 4.3%) suivi 6km plus loin par la côte de Nantizel où l’on rencontrera les plus gros pourcentages du jour avec 3km à 6.5%. Au sommet il restera 42km de course.
Après une descente et un court passage plat, les coureurs se retrouveront au pied de la dernière ascension du jour, un long faux plat montant de 22km de long vers La Clusaz. C’est un choix atypique mais cohérent avec la volonté d’une course ouverte et d’un certain équilibre sur les 6 jours de courses. Hormis les purs grimpeurs qui se partageront les lauriers dès le lendemain, aussi bien un baroudeur membre de l’échappée, un puncheur qui profiterait des derniers pourcentages de la montée ou un sprinteur pas trop lourd qui passe les bosses peut l’emporter.
Les ascensions de l'étape
Etape 4 - Albertville > Courmayeur - 142 kms - 3800 m d+![Image]()
Les ascensions de l'étape
Etape 5 - Morgex > Champoluc 136 kms - 3800 m d+![Image]()
C’est l’étape reine de ce Lyon Turin. Sur les 136km de course, 3800m de dénivelé seront à franchir en direction de Champoluc.
Après 10km qui s’annoncent rapides, le peloton prendra la direction du col de Verrogne via une montée de 15km. Le 5.5 premiers kilomètres sont à 8% de moyenne et les 5 derniers à 6%, un replat venant s’intercaler entre ces 2 parties montantes. La lutte pour l’échappée devrait y être féroce. La course va ensuite descendre dans la vallée d’Aoste et c’est à 50km de l’arrivée que l’étape va prendre une nouvelle dimension.
Le Colle Tzecore sera la première des 3 difficultés affrontées dans ce final et ce par son versant le plus difficile. Avec 16.1km à 7.6%, c’est également l’ascension la plus difficile du jour et la sélection pourrait déjà s’y faire car un passage de 3km à plus de 10% est présent dans la dernière partie du col. Seulement 6km de descente sépare le sommet de la montée du col de Joux où 7km ascendant à 7% de moyenne seront présent. De nouveau 6 km de descente seront présent avant d’entamer la dernière difficulté du jour, la côte d’Antagnod avec 9.6km à près de 5% de moyenne dont qqs passages à 11%. Il ne restera alors plus que 5km en descente avant l’arrivée à Champoluc.
Cette fin d’étape avec l’enchainement de 3 montées de la plus difficile à la plus facile devrait favoriser les offensives lointaines
Les ascensions de l'étape
Etape 6 - Ivrea > Turin - 145 kms - 2700m d+![Image]()
Direction Turin pour cette dernière journée de course. Le départ se fera d’Ivréa avec 40km d’introduction assez facile. Le passage du Pô marquera le vrai début de la course avec la première difficulté du jour, la côte de Castagneto Po. Avec 2.6km à 9.4% et un passage à 15%, ce n’est pas une montée à prendre à la légère. La route va serpenter ensuite dans les Piémonts de la rive Est du Pô. Les montées vont s’enchainer quasiment sans répit jusqu’au km90. En 50km, les coureurs auront escalader 1400m de dénivelé positif.
Les coureurs auront ensuite 10 km pour récupérer avant la célèbre montée de Superga (5.7km à 7.5% de moyenne), c’est clairement ici que l’on peut tenter de renverser le classement général. Au sommet il restera moins de 30km. Une longue descente mènera les coureurs vers San Felice et le pied du Colle della Maddalena. Avec 6.3km à 6%, on pourrait penser qu’elle est plus roulante, toutefois cela cache un passage de 1.6km à 12% de moyenne qui sera décisif. Les coureurs prendront ensuite la direction du Sud pour rejoindre la rive du Pô à Moncalieri et de finir par 11km totalement plat qui s'annonce stratégique.
Les ascensions de l'étape