Le tobogganing d’hiver, soit les épreuves disputées sur les pistes réfrigérées (ou creusée dans la glace pour la piste de Saint-Moritz, seule de son type encore active) sont un historique des jeux olympiques d’Hiver. Présent dès les Jeux de 1924 à Chamonix, il n’a été absent qu’en 1960 lorsque Squaw Valley décide purement de ne pas prévoir de piste.
Les toboggans ont existé avant les sports que nous évoquons. Les britanniques créent dans la neige dans les vallées autour de Saint-Moritz à partir des années 1970 ces toboggans, se mettant sur des traîneaux, tête en avant ou en arrière. La structuration se fait suite à la plainte des habitants des villages, puisque les pistes étaient réalisées n’importe où. La première vraie piste est donc crée dans le hameau de Cresta en 1884 dans un but touristique.
Composé de 3 sports (luge, skeleton et bobsleigh), le tobogannning est séparé entre 2 fédérations, la Fédération Internationale de Luge (FIL) et l’International Bobsleigh et Skeleton Federation (IBSF), ce qui a des impacts sur l’organisation des épreuves olympiques.
L’équipe de Belgique, médaillée de bronze aux Iers Jeux Olympiques d’Hiver
Andrij Mandsij , 27eme aux Jeux Olympiques de Beijing 2022
Points communs entre les trois sports : contrairement aux Coupes du Monde et à l’instar des Championnats du Monde, les épreuves se déroulent sur deux jours et quatre manches (sauf double en luge et relais), aidant à la hiérarchie « naturelle » de se mettre en place. Le calendrier crée d’ailleurs souvent un contraste avec des épreuves se déroulant alternativement de jour et de nuit.
Le faible nombre de pistes dans le monde (17 en service) font que ces sports sont peu démocratisés (même si on a des originalités comme la Jamaique ou Monaco en bobsleigh) avec une domination globale de l’Allemagne, seule pays avec plus de 2 pistes (en Thuringe, Rhénanie, Saxe et Bavière).
Le site
Le choix du site d’organisation de ces épreuves n’a pas été de tout repos, car encore plus même que les anneaux pour le patinage de vitesse (si on a un centre de congrès suffisamment haut, ça passe) ou les tremplins de saut à ski, les pistes sont considérés comme les éléphants blancs des jeux d’hiver.
L’Italie avait pourtant deux pistes il y a 20 ans, l’historique à Cortina d’Ampezzo (1923) et Cesana Torinese (2006), mais fermées en 2008 et 2012. La candidature présentée en 2017 prévoyait bien une rénovation de la piste de Cortina, mais le CIO préferait clairement une piste à l’étranger (notamment Igls en Autriche) ou la réouverture de Cesana Torinese. C’est clairement la volonté du gouvernement italien qui a prévalu de bien avoir une piste en Italie. Cortina d’Ampezzo en Vénétie a donc été choisi, mais avec beaucoup de retard, les travaux ne commençant qu’en 2024 pour un budget final de 118,4 M€.
Ce nouveau tracé reprend l’esprit du tracé original mais avec des courbes plus prononcées et plus longue (1 445 au maximum pour un dénivelé de 8,4 %, plutot dans la moyenne basse.
Et les Français dans tout cela?
La France, dotée d’une piste artificielle depuis les jeux de 1992 à La Plagne, n’a en revanche qu’une présence secondaire au niveau international. Sous l’égide de la FFSG, elle pâtit, comme le curling ou le short-track, de la sur-domination du patinage artistique. Cela se voit d’ailleurs dans la présence de la Plagne comme étape des coupes du monde avec seulement 4 présences sur le bob et le skeleton au XXIe siècle, la dernière en janvier 2020. On peut tout de même supposer qu’en tant que piste à nouveau olympique en 2030, on la revoit plus souvent sur le circuit mondial, et pourquoi pas pour une fois, en luge.
La France a à son historique une unique médaille de bronze à Nagano





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