JO d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic central

Le sous-forum des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026. C'est ici que ça se passe pour les discussions de fond et pour les débats animés.

Modérateur: Animateurs sports

JO d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic central

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 00:58

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Quatre ans après les Jeux Olympiques d'hiver de Pékin 2022, place aux Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026. Pour la première fois depuis Sotchi 2014, les Jeux quittent l'Asie et retournent en Europe. La dernière édition alpine remontait même aux Jeux de Turin 2006 disputés il y a 20 ans

La 25ème édition des Jeux Olympiques d'hiver se déroulera du 6 au 22 février 2026 (certaines épreuves commenceront plus tôt) dans le nord de l'Italie, avec pour la première fois deux villes-hôtes officielles : Milan et Cortina d'Ampezzo. Si Milan n'a jamais accueilli cette compétition, ce n'est pas le cas de Cortina d'Ampezzo qui avait été le cadre de l'édition 1956.

Les épreuves et évènements ne seront pas répartis qu'entre Milan et Cortina puisque des épreuves seront aussi organisées à Livigno, Bormio, Tesero, Predazzo et Antholz-Anterselva. La ville de Verone accueillera dans son amphithéâtre antique la cérémonie de clôture de ces Jeux qui s'ouvriront officiellement dans le mythique stade de San Siro.

Contrairement aux précédentes éditions, sauf montée brusque des températures, les problèmes de neige devraient être peu nombreux car les sites des sports de neige sont expérimentés et habitués à accueillir chaque année des compétitions prestigieuses.


Sommaire
    Post 1 : Introduction et sommaire
    Post 2 : Généralités
    Post 3 : Les disciplines sportives et sites de Milan-Cortina 2026
    Post 4 : Calendriers
    Post 5 : Les origines et villes-hôtes des Jeux Olympiques d'hiver
    Post 6 : Les Jeux Olympiques d'hiver : de Chamonix 1924 à nos jours
    Post 7 : Records et statistiques
    Post 8 : La France aux Jeux Olympiques d'hiver
    Post 9 : Dispositifs TV et radio
    Post 10 : L'avenir des JO d'hiver




Sources
Wikipédia (certaines pages en français des éditions anciennes sont d'une qualité bien supérieure aux pages anglaises).
Sites du CIO et des Jeux 2026.

Jean-Pierre Augustin, Pascal Gillon, Les jeux du monde - Géopolitique de la flamme olympique, Armand Colin, 2021
Nicolas Chavanat, Arnnaud Waquet et Arnaud Richaerd, Les Défis de l'Olympisme entre héritage et innovation - Approches historique, sociale et managériale du mouvement olympique, INSEP, 2021
Eric Monnin, De Chamonix à PyeongChang - Un siècle d'olympisme en hiver, Desiris, 2017

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Re: Jeux Olympiques d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic cen

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 00:58

Généralités


Contexte
Une organisation polémique et difficile
Le format nouveau de cette édition des Jeux Olympiques a rendu l'organisation particulièrement complexe avec des sites parfois distants par plusieurs centaines de kilomètres ce qui nécessite la répartition des moyens et des athlètes qui seront logés dans 5 villages olympiques à Milan, Cortina, Predazzo, Bormio et Livigno.

Si l'organisation s'appuie en grande partie sur des sites déjà existants, la patinoire utilisée pour le hockey sur glace a fait polémique lors des tests organisés mois d'un mois avant les Jeux car elle n'était toujours pas terminée. La grosse polémique éclata autour du site du bobsleigh/luge/skeleton, la Piste olympique Eugenio-Monti, déjà hôte des épreuves en 1956. La rénovation nécessaire a longtemps patiné face à l'importance des investissements devant être consentis. Alors que la question de délocaliser ces épreuves à l'étranger s'est fortement pesé, les Italiens ont finalement mis l'argent pour rénover cette piste mais très tardivement.

Enfin, les autorités doivent composer avec la Mafia qui se montre active autour de ces Jeux avec des accusations de corruption et d'appels d'offres truqués qui ont conduit à des perquisitions au siège du comité d'organisation italien.


Un contexte géopolitique tendu
Il y a besoin que je vous fasse un dessin entre Trump qui envoie l'ICE pour participer à la sécurité de cette édition, la Russie, la Biélorussie, l'Ukraine ? A nouveau, les grandes questions géopolitiques pourraient surgir lors de ces Jeux lors desquels les délégations officielles russes et biélorusses seront absentes.


Un Comité International Olympique en mutation
Après 12 ans de mandat, Thomas Bach a laissé la présidence du CIO à Kirsty Coventry pour qui ces Jeux seront une première en tant que présidente et l'occasion d'imposer sa patte médiatique sur la scène internationale alors qu'une rencontre avec JD Vance est prévue.

Au-delà de sa présidente, l'agenda sera chargé pour le CIO dont les membres seront en réunion pendant une partie de la quinzaine et auront à discuter notamment du format des Jeux d'hiver alors que des sports n'étant pas liés à la glace ou à la neige toque à la porte du CIO pour intégrer le programme olympique hivernal.

Un point d'étape sera fait au cours de cette quinzaine où le comité d'organisation français des Jeux 2030 sera particulièrement scrutée alors que les polémiques s'enchainent depuis des mois avec de nombreuses démissions et une organisation qui a du mal à se mettre en ordre de marche avec une carte des sites qui est plus que floue.

Comme c'est la tradition, les candidats à l'organisation des prochaines éditions à attribuer dont les Jeux d'été 2036 devraient chercher à faire. On sait que l'Italie pourrait être intéressé tout comme l'Inde, la Corée du Sud et l'Afrique du Sud.

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Re: Jeux Olympiques d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic cen

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 01:39

Les disciplines sportives et sites de Milan-Cortina 2026


Les pictogrammes
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Les sports
116 épreuves réparties en 16 disciplines sportives seront tiendront au cours de cette édition 2026. Le ski-alpinisme fait sont apparition au programme olympique avec une épreuve masculine, une épreuve féminine et un relais mixte. D'autres changements sont à noter :
  • Ski-alpinisme : nouveau sport olympique avec trois épreuves (sprint hommes, sprint femmes et relais mixte),
  • En luge, suppression de l'épreuve double "open" et ajout d'épreuves de double féminin et masculin
  • Ajout d'une épreuve par équipe mixte en skeleton.
  • Ajout d'une épreuve individuelle féminin de saut à ski sur grand tremplin,
  • L'épreuve de ski de bosses en parallèle fait son apparition pour les femmes et les hommes.
  • En ski alpin : suppression de l'épreuve parallèle par équipe mixte et modification des épreuves combiné en compétitions par équipes masculin et féminin.
Place à la liste des disciplines sportives et du nombre d'épreuves qu'ils contiennent :
  • Biathlon : 11 épreuves (5 Hommes - 5 Femmes - 1 Mixte)
  • Bobsleigh : 4 (2H - 2F)
  • Combiné nordique : 3 (3H)
    • Tremplin normal : 1 (1H)
    • Grand tremplin : 2 (2H)
  • Curling : 3 (1H - 1F - 1M)
  • Hockey sur glace : 2 (1H - 1F)
  • Luge : 5 (2H - 2F - 1M)
  • Patinage artistique : 5 (1H - 1F - 3M)
  • Patinage de vitesse : 14 (7H - 7F)
  • Saut à ski : 6 (3H - 2F - 1M)
    • Tremplin normal : 3 (1H - 1F - 1M)
    • Grand tremplin : 3 (2H - 1F)
  • Short-Track : 9 (4H - 4F - 1M)
  • Skeleton : 3 (1H - 1F - 1M)
  • Ski acrobatique : 15 (7H - 7F - 1M)
    • Big Air : 2 (1H - 1F)
    • Bosses : 4 (2H - 2F)
    • Halfpipe : 2 (1H - 1F)
    • Saut : 3 (1H - 1F - 1M)
    • Skicross : 2 (1H - 1F)
    • Slopestyle : 2 (1H - 1F)
  • Ski alpin : 10 (5H - 5F)
  • Ski-alpinisme : 3 (1H - 1F - 1M)
  • Ski de fond : 12 (6H - 6F)
    • Style classique : 4 (2H - 2F)
    • Style libre : 4 (2H - 2F)
    • Styles classiques et libre : 4 (2H - 2F)
  • Snowboard : 11 (5H - 5F - 1M)
    • Big Air : 2 (1H - 1F)
    • Cross : 3 (1H - 1F - 1M)
    • Halfpipe : 2 (1H - 1F)
    • Slalom géant parallèle : (1H - 1F)
    • Slopestyle : 2 (1H - 1F)


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Les sites des épreuves
Les épreuves se dérouleront dans cinq pôles éloignés les uns des autres par parfois plusieurs centaines de kilomètres : Milan, Cortina d'Ampezzo, Valteline, Val di Flemme et Vérone pour la cérémonie de clôture.

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Zone de Milan
C'est à Milan que les sports se déroulant dans de grandes salles se dérouleront en plus de la cérémonie de clôture qui se déroulera dans le mythique stade de San Siro.

    Stade San Siro – Cérémonie d'ouverture
    Forum di Milano – Patinage artistique, patinage de vitesse sur piste courte
    Milano Rho Ice Hockey Arena – Principale arène du hockey sur glace
    Milano Speed Skating Stadium – Patinage de vitesse
    PalaItalia Milano Santagiulia – Deuxième arène du hockey sur glace

Zone de Cortina d'Ampezzo
A plus de 4 heures de route de Milan, Cortina est la 2ème ville-hôte de ces Jeux. La piste Olimpia delle Tofane accueillera les épreuves féminines de ski alpin qui seront séparées des épreuves masculines. Certaines installations de 1956 seront réutilisées pour accueillir les épreuves de curling, bobsleigh, luge et skeleton. Le stade d'Antholz est inclut dans cette zone.

    Olimpia delle Tofane – Ski alpin féminin
    Piste olympique Eugenio-Monti – Bobsleigh, luge et skeleton
    Stadio olimpico del ghiaccio – Curling
    Südtirol Arena d'Antholz – Biathlon

Zone de la Valteline
Cette zone est constituée des stations de Bormio et de Livigno qui accueilleront une partie des épreuves disputées sur neige : le ski alpin masculin sur le Stelvio et le ski-alpinisme qui fait son apparition au programme olympique à Bormio, le snowboard et le ski acrobatique à Livigno.

    Bormio – Ski alpin masculin (piste du Stelvio), ski-alpinisme
    Livigno Aerials & Moguls Park – Ski acrobatique
    Livigno Snow Park – Ski acrobatique, snowboard

Zone du Val di Fiemme
Cette zone sera assez mixte dans les sports qui s'y pratiqueront parce qu'on y trouvera à la fois du freestyle avec certaines des épreuves de ski acrobatique et de snowboard, des hommes volant sur le tremplin de saut à ski et les skieurs d'endurance sur les pistes de biathlon et de ski de fond.

    Stadio del salto Giuseppe Dal Ben – Saut à ski, combiné nordique
    Tesero Cross-Country Skiing Stadium – Ski de Fond, Combiné Nordique

Arènes de Vérone
Pour des raisons principalement politiques, l'amphithéâtre de Vérone accueillera la cérémonie de clôture.

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Re: Jeux Olympiques d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic cen

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 01:46

Calendrier


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Entre 4 et 10 titres olympiques seront décernés par jour. La journée la plus chargée en récompenses sera celle du 21 février avec 10 titres tandis que seulement 4 épreuves rythmeront la dernière journée.

https://www.olympics.com/fr/milano-cort ... 6/schedule

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Re: Jeux Olympiques d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic cen

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 01:54

Les origines et villes-hôtes des Jeux Olympiques d'hiver

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Origines
Inspiré des Jeux Olympiques de la Grèce Antique, les Jeux Olympiques modernes sont relancés lors d'un Congrès pour le rétablissement des Jeux Olympiques organisés à la Sorbonne en 1894 à la suite d'un appel lancé par Pierre de Coubertin en 1892 et de plusieurs tentatives infructueuses de rétablissement d'une compétition basée sur les Jeux Antiques. De manière symbolique, la première édition est organisée par Athènes en 1896 avec certaines épreuves organisées dans l'antique stade Panathénaïque. Ce succès en appela à l'organisation d'autres éditions des Jeux qui vont progressivement ce développer.

Alors que les Jeux accueillaient quelques épreuves de glace comme du patinage artistique depuis 1912 et que des Jeux Nordiques étaient organisés depuis 1901. Le CIO lors de sa 19ème session à Lausanne en 2021 autorisa le Comité Olympique français organisateur des Jeux de Paris 1924 à organisé en prélude une « Semaine internationale des sports de neige » à l'hiver 1924 malgré les protestations des organisateurs des Jeux Nordiques.

Cette compétition fut organisée du 25 janvier au 5 février à Chamonix. Le succès fut au rendez-vous avec environs 250 athlètes de 16 nationalités engagés dans les 16 épreuves et des milliers de spectateurs. Cette réussite incita le CIO à organiser des Jeux Olympiques d'hiver sur le modèle quadriennal des Jeux d'été et c'est ainsi que Saint-Moritz en Suisse fut désignée comme organisateur de la 2ème édition des Jeux Olympiques d'hiver après la reconnaissance par le CIO de la « Semaine internationale des sports de neige comme étant la 1ère édition des Jeux Olympiques d'hiver.

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Les hôtes des Jeux Olympiques d'hiver
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Évolution des candidatures depuis 1960 :
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Re: Jeux Olympiques d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic cen

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 02:09

Les Jeux Olympiques d'hiver – De Chamonix en 1924 à nos jours


Rapide retour historique sur les 23 éditions des JO d'hiver s'étant déjà déroulé et rapide évocation des éditions à venir (je précise que la rapidité est relative, surtout quand on parle de plus d'une vingtaine d'éditions :niais: ).




1924 : Chamonix – France
Cette première édition s'est déroulée sous la forme de la « Semaine internationale des sports de neige » qui durait en réalité 11 jours, le temps d'organiser 16 épreuves. Si des épreuves comme le hockey sur glace en 1920 et le patinage artistique en 1912 avait déjà été au programme artistique, ce n'est pas le cas des autres sports. Il est à noter que sur les 9 disciplines disciplines au programme de cette première, 8 sont au programme des Jeux de Pékin. L'exception est la patrouille militaire qui est cependant sous toujours là d'une certaine façon avec le biathlon dont la patrouille militaire a été l'un des sports précurseurs.

Faits marquants : Le Finlandais Clas Thunberg, spécialiste du patinage de vitesse, remporte 5 médailles dont 3 titres. Il faudra attendre 1980 pour qu'une deuxième sportif remporte à nouveau 5 médailles en une édition des Jeux d'hiver. Le premier champion olympique des Jeux d'hiver fut l'Américain Charles Jewtraw sacré à l'épreuve du 500 mètres en patinage de vitesse.


1928 : Saint-Moritz – Suisse
Après le succès rencontré à Chamonix en 1924, le CIO décide d'organiser les Jeux Olympiques d'hiver en se basant sur le modèle des Jeux d'été. Alors que la règle de l'époque stipulait que l'hôte des Jeux d'été avait le droit d'organiser les Jeux d'hiver, les Pays-Bas n'appliquent pas ce droit d'organisation pour des raisons évidentes. La station suisse de Saint-Moritz est choisie par le CIO. Ces Jeux sont un succès populaires avec 40 000 spectateurs et participèrent à donner à Saint-Moritz une réputation internationale.

Fait marquant : Ce sont les premier Jeux à subir des problèmes de climat. Les températures sont extrêmement chaude pour la saison censée être la plus propice pour les sports d'hiver dans les Alpes suisses et atteignent les 25°C suite à un effet de foehn. Le 10 000 mètres doit être annulé et le bobsleigh raccourci à cause de la fonte des glaces tandis qu'une bonne partie du programme est réaménagé.


1932 : Lake Placid – États-Unis
Alors que Los Angeles a été désignée hôte des Jeux d'été, les Américains décide d'user de leur droit d'organiser les Jeux d'hiver et choisissent comme lieu d'accueil la station de sport d'hiver reconnue de Lake Placid située dans l'État de New York. Malgré les difficultés économiques de la Grande Dépression, l'organisation réussit à organiser ces Jeux mais à une taille plus modeste que dans les plans initiaux et une taille inférieure à la précédente édition.

Faits marquants : Apparition du podium pour les médailles d'or, d'argent et d'hiver aux Jeux Olympiques. A nouveau des conditions météorologique très défavorable, de la neige est amené sur les sites des épreuves par train depuis le Canada et des épreuves doivent se dérouler après la cérémonie de clôture. Alors gouverneur de l'État de New York et donc chargé d'ouvrir ces Jeux, Franklin Delano Roosevelet prononça un discours pour la paix mondial retentissant et s'inscrivant dans sa campagne électorale la présidence des États-Unis. Il prêtera serment pour accéder à cette fonction 3 mois jour pour jour après avoir ouvert ces Jeux de Lake Placid.


1936 : Garmisch-Partenkirchen – Allemagne
Organisant les Jeux d'été à Berlin, l'Allemagne obtient l'organisation des Jeux d'hiver. Le site choisi est celui des bourgs de Garmisch et de Partenkirchen qui sont fusionnés en 1935. Ce site a l'avantage d'être situé au pied du Zugspitze, la plus haute montagne d'Allemagne assurant ainsi un enneigement suffisant. S'ils ne sont pas autant politisés que les Jeux de Berling, ces Jeux sont cependant à la gloire du Troisième Reich qui s'est assuré de contrôler la communication autour de l'épreuve.

Fait marquant : Les Allemands ont fait les choses en grand avec une cérémonie d'ouverture se déroulant devant 30 000 personnes et un évènement qui accueille plus de 540 000 spectateurs (dont seulement 4000 étrangers), un record pour les Jeux d'hiver.




1940 : Sapporo – Japon
Alors que Tokyo devait accueillir les Jeux d'été, l'édition hivernale avait été attribuée à Sapporo selon la logique des dernières éditions. Cependant, le Japon rendit l'organisation des JO suite à l'éclatement de la guerre sino-japonaise en 1938. Alors que les Jeux d'été ont été réattribués à Helsinki en Finlande sans trop de soucis parce que c'était l'adversaire battu de Tokyo, le CIO vouait réattribuer les Jeux d'hiver à Saint-Moritz. Cependant en raison d'un conflit entre le CIO et les Suisses sur la question de la participation des moniteurs de ski, Saint-Moritz se désiste. Le CIO décide finalement au printemps 1939 de choisir comme hôte des Jeux 1940 Garmisch-Partenkirchen déjà hôte de la dernière édition qui avait été un succès auprès du public allemand. Cependant l'Allemagne lancera l'invasion de la Pologne le 1er septembre 1939 et le CIO annula l'édition 1940 en novembre 1939.


1944 : Cortina d'Ampezzo – Italie
Rome devant organiser les Jeux d'été de 1944, les Italiens décident d'organiser également les Jeux d'hiver et c'est Cortina d'Ampezzo qui est choisie comme ville-hôte en juin 1939. Cependant cette édition fut annulée suite à l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale trois mois après ce choix.




1948 : Saint-Moritz – Suisse
Déjà hôte en 1928, Saint-Moritz devient la première ville à accueillir une deuxième édition des Jeux Olympiques d'hiver. Ces Jeux sont fortement marqués par le contexte politique de la fin de la guerre. Le choix de Saint-Moritz est motivé par une volonté d'apaisement en organisant la compétition dans un pays neutre et pas aux États-Unis à Lake Placid qui avait présenté sa candidature. Malgré un manque de moyens du côté de l'organisation et des athlètes, les Jeux se déroulent de manière relativement normale.

Fait marquant : L'absence du Japon et de l'Allemagne, exclus de ces Jeux suite à leurs actes pendant la guerre. L'Italie qui faisait aussi partie de l'Axe est cependant autoriser à participer suite à son ralliement en 1943.


1952 : Oslo – Norvège
Candidate perdante lors du choix pour l'édition de 1936, Oslo est désignée hôte des Jeux d'hiver de 1952. C'est la première fois que les Jeux d'hiver ont lieu dans une capitale ainsi que dans un des pays nordiques. La capitale norvégienne accueille ainsi toutes les épreuves sauf le ski alpin qui a lieu à une centaine de kilomètres à Norefjell. Ces Jeux sont un succès avec un record de 30 pays participants dont l'Allemagne et le Japon qui font leur retour.

Fait marquant : Apparition du "drapeau d'Oslo". Ce drapeau est donné par le maire d'Oslo au président du CIO Sigfrid Edström qui décide que sur le modèle du "drapeau d'Anvers" pour les Jeux d'été, ce drapeau sera transmis de ville-hôte des Jeux d'hiver à sa suivant. Cette tradition est toujours en cours et c'est ce drapeau qui sera remis aux représentants italiens de Milan-Cortina 2026 par les représentants des Jeux de Pékin lors de la cérémonie de clôture.


1956 : Cortina d'Ampezzo – Italie
Initialement désignée pour accueillir les Jeux d'hiver en 1956, Cortina d'Ampezzo accueille l'édition de 1956. Contrairement aux Jeux de Milan - Cortina d'Ampezzo 2026 qui seront éclatés dans une multitude de lieux, ces Jeux sont très concentrés géographiquement et la plupart des liaisons entre les sites peuvent se faire à pied.

Fait marquant : La première participation de l'Union Soviétique aux Jeux d'hiver. Ceux-ci dominent l'évènement du point de vue sportif puisqu'ils terminent premier au classement des médailles mais aussi technique. En effet, ces Jeux sont les premiers à bénéficier d'une couverture télévisée internationale et les pays de l'est montrent une forme de supériorité technique en étant les seuls capable à fournir cette diffusion à des pays de l'ouest comme la RFA ou la Finlande où les diffuseurs occidentaux n'ont pas réussi à mettre en place cette diffusion.


1960 : Squaw Valley – États-Unis
28 ans après l'édition de 1932 à Lake Placid, les Jeux reviennent en Amérique du Nord, cette fois-ci du côté ouest à Squaw Valley. Ces Jeux sont extrêmement tendus géopolitiquement dans le contexte de la guerre froide. Des débats ont notamment eu lieu sur l'acceptation de la participation des pays communistes. Alors que les États-Unis menaçaient en 1957 de ne pas accorder de visas aux athlètes des pays communistes, la réaction du CIO qui menace de leur retirer l'organisation des Jeux clôt le débat en faveur de la participation des sportifs communistes.

Fait marquant : 20 ans avant le miracle sur glace de Lake Placid a eu lieu à Squaw Valley le "Miracle Oublié". La jeune équipe américaine amateur de hockey sur glace n'était pas favorite face au Canada qui envoyait un club amateur expérimenté et à l'URSS qui envoyait des soldats-hockeyeurs déclenchant une polémique sur le réel statut de ces hockeyeurs soviétiques. Cette équipe américaine accomplit cependant un excellent parcours jusqu'à aller dominer les Canadiens puis l'ennemi soviétique dans le match capital pour la médaille d'or.


1964 : Innsbruck – Autriche
Battue pour 1960 alors qu'elle était favorite, Innsbruck retenta sa chance pour 1964 et fut cette fois-ci choisie en écrasant Calgary (Canada) et Lahti (Finlande). Ces Jeux comme les autres de cette période sont marqués par la guerre froide avec le rideau de fer et la construction récente du mur de Berlin. L'organisation du lutter contre la météo et un temps doux qui força l'armée autrichienne à intervenir et ramener des milliers de mètres cube de neige à Innsbruck.

Fait marquant : Le double-doublé des sœurs Marielle et Christine Goitschel. Marielle Goitschel remporta le slalom géant et devança sa sœur à égalité avec l'Américain Jean Saubert tandis que Christine Gotischel fut titrée sur le slalom en devançant sa sœur, elle-même devant Jean Saubert.


1968 : Grenoble – France
Envisagée à partir de 1960, la candidature reçu le soutien du plus haut-niveau de l'État qui entamait à cette époque un développement du sport et de son éducation en France suite au camouflet des Jeux d'été de Rome. Ces Jeux virent l'apparition de nouveautés techniques parmi lesquels des tests antidopage, des tests de féminité et le remplacement du chronométrage manuel par le chronométrage électronique. L'image de modernité renvoyée par les Jeux marqua la ville de Grenoble qui fut transformée et modernisée pour accueillir cet évènement et qui bénéficie encore de son statut de ville olympique.

Fait marquant : Le triplé de Jean-Claude Killy qui remporta les trois épreuves de ski alpin à domicile et fut le héros des Jeux et une des figures tutélaires du sport français pendant des décennies. Membre du CIO et de la FIS après sa retraite, il joua un grand rôle dans l'attribution à la France de grandes compétitions sportives internationales parmi lesquelles les mondiaux de ski alpin à Val d'Isère et les Jeux Olympiques d'hiver à Albertville en 1992.




1972 : Sapporo – Japon
Après 48 années d'organisation en Europe et en Amérique, les Jeux Olympiques d'hiver sortent de leur espace traditionnel pour se dérouler en Asie pour la première fois. C'est Sapporo qui aurait dû initialement accueillir l'édition 1940 qui est choisie comme ville-hôte. 12 ans après le succès des Jeux d'été de Tokyo, le gouvernement japonais a fortement soutenu ce projet qui aura couté trois plus d'argent que les Jeux précédents à Grenoble mais aura été un réel succès.

Fait marquant : Détenteur d'un des plus beaux palmarès de l'histoire du ski alpin avec 3 titres mondiaux, 5 globes et des victoires à Kitzbühel, Wengen et Sankt-Anton et un titre olympique en slalom à Grenoble. L'Autrichien Karl Schranz, pouvant être considéré comme étant la grande star annoncée des JO subit les foudres du président du CIO Avery Brundage, furieux des contrats publicitaires signés par les skieurs alpin alors qu'il est un farouche partisan de l'amateurisme et qui l'accuse de professionnalisme. Schranz est ainsi envoyé devant une commission qui l'exclu des JO la veille de la cérémonie d'ouverture. Il décide de ne pas gêner ses compatriotes et décide de rentrer en Autriche où il sera accueilli en héro national par le président autrichien accompagné de 100 000 Autrichiens.


1976 : Innsbruck – Autriche
Initialement attribués à Denver en 1970, la capitale du Colorado a cependant dû se désister suite aux fortes protestations émises par la population à propos du trou financier et du désastre égologique que ces Jeux allaient causer dans le Colorado. Alors que cela pouvait causer l'arrêt définitif des Jeux d'hiver, ce que souhaitait le président du CIO Avery Brundage qui n'appréciait pas l'évolution de ces Jeux et était prêt à les arrêter, le changement de président du CIO en 1972 et l'arrivée au pouvoir de Michael Morris, lord Killanin sauve les Jeux d'hiver. Le CIO se met en urgence à la recherche d'ne solution de remplacement et c'est Innsbruck, hôte des Jeux de 1964 qui est désignée en février 1973.

Fait marquants : Ces Jeux se déroulèrent un peu moins de 4 ans après les Jeux d'été de Munich 1972 et la dramatique prise d'otage qui y eut lieu et étaient donc les premiers JO se déroulant après ces évènements. Les craintes d'une répétition de ce type d'évènement étaient fortes et imprégnèrent l'ambiance de ces Jeux qui se déroulèrent sur très haute surveillance avec une forte présence policière et militaire dans les rues d'Innsbruck transformée en forteresse sécuritaire le temps des Jeux.


1980 : Lake Placid – États-Unis
20 ans après les Jeux de Squaw Valley, les Jeux étaient de retour aux États-Unis, cette fois-ci à Lake Placid hôte des Jeux de 1932 et qui depuis cette édition est aujourd'hui la dernière ville de moins de 15 000 habitants à avoir décrochée l'organisation des Jeux Olympiques. La compétition pour l'accueil des Jeux ne fut pas difficile puisque son seul adversaire qui était Vancouver s'est retirée laissant seule en course cette candidature avec son futur centre pénitencier comme logement des athlètes.

Faits marquants : Le miracle sur glace américain en finale du hockey sur glace remportée à la surprise générale par les Américains 3-2 face aux Soviétiques quadruple tenants du titre. Le troisième titre consécutif de la Soviétique Irina Rodnina en patinage artistique en couple. Titrée en 1972 avec Alexeï Oulanov puis en 1975 avec Aleksandr Zaïtsev, elle s'impose à nouveau avec ce dernier malgré un an d'absence pour maternité. Rodnina parachève ainsi le plus beau palmarès de l'histoire du patinage artistique avec 10 titres européens, 10 titres mondiaux (invaincue aux championnats du monde) et donc 3 titres olympiques (invaincue aux JO).


1984 : Sarajevo – Yougoslavie
Seuls Jeux Olympiques d'hiver organisés dans un pays communiste pendant la guerre froide, cette édition démontra la spécificité du régime yougoslave. Ainsi contrairement aux Jeux d'été de Moscou 1980 et de Los Angeles 1984, il n'y eut pas de boycotte de l'un des blocs, soulignant ainsi la nature alignée du régime malgré son statut communiste. Ces Jeux furent un succès pour la Yougoslavie qui démontra sa capacité à organiser un évènement de cette ampleur dans une bonne ambiance et qui ne causa pas de dettes.

Fait marquant : Les images de certaines installations olympiques détruites 10 ans après ces Jeux lors du Siège de Sarajevo, forme de symbole de la ville de Sarajevo qui est passé en quelques année d'une ville prospère et moderne en fort développement à un champ de ruines.


1988 : Calgary – Canada
Présent dès la première édition en 1924 et nation historique des sports d'hiver, le Canada n'avait jamais organisé les Jeux Olympiques d'hiver avant 1988 malgré 7 candidatures précédentes, toutes infructueuses. Alors que les Jeux d'été de Montréal en 1976 avaient laissés une facture d'un milliard de dollars, ces Jeux furent un succès économique et engrangèrent des bénéfices. Plusieurs sports furent introduits dans ces Jeux qui furent précurseurs sur certains aspects. Une épreuve de ski pour handicapés fut organisée à Calgary comme démonstration, 4 ans avant le regroupement géographique de l'organisation des Jeux Olympiques et des Jeux Paralympiques. Le short-track fit également son apparition en tant que sport de démonstration tout comme le ski acrobatique appelé à devenir une discipline majeure des Jeux moderne.

Faits marquants : La participation d'une équipe de Jamaïque à l'épreuve de bobsleigh à 4 qu'elle ne termina pas mais dont la présence fit sensation et inspira d'autres nations exotique à participer aux épreuves de bobsleigh. La participation de Michael « Eddie » Edwards à l'épreuve du saut à ski qu'il termina à la dernière place. A la première place, on retrouvait le Finlandais Matti Nykänen qui accomplit cette année un triplé unique dans l'histoire en remportant les trois épreuves de saut à ski (tremplin normal, grand tremplin et par équipe).


1992 : Albertville – France
Dernière édition des Jeux Olympiques d'hiver organisée en France, cette édition marqua profondément le sport d'hiver français et la Savoie. Le but de ce projet n'était ainsi pas de concentrer les Jeux mais de les faire briller sur toute la Savoie. C'est ainsi qu'une politique de grands travaux accompagne l'organisation de ces Jeux se matérialisant par la construction de grandes infrastructures de transport et par le développement des stations de sports d'hiver en Tarentaise comme La Plagne ou Tignes.

Faits marquants : La cérémonie d'ouverture fait encore référence avec sa mise en scène de Philippe Decouflé et son défilé placé en ouverture pour que les athlètes puissent profiter du spectacle et de l'ambiance. On note aussi le retour de la France parmi le top 10 des meilleures nations après 24 ans de vache maigre. C'est également la dernière édition des Jeux Olympiques d'hiver s'étant déroulée la même année que des Jeux Olympiques d'été




1994 : Lillehammer – Norvège
Organisés seulement deux ans après les Jeux d'Albertville pour séparer au calendrier les Jeux d'hiver et d'été, l'édition 1994 a été attribuée à la ville norvégienne de Lillehammer, candidate défaite pour 1992. La Norvège qui venait de finir sur le podium des nations en 1992 retrouvait donc les Jeux Olympiques 42 ans après la seule édition organisée en Norvège : à Oslo en 1952. Ces Jeux voient l'apparition de nouvelles épreuves mais aussi de nouvelles délégations issue de l'éclatement du bloc soviétique comme la délégation russe.

Faits marquants : Les tensions Harding-Kerrigan en patinage artistique suite à l'agression dont a été victime cette dernière quelques semaines avant les Jeux. Cette épreuve dame a été l'épreuve de patinage artistique la plus suivie de l'histoire voire l'épreuve olympique la plus suivie de l'histoire des JO.


1998 : Nagano – Japon
26 ans après Sapporo 1972, les Jeux d'hiver firent leur retour en Asie et au Japon, cette fois-ci à Nagano. Ces Jeux furent abondamment financés par les pouvoirs publics japonais qui en plus des installations construire deux autoroutes et une ligne de Shinkansen vers Nagano pour un total de 12 milliards de dollars de l'époque. Cependant les retombées financières ne furent pas au rendez-vous et la dette ne fut remboursée qu'en 2015.

Faits marquants : Le mauvais temps et le retard causé aux épreuves de ski. Si c'était loin d'être une première dans l'histoire des Jeux Olympiques, ce temps est la raison d'une des phrases les plus célèbres de la télévision et de l'olympisme français : "Ici Nagano". D'un côté plus sportif, on retient le salto arrière pénalisé de Surya Bonaly ainsi que la ferveur japonais pour le saut à ski avec la victoire de Kazuyoshi Funaki devant 60 000 spectateurs en bas du tremplin et le saut invraisemblable de Masahiko Harada à 136 mètres au-delà des systèmes de mesure. C'est également à Nagano que le fondeur norvégien Bjørn Dæhlie finalisait son palmarès olympique avec 4 médailles dont 3 d'or portant son total à 12 médailles dont 8 d'or, record des Jeux d'hiver au XXe siècle tandis que le biathlète norvégien Ole Einar Bjørndalen ouvrait sa moisson avec un titre et une médaille d'argent.


2002 : Salt Lake City – États-Unis
Les premiers Jeux du XXIe siècle se déroulèrent à Salt Lake City dans l'État de l'Utah aux États-Unis. Si la couverture médiatique et l'argent généré par ces Jeux atteignirent des records, ceux-ci furent marqués par plusieurs gros scandales. Outre quelques scandales de dopage, une enquête révéla que le comité d'organisation avait acheté le vote de certains des membres du CIO pour être certain de gagner l'organisation des Jeux. De plus, en patinage artistique il fut révélé que les juges russes et français s'étaient arrangés pour truquer leurs notes en leur faveur. Cela aboutit à des sanctions et à l'attribution conjointe du titre en couple à la paire canadienne Salé/Pelletier et à la paire russe Berejnaïa/Sikharulidze.

Faits marquants : En plus du scandale du patinage artistique qui rythma le déroulement des Jeux Olympiques, ces Jeux connurent d'autres moments forts. Le moment le plus fort et le plus mémorable est probablement le titre le plus improbable de l'histoire olympique obtenu à l'épreuve du 1000 mètres en Short-Track par l'Australien Steven Bradbury qui profita des chutes de ces adversaires en 1/4 et 1/2 finales pour se qualifier à la course suivant et en finale pour finir seul debout sur ses patins et en tête. Enfin, en biathlon, Ole Einar Bjørndalen fit le grand chelem en remportant les 4 épreuves au programme


2006 : Turin – Italie
46 ans après, revoici les Jeux Olympiques d'hiver en Italie. Alors que les Dolimites avaient été servies en 1956 avec Cortina d'Ampezzo, en 2006 le Piémont avait été servi lors de cette dernière édition organisée en Europe dans le berceau Alpin des JO d'hiver jusqu'à l'édition 2026 prévue elle-aussi en Italie. Cette victoire italienne fut une surprise alors que Sion en Suisse paraissait favorite, au point que la mairie de Turin elle-même n'avait pas prévue de célébration lorsque la ville avait été sélectionnée. Ces Jeux firent polémique pour ses dérapages budgétaires avec un budget passant de 1,2 à 3 milliards de dollars, de plus certaines installations se sont retrouvées surdimensionnées pour l'après-JO comme la piste de bobsleigh de Cesana Pariol.

Faits marquants : La dernière apparition publique de Luciano Pavarotti lors de la cérémonie d'ouverture dans ce qui s'est avéré être l'un des (si ce n'est) plus grand playback caché de l'histoire de la musique classique. Le 3ème titre du Norvégien Kjetil André Aamodt en Super-G, il est aujourd'hui encore le skieur alpin ayant été le plus prolifique en terme de médailles (8) et de titres (4) aux JO et le seul skieur alpin à s'être imposé à plus de 10 ans d'intervalle aux JO (14 ans de 1992 à 2006), toutes épreuves de ski alpin confondues.


2010 : Vancouver – Canada
Les Jeux Olympiques d'hiver à Vancouver, c'était une vieille idée qui avait émergée lors des années 80. Il fallut cependant 30 ans pour que cette idée s'organise autour d'un projet qui soit ensuite propulsé comme candidat par le Comité Olympique Canadien puis choisi par le Comité International Olympique des Jeux Olympiques d'hiver. C'est ainsi que Vancouver adjoint de la station de Whistler à 130 kilomètres fut désigné hôte des Jeux.

Faits marquants : Un fait d'abord triste et tragique avec la mort du lugeur géorgien Nodar Kumaritashvili quelques heures avant la cérémonie lors d'un entrainement de luge, c'est encore aujourd'hui le seul athlète des Jeux Olympiques d'hiver à être mort lors d'un entrainement ou d'une compétition olympique officielle. La première médaille du jeune Martin Fourcade, c'était de l'argent en mass start mais ça pourrait valoir de l'or en fonction du jugement à propos des accusations de dopage dont fait l'objet le champion olympique Evgeny Ustyugov (procédure toujours en cours).


2014 : Sotchi – Russie
Tout simplement les JO les plus chers et les plus controversés sportivement de l'histoire. Vladimir Poutine voulait de Jeux grandioses en Russie et il les a eut en impliquant un budget d'organisation dépassant les 50 milliards de dollars, record absolu des Jeux d'été et d'hiver pour surmonter les difficultés climatiques, géopolitiques, d'infrastructures inexistantes et sportives...

Faits marquant : Le scandale de dopage d'État qui suivit les JO fut ce qui marqua ces JO dans l'histoire et la place de la Russe dans les éditions suivantes. Cela fait ainsi depuis 2016 qu'il n'y a plus de délégation officielle russe aux Jeux Olympiques suite aux sanctions décidées par le CIO. On eut quand même droit à de belles performances sportives dont la 13ème médaille record d'Ole Einar Bjørndalen, le titre de Michaela Shiffrin en slalom, les 23 médailles néerlandaises en patinage artistique... mais ces Jeux resteront comme ceux des excès en tout genre et du dopage.


2018 : PyeongChang – Corée du Sud
Après les sulfureux Jeux russes, place aux premier Jeux Olympiques d'hiver à se dérouler en Corée du Sud. A l'issue d'un processus de candidature auquel prirent part seulement Pyongchang, Annecy et Munich, c'est finalement la ville et district coréen qui fut désigné hôte des JO dès le premier tour. Après un enchainement de grandes villes, ces Jeux marquèrent le retour du centre des Jeux au sein des montagnes.

Faits marquants : La présence d'une équipe de Corée unifiée en hockey sur glace notamment et d'un défilé en commun de ses deux pays lors des cérémonies. Les cinq nouvelles médailles de la fondeuse norvégienne Marit Bjørgen qui porta le record individuel de médailles à 15 podiums dont 8 titres pour les Jeux Olympiques d'hiver. L'organisation de l'Intel Extreme Masters, un tournoi officiel d'e-sport en amont des Jeux par le CIO en associaiton avec l'ESL, première incursion de l'e-sport à proximité directe des Jeux Olympiques.


2022 : Beijing – Chine
A l'issue d'un processus de candidatures ou toutes les villes se désistèrent à l'exception d'Almaty au Kazakhstan, c'est finalement à Pékin qu'est revenu le droit d'organiser cette édition 2022 qui s'annonce chargée en terme de polémiques sanitaires, sportives et environnementales. Pékin est ainsi la première ville à accueillir les Jeux d'hiver et les Jeux d'été.

Faits marquants : L'absence ou presque de public aux épreuves en raison de la pandémie. Plus grande skieuse de tous les temps, Mikaela Shiffrin se loupe complètement et repart sans médaille. Quatre athlètes égalent le record de cinq médailles en une édition : Johannes Boe,Alexandre Bolshunov, Quentin Fillon Maillet et Marte Olsbu Roeiseland.




2026 : Milan - Cortina d'Ampezzo – Italie
Choisie par le CIO en mai 2019, l'Italie accueillera sa 3ème édition des Jeux Olympiques, 20 ans après les Jeux de Turin 2006 et 70 ans après les Jeux de Cortina d'Ampezzo 1956. Les villes de Milan et de Cortina d'Ampezzo se sont associées dans l'organisation commune de cette édition qui se déroulera du stade San Siro de Milan aux pistes de Cortina en passant par les arènes de Vérone, la descente du Stelvio et le pas de tir d'Anterselva. Cette édition est marquée par l'exclusion des athlètes russes et biélorusses




2032 : Alpes françaises – France
Après un processus de candidature pour le CIO qui a vu un certain nombre de candidats se retirer ou piétiner dans l'élaboration de leur projet, ce sont finalement les Alpes françaises qui ont raflé la mise avec un projet loin d'être parfait mais qui avait l'avantage pour le CIO d'avoir un soutien politique solide et de concerner l'un des pays majeurs de l'olympisme et des sports d'hiver.


2034 : Salt Lake City – États-Unis
Attribuée en même temps que les Jeux 2030, cette édition verra le retour des Jeux Olympiques d'hiver en Amérique du Nord pour la première fois depuis plus de 20 ans et aux États-Unis depuis plus de 30 ans. C'est Salt Lake City, déjà hôte en 2002 qui est l'hôte de cette édition. Le CIO n'a pas laissé passé sa chance de faire revenir les Jeux dans son marché le plus lucratif.


2038 : A définir
Le processus de candidature est en cours. La Suisse part grande favorite si un consensus politique national se met en place et tient pour parvenir à enfin négocier d'une seule voix avec le CIO qui a annoncé se concentrer exclusivement sur cette candidature pour l'instant.

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Re: JO d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic central

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 12:37

Records et statistiques


Tableaux des médailles
Top 5 des athlètes les plus médaillés aux Jeux Olympiques d'hiver
PlaceAthlèteSportÉditions
Total
Or
Argent
Bronze
1 Marit BjørgenSki de fond2002-2018
15
8
4
3
2 Ole Einar BjørndalenBiathlon1998-2014
13
8
4
1
3 Ireen WüstPatinage de vitesse2006-2022
13
6
5
2
4 Bjørn DæhlieSki de fond1992-1998
12
8
4
0
5 Arianna FontanaShort-track2006-
11
2
4
5


Top 5 des athlètes les plus titrés aux Jeux Olympiques d'hiver
PlaceAthlèteSportÉditions
Titres
1 Bjørn Dæhlie
Ole Einar Bjørndalen
Marit Bjørgen
Ski de fond
Biathlon
Ski de fond
1992-1998
1998-2014
2002-2018
8
4 Lioubov Iegorova
Viktor Ahn
Ireen Wüst
Ski de fond
Short-Track
Patinage de vitesse
1992-2002
2006-2014
2006-2022
6




Records des hôtes
Continents-hôtes
PlaceContinentNombreÉditions
1Europe15 (16)1924, 1928, 1936, 1948, 1952, 1956, 1964, 1968, 1976, 1984, 1992, 1994, 2006, 2014, 2026, 2030
2Amérique6 (7)1932, 1960, 1980, 1988, 2002, 2010, 2034
3Asie41972, 1998, 2018, 2022


Pays-hôtes
PlacePaysNombreÉditions
1 États-Unis4 (5)1932, 1960, 1980, 2002, 2034
2 France3 (4)1924, 1968, 1992, 2030
3 Italie31956, 2006, 2026
4 Autriche
Canada
Japon
Norvège
Suisse
21964, 1976
1988, 2010
1972, 1988
1952, 1994
1928, 1948
9 Allemagne
Chine
Corée du Sud
Russie
Yougoslavie
11936
2022
2018
2014
1984




Quelques chiffres sur Milan, Cortina et l'Italie
Population de Milan : environ 3 250 000 habitants (ville métropolitaine)
Population de Cortina d'Ampezzo : environ 5 500 habitants
Population de l'Italie : environ 59 000 000 habitants
PIB nominal : 2 058,3 milliards de dollars
PIB nominal par habitant : 34 777 $



L'Italie aux Jeux Olympiques
Médailles remportées aux Jeux Olympiques d'hiver : 141
Titres remportés aux Jeux Olympiques d'hiver : 42
Médailles remportées aux Jeux Olympiques d'été : 658
Titres remportées aux Jeux Olympiques d'été : 229

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Re: JO d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic central

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 13:15

La France aux Jeux Olympiques d'hiver


Historique
Records
Éditions les plus prolifiques en terme de médailles
  • 2018 – 15 médailles : 5 en or, 4 en argent, 6 en bronze, 8ème au classement des médailles
  • 2014 – 15 médailles : 4 en or, 4 en argent, 7 en bronze, 8ème au classement des médailles
  • 2022 – 14 médailles : 5 en or, 7 en argent, 2 en bronze, 10ème au classement des médailles
Éditions les moins prolifiques en terme de médailles
  • 1956 – 0 médaille
  • 1976 – 1 médaille de bronze
  • 1980 – 1 médaille de bronze
  • Plusieurs éditions à 1 médaille d'or ou d'argent

Tableaux des médailles de l'équipe de France
Tableau général historique des médailles de l'équipe de France
PlaceSport
Or
Argent
Bronze
Total
1Ski alpin
16
17
18
51
2Biathlon
13
8
12
33
3Snowboard
4
5
4
13
4Patinage artistique
4
3
7
14
5Ski acrobatique
3
6
6
15
6Combiné nordique
2
1
1
4
7Ski de fond
-
1
4
5
8Bobsleigh
Curling
Saut à ski
-
-
1
1
1
1
1
1


Or
Argent
Bronze
Total
Sports de neige
38
38
46
122
Sports de glace
4
3
9
16
Total
42
41
55
138


Tableau des médailles acquises aux Jeux Olympiques d'hiver de 2022
PlaceSport
Or
Argent
Bronze
Total
1Biathlon
3
4
-
7
2Ski alpin
1
1
1
3
3Patinage artistique
1
-
-
1
4Ski acrobatique
Snowboard
-
1
1
-
1
1
6Ski de fond
-
-
1
1
TotalJO 2022
5
7
2
14


Tableaux d'honneurs des athlètes français
Athlètes français les plus médaillés aux Jeux Olympiques d'hiver
PlaceAthlèteSportÉditions
Or
Argent
Bronze
Total
1Martin FourcadeBiathlon2010-2018
6
1
-
7
2Quentin Fillon-MailletBiathlon2018-2022
2
3
-
5
3Marie Dorin-HabertBiathlon2010-2018
1
1
2
4


Athlètes français plusieurs fois titrés aux Jeux Olympiques d'hiver
AthlèteSportÉditions
Titres
Martin FourcadeBiathlon2010-2018
6
Jean-Claude KillySki alpin1964-1968
3
Pierre Brunet
Andrée Joly
Henri Oreiller
Marielle Goitschel
Pierre Vaultier
Quentin Fillon-Maillet
Patinage artistique
Patinage artistique
Ski alpin
Ski alpin
Snowboard
Biathlon
1924-1932
1924-1932
1948-1952
1964-1968
2006-2018
2018-2022
2




Milan-Cortina 2026
Porte-drapeaux à la cérémonie d'ouverture : Clément Noël (ski alpin), Chloé Trespeuch (snowboard)
Porte-drapeaux à la cérémonie de clôture : ...
Nombre d'athlètes : 162 répartis dans 14 disciplines sportives (80 répartis dans 10 sports à Pékin en 2022)

Après une délégation 2022 qui était la plus petite envoyée aux Jeux depuis Calgary 1998 avec moins de 90 athlètes, c'est le record de la plus grosse délégation qui est battu cette année avec plus de 160 athlètes français sélectionnés pour aller en Italie. Cela s'explique par la présence de la France dans toutes les disciplines sauf en curling et en luge et l'envoi pour la première fois d'équipe en hockey sur glace masculin et féminin.

L'objectif fixé est d'intégré le top 5 du classement des médailles ce qui nécessitera de battre le record de 15 médailles (2014 & 2018) et de dépasser le plafond de verre atteint lors de ces dernières éditions. Pour cela, il faudra réussir à convertir les chances de médailles.

Comme lors des dernières éditions, le biathlon français dans son ensemble concentre énormément de chances de médailles avec des équipes de rêve composés de biathlètes qui sont tous capables de monter sur le podium une ou plusieurs fois lors de la quinzaine, que ce soit lors des épreuves individuelles et lors des relais. Si on ne demandera pas aux biathlètes de forcément réitérer le bilan des mondiaux 2025 et 2024 (13 médailles), un bilan inférieur à 6 médailles serait presque une catastrophe au vu des espérances.

En ski alpin, des médailles sont aussi espérées chez les hommes, en particulier après les regrets suscités par les quotas qui ont forcé l'encadrement à laisser du monde à la maison. Après des mondiaux décevants avec 0 médaille, il faudra grimper sur le podium cette fois-ci.

En ski de bosses, si une ou deux médailles (grâce à l'apparition des bosses parallèles) pouvaient presque paraitre assurées avec Perrine Laffont, la blessure de celle-ci rend son état de forme incertain. Le déroulement bizarre de cette saison marquée par de multiples annulations pourrait lui être favorable en ayant impactée ses adversaires. L'équipe de ski acrobatique français a également été touché par la lourde chute de Tess Ledeux qui doit faire l'impasse sur ces Jeux après plusieurs mois de galère. En ski-cross, la France alignera des équipes masculines et féminines ambitieuses grâce aux podiums obtenus en coupe du monde cette saison par Marielle Berger-Sabbatel et Youri Duplessis-Kergomard. Attention cependant à ne pas réitérer les ratés de 2022.

L'équipe de snowboard s'annonce prometteuse avec le jeune Romain Allemand qui est devenue à 19 ans le premier Français vainqueur d'une coupe du monde de slopestyle pendant le mois de janvier. Léa Casta, également 19 ans est l'une des pointes du trident féminin qu'elle forme avec Julia Pereira de Sousa Mabileau et la porte-drapeau Chloe Trespeuch qui devront néanmoins gérer la pause inattendue causée par l'annulation des courses prévues à Isola 2000 et Goudaouri. Les frères Chollet, auteur d'un doublé en ouverture de la coupe du monde, porteront les espoirs du cross masculin français.

Enfin, pour finir avec la neige, les espoirs seront grands dans la nouvelle discipline du ski-alpinisme où la France est l'un des pays dominants avec les multiples vainqueurs de la coupe du monde Thibault Anselmet et Emily Harrop en chefs de file bien accompagnés.



Dans les sports de glace, Guillaume Cizeron tentera d'aller remporte une nouvelle médaille olympique en danse sur glace avec sa nouvelle partenaire Laurence Fournier Beaudry.

D'autres espoirs de médailles existent grâce au développement de l'équipe de France de patinage de vitesse emmenée par son leader Timothy Loubineaud qui pourrait offrir une médaille historique à cette discipline qui a quitté la fédération française des sports de glace pour entrer dans le giron de la Fédération française de roller et skateboard qui met des moyens.

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Re: JO d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic central

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 15:16

Diffusions TV et radio


Cette première édition des Jeux d'hiver sans décalage horaire depuis 20 ans sera un enjeu majeur pour ses diffuseurs qui déploieront d'importants dispositifs.


Diffusion TV
France TV
Cette édition s'inscrit dans la lignée du méga-contrat en cours depuis 2022. France TV est le diffuseur en clair et proposera en plus de sa diffusion TV sur France 2, France 3 et France 4, une nouvelle chaine numérique France TV Sports qui sera pérenne jusqu'en 2030 mais pas l'intégralité en numérique qui est réservée à HBO-Max/Eurosport.

France TV proposera une quinzaine d'heures de programmes en direct autour des Jeux tous les jours de 10h00 à minuit avec le direct, la continuité antenne, des interviews et des émissions dont le JO Club qui reviendra sur les temps forts de la journée à la fin des épreuves avant des rediffusions toute la nuit jusqu'à Télématin.

Le groupe s'appuiera sur ses piliers Laurent Luyat, Mathieu Lartot, Cécile Grès, Alexandre Boyon, Alexandre Pasteur qui seront entourés par une petite armée de journalistes et de consultants.


Horaires de diffusion :
    Direct TV : de 10h00 à 22h30-23h00 chaque jour sur France 2, France 3, France 4 et Outre-mer 1ère
    Direct numérique : francetv sport sur le site internet de France TV (diffusion 24h/24, 7j/7).
    JO Club : Tous les soirs pendant une heure après les épreuves, présenté par Laurent Luyat sur France 2 ou France 3.

Présentation :
    Cérémonies : Matthieu Lartot, Nathalie Péchalat, Alexandre Boyon et Raphaële Schapira (correspondante à Rome pour France Télévisions)
    Continuité d'antenne : Cécile Grès, Matthieu Lartot, Olivia Leray, Fabien Lévêque et Laurent Luyat
    Consultante en plateau : Ophélie David
    Zone mixte : Zones mixtes : Tristan Baudenaille-Pessotto, Philippe Lafont, Inès Lagdiri, Guillaume Papin et Thierry Vildary
Commentaires des épreuves :
    Biathlon : Alexandre Boyon | Marie Dorin-Habert et Frédéric Jean
    Bobsleigh-luge-skeleton : Jeanne Meyer | Bruno Thomas
    Curling : Rodolphe Gaudin | Pauline Jeanneret et Wilfrid Coulot
    Hockey sur glace : Josselin Debraux, Emmanuel Roux | Christophe Duchamp et Laurent Meunier
    Patinage artistique : Marie-Christelle Maury | Annick Dumont et Nathalie Péchalat
    Patinage de vitesse / short track : Benoît Durand | Benjamin Macé (patinage de vitesse) et Tifany Huot Marchand (short-track)
    Saut à ski et combiné nordique : David Malarme | Fabrice Guy
    Ski acrobatique : Christian Choupin, Claire Vocquier Ficot | Guilbault Colas (bosses), Enak Gavaggio (ski cross) et Marie Martinod (saut, half-pipe)
    Ski alpin : Alexandre Pasteur | Luc Alphand et Carole Montillet
    Ski alpinisme : Alexandre Pasteur | Laetitia Roux
    Ski de fond et combiné nordique : Arnaud Mattéoli | Maurice Magnificat
    Snowboard : Christian Choupin | Mathieu Crépel (slopestyle, half pipe, big air) et Pierre Vaultier (slalom géant, boardercross et half pipe)



Eurosport / HBO Max
Eurosport et HBO Max diffuseront l'intégralité des épreuves en direct, soit plus de 865 heures de diffusion. Plus d'une quinzaine de canaux numériques seront actifs simultanément lors des pics d'activité. Le dispositif s'appuiera largement sur les journalistes et consultants officiant tout au long de l'hiver lors des compétitions diffusées par le groupe et sur la synergie transnationale du groupe.

https://media.wbdsports.com/post/panthe ... overy-in-1


Consultants internationaux :
    Saut à ski : Martin Schmitt
    Ski alpin : Francesca Marsaglia, Tina Maze t Viktoria Rebensburg
    Ski freestyle : Kevin Rolland
    Divers : Laura Robson
Consultants français :
    Biathlon : Sandrine Bailly, Lois Habert
    Bobsleigh : Vincent Ricard
    Combiné nordique : Roddy Darragon, Jeff Devaux, Robin Duvillard, Sébastien Lacroix et Maxime Laheurte
    Curling : Thierry Mercier
    Hokcey sur glace : Charlotte Girard
    Luge : Frédéric Bertrand
    Patinage artistique : Alban Preaubert et Tiffany Zahorski
    Patinage de vitesse : Véronique Pierron
    Saut à ski : Nicolas Jean-Prost, Coline Mattel
    Ski alpin : Margot Bailet, Johan Clarey, Pierre-Emmanuel Dalcin, Gauthier De Tessières, Florence Masnada, Nastasia Noens et Jean-Pierre Vidal
    Ski alpinisme : Florence Masnada
    Ski de fond : Coralie Bentz
    Ski freestyle : Alizée Baron et Sacha Theocharis
    Snowboard : Clémence Grimal et Robin Ligeon
    Divers : Matthias Dandois

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Diffusion radio
RMC
Le dispositif de RMC s'annonce massif avec de nombreuses heures de direct et une priorité accordée aux temps forts des Jeux face aux émissions habituelles. Une vingtaine de journalistes a été envoyée à Milan. De 20 à 21 heures, l'After JO reviendra sur les temps forts de la journée.

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Re: JO d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic central

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 15:21

L'avenir des Jeux Olympiques d'hiver


Alors que les Jeux Olympiques d'hiver vont fêter leur centenaire dans deux ans, leur organisation pourrait évoluer de différentes manières lors des éditions futures.

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Re: Jeux Olympiques d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic cen

Messagepar friton01 » 01 Fév 2026, 15:41

Désolé pour le retard.

Les informations sur le dispositif exact d'Eurosport sont assez parcellaires. Pas de canaux numérotés au-delà du 2 cette année apparemment pour enchainer les matchs de curling et de hockey. Pas d'informations sur les journalistes et émissions au-delà du Chalet-Club.

Je suis assez curieux des retours qu'auront les athlètes, encadrants et suiveurs qui seront présents en Italie. J'ai peur d'une ambiance morne à Milan où il y aura peu de choses et qui est très éloignée des autres sites où l'ambiance devrait être bien chaude.

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Re: Jeux Olympiques d'hiver – Milan-Cortina 2026 | Topic cen

Messagepar vino_93 » 01 Fév 2026, 19:03

D'un autre côté à Milan tu pourrais avoir les fans de hockey, un peu en mode "mondial", avec de belles ambiances. Tu es à proximité de la Suisse, pas loin de la Tchéquie, l'Allemagne et Slovaquie, des pays qui ont des fans relativement nombreux à se déplacer sur les mondiaux aussi.

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Messagepar LaVraieSeine » 01 Fév 2026, 22:39

friton01 a écrit:Les informations sur le dispositif exact d'Eurosport sont assez parcellaires. Pas de canaux numérotés au-delà du 2 cette année apparemment pour enchainer les matchs de curling et de hockey. Pas d'informations sur les journalistes et émissions au-delà du Chalet-Club.



En tout cas ils n'ont pas passé le mode J.O en amont pour plusieurs sports. Des compétitions diffusées sans commentateurs et pas de mentions dans Chalet-Club. Du coup j'attends de voir la tronche des journalistes en patinage de vitesse, short-track, curling, bob et skeleton, d'autant que par exemple pour le premier sport cité la consultante sera Véronique Pierron, une short-trackeuse ...
Ils vont probablement se retrouver à commenter des sports pour la première fois, en les ayant possiblement peu suivis. Ca s'entend assez vite quand la personne ne s'est pas appropriée la discipline, elle se contente de balancer toutes les infos de ses fiches sans aucune interprétation.

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Messagepar LaVraieSeine » 01 Fév 2026, 23:09

Sinon comme tous les quatre ans le marronnier de l'origine géographique des athlètes français avec la domination des massifs, notamment alpin dans la délégation.
La sélection de 48 hockeyeurs modifie quand même légèrement le centre de gravité avec une présence un peu plus importante de l'Île de France, très minoritaire alors qu'elle fournit le gros du contingent l'été.
Belle présence bretonne aussi grâce au patinage de vitesse et un skeletonneur.

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Messagepar LaVraieSeine » 02 Fév 2026, 23:29

Pour la tête du classement des médailles je pense que le match sera Norvège-USA. Je les vois à au moins 15 or chacun ce qui me semble beaucoup pour l'Allemagne clairement en retrait dans plusieurs places fortes (saut à ski, combiné nordique, biathlon). Leur seule chance serait de réaliser un grand chelem sur les sports de glisse où deux nouvelles épreuves ont été ajoutées, ce qui les propulserait à 12 titres. Resteraient à aller chercher 4 ou 5 victoires de plus, ce qui n'est pas acquis tout en restant envisageable. Mais ne les vois pas gagner plus de 9 courses en bob-luge-skeleton.

Les USA sont mieux armés ( :heureux: ) qu'en 2022. Ils avaient complètement foiré le ski alpin (une médaille d'argent) ce qui ne devrait pas être le cas cette année (même avec Vonn out). Grâce à Stolz ils devraient faire une razzia en patinage de vitesse, ils ont encore un petit pécule assuré en artistique et des chances intéressantes en short-track. Diggins est en grande forme avec des longues distances qui paraissent ouvertes et le ski-snow acro présente encore de bonnes chances de titres (je ne suis pas trop et il y a peu d'épreuves de CDM mais bon). Sans parler du hockey.

Côté Norvège, 2022 avait été un peu raté en ski de fond avec des hommes en difficulté. Sans les Russes ils devraient atomiser la discipline. Reste à savoir comment les femmes tireront leur épingle du jeu, si elles grattent deux ou trois titres je pense que c'est game over. Le biathlon reste ouvert mais j'ai du mal à les voir égaler les six titres de Pékin. Atteindre de nouveau les trois titres en combiné et saut à ski n'est pas joué non plus. La tendance est plutôt bonne par contre en patinage de vitesse avec Eitrem et Wiklund.

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Messagepar MayodeBain » 03 Fév 2026, 09:23

Quelqu’un a acheté le guide de L’equipe ? Il y a bien le programme exhaustif des épreuves ?

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Messagepar Brandon » 03 Fév 2026, 11:53

Oui hormis qu'on a pas les affiches pour les matchs de Curling et de Hockey sur Glace et en bonus on a le calendrier pour les Paralympiques

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Messagepar Olivier73 » 03 Fév 2026, 21:48

Je reprend un tableau publié il y a quelques mois.
Il s'agit du tableau des médailles en se basant sur les mondiaux 2025 des compétitions olympiques.
Il manque l'épreuve de patinage par équipe qui n'existe qu'aux JO.

Image


La lutte Norvège / USA se confirme pour la 1ère place.
Pour la France, on exploserait à la fois le nombre de titres avec 8 médailles d'or (le record est de 5) et un total de médailles à 23 (le record est de 15), mais ceci ne suffit pas pour rentrer dans le top 5 comme souhaité par le ministère des sports.

De plus ce total repose essentiellement sur le biathlon et le Ski alpinisme (18 des 23 médailles) et des titres (6 des 8 médailles d'or).
Bon on le sait, un fail en biathlon rendrait impossible ce score, mais pour moi c'est également impossible si le ski alpinisme ne cartonne pas aussi.

Petit rappel, j'avais effectué le même travail pour Paris 2024.
La France avait entre 40 et 47 médailles (calcul plus compliqué avec plus de disciplines sans mondiaux ou des catégories de poids n'existant pas) et entre 12 et 15 médailles d'or.
Et au final le bilan était de 16 titres et 64 médailles.
Et c'était exceptionnel car la plupart du temps la France fait moins bien aux JO qu'au mondiaux précédents.

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Messagepar LaVraieSeine » 03 Fév 2026, 22:34

Le côté aléatoire de chaque course de biathlon (même si la poursuite existe ...) va jouer dans le total de titres de plusieurs pays, en premier lieu France et Norvège, mais aussi Suède et Italie, et l'Allemagne ensuite.
Pour nous j'ajouterais aussi le snowboard cross (trois épreuves comme le ski-alpinisme). En gros si tout s'aligne dans ces disciplines on peut atteindre le top 5.

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Messagepar Cadelthebest » 04 Fév 2026, 09:35

Ducoup pour les épreuves d'aujourd'hui et demain (et après demain :question: ), pour FTV, c'est simplement retransmis sur l'appli, pas à la télé ?

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