Nouvelle session vacances à la montagne. Gîte réservé sur les hauteurs d’Annecy, entre le lac d’Annecy et celui du Bourget, permettant d’aller chercher de la haute montagne ou des cols intermédiaires. Comme d’habitude, quand je parlerai des longueurs ou pourcentage des montées, je me baserai sur les segments strava.
Jour 1 : https://www.strava.com/activities/15355484566/Sur Annecy, dommage de passer à côté du Semnoz. Ça sera l’objectif de cette première sortie. Seulement, les presque 6 km à environ 9 % du versant depuis Annecy me font un peu peur. Pas envie de me griller d’entrée. Ça sera le versant « facile » en passant pas le col de Leschaux. J’ai pas mal hésité avant mon départ sur les deux versants, avec pour résultat un départ à 14 h … Une première partie de sortie légèrement descendante pour rejoindre Annecy, avec quelques jardinages pour suivre ma trace. L’occasion de découvrir un peu la ville et les nombreux aménagements cyclable, la piste cyclable qui fait le tour et son trafic. Puis à Sevrier, c’est partie pour le col de Leschaux. 12 km à 3,6 %, pas la montée la plus difficile. Je me cale sur un rythme qui me semble pas trop éprouvant, j’accélérerai même en cours de montée. Pas grand-chose à dire sur cette montée, si ce n’est que j’ai déjà descendu la moitié de mon bidon d’eau (en tapant un peu dans le bidon d’électrolyte à côté). Je joue la sûreté, et remplis au cimetière de Leschaux. Un peu moins de 47 mn pour cette apéritif du Semnoz.
A Leschaux justement, c’est le début du Semnoz par ce versant, 13 km à 5,5 %, 12 km à 6,1 % si on enlève le premier kilomètre du col dans Leschaux, qui prend quelques petites rampes, mais surtout du plat. Je me cale à nouveau sur un rythme autour de 145 bpm. Je sent la différence avec le col de Leschaux, même si la pente n’est qu’autour de 6-7 %. La difficulté vient plutôt de la soif, je descendrai mon bidon de 750 ml dans la montée, et celui de 500 n’a plus grand-chose. Au bout de 6 km, un petit replat qui me permet d’en remettre un peu, avant d’arriver dans la partie difficile avec des kilomètres à 8 % de moyenne, qui sont un plus rectiligne. J’y pioche un peu jusqu’à 1,5 km du sommet où l’on sort de la forêt, avec la vue sur les sommets de l’autre côté du lac. Dernier kilomètre avec un petit vent de face, et c’est fini. 1 665 m d’altitude, un nouveau record pour moi (et ma seconde montée en terme de dénivelé, toujours derrière le Grand Colombier). Quelques photos, puis la descente. 17 h, je réfléchi à rentrer ou faire le tour du lac, chose que j’avais prévu à la base.
En bas de la descente, 65 km, il m’en reste 50, environ 2h sur le papier. Je pars pour le tour du lac (après avoir remplie les bidons) où je me fait emmener par deux groupes. Un premier de 2 personnes en vélo de ville qui envoie pas mal. Puis un petit groupe de 6 ou 7 italiens ou flamand, je sais pas trop (hypothèse lié à leur maillot). Je m’accroche tant bien que mal et les lâche à leur logement pour finir mon tour de lac, avec le vent de face. Et un petit coup de cul à Taloire, 1,5 km à 6,5 %, pas repéré sur ma trace avec l’échelle du Semnoz. Je maudis un peu cette montée après 90 km. 10 derniers kilomètres du tour du lac dans les bouchons sur l’absence de piste cyclable pour atteindre les 100 bornes. Nouveau remplissage de bidon, puis c’est partie pour le retour au gîte. Une dernière montée à Poisy, 1,5 km à 5 %, un faux plat montant pour atteindre Nonglard et le dernier coup de cul pour remonter au gîte (2 lacets et quelques passages à 8%) pour 115 km et 1 752 de d+.
Jour 2 : https://www.strava.com/activities/15366574127Programme du jour, col de la Colombière, col des Aravis et Croix Fry. Départ depuis Dingy-Saint-Clair où je pose la voiture, et prend la route de la Balme de Thuy pour éviter la grosse route départementale. Le peu que j’en fait me donne raison vue le trafic. Arrivé à Thones, c’est parti pour la montée vers Saint-Jean-de-Sixt, intégré dans le col de la Colombière sur col-cyclisme. 6,8 km à 4,5 % et de passages à 7 % pour la mise en route. A Saint-Jean-de-Sixt, petite descente, et c’est partie pour la Colombière, 12 km à 5,4 %. Pied autour de 6 % puis un replat au bout de 5km. Et un petit kiff dans les lacets, c’est la montagne. Première pour moi également, je rattrape et double quelques cyclistes dans la montée. J’hésite à rester avec le second duo dont le rythme pourrait m’aller, mais le mec qui rappelle à la fille qui l’accompagne « keep my wheel » (ou un truc du genre, je sais plus trop, c’était en début de sortie) toute les 30s me saoule. Je prendrai un rythme plus important pour les distancer. Après les 2 km de replat, arrivé au Chinaillon où la route est barrée tous les mercredi après-midi pour y mettre des structures gonflables. Petit détour par un parking, puis je reprends la montée qui prend de la pente. 7-8 % pour les 4 derniers kilomètres où je prend pas mal de plaisir dans les alpages et les lacets. Moins de circulation depuis le Chinaillon, c’est un petit plus. Un peu plus d’une heure de montée à 11,8 km/h depuis Le Grand Bornand.
Pause photo et nougat en haut, puis la descente où je profite de la vue. Le petit coup de cul entre Le Grand Bornand et Saint-Jean-de-Sixt pique un peu. Mention au cycliste qui prend ma roue 1km et place une mine pour me doubler, histoire d’être sur que je ne suive pas … Remplissage de bidon, puis c’est partie pour le col des Aravis. 11,6 km à 4,9 %. Le premier kilomètre en sortie de Saint-Jean-de-Sixt me semble assez éprouvant (alors que 6 % environ) et le replat jusqu’à La Clusaz me fait du bien. Comme pour la Colombière, le trafic se calme un peu à la sortie de la station de ski, où la pente remonte, à nouveau 6-7 % selon les panneaux kilométriques en bord de route, 8 % à un moment de mémoire, mais j’arrive à reprendre un rythme qui me va. Et à la sortie du dernier virage, « whaoo ». Devant moi, un sommet enneigé (Mont Blanc), j’en prend plein la gueule. Ça valait vraiment la montée. A nouveau une heure de montée pour ce col.
Au sommet, je prends à nouveau le temps de prendre quelques photos, puis de manger à nouveau un morceau. Avant de plonger dans la descente ou encore une fois, je profite de la vue sur la vallée. A l’approche de La Clusaz, je vire à gauche pour le col de la Croix Fry, dernier morceau de la sortie. Seulement 3km, à 7 %. Le pied est difficile, avec un passage de 1km à près de 10 %. Suivi d’un replat de 400m qui me permet de récupérer un peu, et affronter le dernier kilomètre, à nouveau autour des 8-9 %. 16 mn pour cette montée, avant de basculer dans la descente vers Thones, puis la route de Balme pour retourner à la voiture. 92 km, 2 152 d+.
Jour 3 : https://www.strava.com/activities/15378202270L’idée du jour, c’était montée au Revard puis col des Prés. Je m’approche un peu en laissant la voiture à Alby-sur-Cheran, charmant village médiéval. Et ce que j’avais pas prévu, c’est de partir sur une rampe de 150m à 14,8 %, enchaîné par 500m à 9,5 %. A froid, ça pique. Ensuite, la rd.1201 jusqu'à St-Félix et son fort trafic. Pas le début de sortie optimale. Ça s’améliore ensuite avec une petite route pour aller jusqu’à Grésy-sur-Aix, puis Aix-les-Bains pour le début de la montée, 20 km à 6,3 %. Comme l’a fait remarqué Klira dans un autre topic, il faudra faire avec la chaleur, car j’ai encore eu la bonne idée de débuter la sortie à 13h30. J’ai du mal dès le début, combo de la chaleur et des efforts des autres jours sûrement. Surtout que la première partie n’offre que peu d’abri au soleil. L’arrivée dans la forêt un peu avant la mi col fera du bien, mais les bidons sont bien entamés. Je pensais pouvoir remplir à une fontaine dans la montée, mais celle-ci ne coule plus lors de mon passage. Fin en gérant l’eau qu’il me reste. 2H de montée (sans doute un peu moins, je me suis arrêté avant le sommet aux toilettes pour remplir les bidons dès que j’ai pu). Mais je m’attendais pas à souffrir autant sur cette montée. Petit tour par le point de vue de la boucle de Bellevue, puis je monte au panorama, qui donne d’un côté sur le lac du Bourget, de l’autre sur le Mont Blanc. Je prend clairement le temps de souffler au sommet, de manger (je n’ai pas mangé de la montée, peut-être une autre cause de mes difficultés), de boire (je remplirai à nouveau mon bidon d’eau en descendant), de profiter de la vue. Puis je repars pour la descente, mais sans aller chercher le col des prés. Les quelques coups de cul sur le retour me conforteront dans mon choix. Et je suis bien content de finir sur une longue descente, ou faux-plat descendant. 80 km au lieu des 100 prévus, 1643 de d+ au lieu des potentiels 2200 … je finis un peu déçu, malgré un nouveau record d’ascension. Si hier les jambes étaient bonnes, c’était moins le cas aujourd’hui.
Jour 4 : journée off, histoire de souffler. Petite promenade dans le Grand Colombier pour le Tour de l’Ain.
Jour 5 : https://www.strava.com/activities/15399509952Réveil à 6h45, pendant les vacances, ça pique. Mais avec les chaleurs annoncées … Le temps de me préparer puis d’aller à Ugine (qui était finalement à 1h du gîte …), je suis sur le vélo vers 9h30 de mémoire. Initialement, j’envisageais un Cormet de Roselend, voir le col du Joly après les messages de Nailouj et Spad en planification de parcours (le col du Pré par Beaufort me semble encore un peu dur). J’avais aussi jeté un coup d’œil à la montée jusqu’au lac de St Guérin sur la route du Cormet d’Arêches. Mais après le Revard, je pars sur une autre boucle avec le col des Saisies puis de Tamié. Avant, je pars sur la montée vers Héry-sur-Ugine (11,4 km à 5,4%). Je met un peu de temps à comprendre que je suis sur la route de l’étape du Tour. Je m’éclate dans la première partie de la montée, l’effet lacet encore. Et je trouve la vue sur Ugine dans la vallée plutôt sympa. Petite descente à la moité de la montée. Un peu moins d’une heure au final pour rejoindre le village puis le sommet, où je suis déjà trempé. Malgré la chaleur, je dois mettre le k-way dans la descente pour ne par avoir froid (au moins dans la partie initiale à l’ombre).
Une descente où je m’amuse à mon niveau, puis je lâche la route de l’étape du tour en bas, pour rejoindre le col des Saisies par Flumet, 14,9 km à 5 % (sûrement le versant facile), qui comprend 2 descentes (qui faussent un peu le pourcentage moyen du coup). Le pied comprend quelques lacets, et une pente régulière où je prend mon rythme. Pas trop de monde sur cette portion, jusqu’à rejoindre la route principale, beaucoup plus passante. Je prend les premières rampes plus sévère à Notre-Dame-de-Bellecombe, puis après la première descente. Dans celle-ci, la reprise de la montée est un peu plus difficile, la descente casse les jambes. Puis à 6 km du sommet, la seconde descente de 1,5 km, qui réduit la montée du coup (oui j’avais étudié le profil de la montée en détail). Bizarrement, je reprends mon rythme plus facilement et ai les jambes moins coupé après cette seconde descente. Quelques dernières rampes, puis le dernier kilomètre plus simple et c’est l’arrivée au village et au sommet, après un peu moins de 1h15 d’effort. Je coupe au sommet, le temps de remplir les bidons, de passer à la boulangerie m’acheter à manger. D’abord au soleil, puis je migre à l’ombre. Il est midi, et même à 1600 m d’altitude, ça tape un peu, mais la chaleur reste supportable, là-haut.
Je me lance ensuite dans la descente, en passant par Hauteluce. Et j’en prend plein la gueule dès les premiers virage où à la sortie, je me retrouve face au Mont Blanc, tout proche. J’ose même pas imaginé l’effet que cela donne au Joly. Je profite au maximum de la vue. Je loupe le passage dans le village de Hauteluce … en le contournant, puis descente vers Beaufort, où la chaleur monte petit à petit. Route un peu dégueulasse par moment, qui saute pas mal ou avec pas mal de réparation et changement de revêtement. Dans la descente, j’aperçois les panneaux col du Joly ou Cormet de Roseland qui me donne envie, mais j’embraye avec la vallée vers Albertville. Vent de face pour compenser le profil descendant. Pas la partie la plus plaisante de la sortie, pas mal de voiture. Et ça me conforte dans mon choix de ne pas faire Queige depuis Ugine pour aller sur Beaufort. Pause bidon au plan d’eau de Queige, puis encore un remplissage après Albertville, la chaleur fait son effet.
Encore plus dans le col de Tamié, 9 km à 6,2 % grimpé en plein cagnard. Et un col qui offre peu d’abris avant les derniers kilomètres. La première partie est la plus dure mentalement avec des bouts droits. Les lacets en fin de montée font du bien moralement, surtout avec le Mont-Blanc qui apparaît dans 2 virages (oui je me lasse pas de sa vision). 45mn d’ascension et des bidons à nouveau vide. Je profite de la fontaine au sommet pour remplir. Je zappe le détour vers le fort, sans doute à tord après coup (dommage de s’infliger la montée pour ne pas aller le voir), pour basculer dans une nouvelle descentes vers Faverges, au milieu des sommets des Aravis où j’en prend plein la gueule (encore). Mais vide à nouveau mes bidons. Au moment de voir le panneau, le col de l’épine (version facile) me donne envie, mais pas à sec. Même chose pour la version difficile. J’attendrai le plan d’eau d’Ugine pour pouvoir les remplir. Après avoir hésité à remonter la Forclaz de Queige (ou ses lacets), je me ravise pour aller à la voiture, finir la sortie et en garder pour demain. Quand je démarre la voiture après en avoir fini, le thermomètre affiche 42°C … Pour la sortie, 109 km et 2 266 de d+.
Jour 6 : flemme de me lever ce matin, trop chaud pour aller rouler l’après-midi, finish en randonné en partie en forêt.
Bilan du séjour :Un peu moins de 400 km et 7 800 m de d+. Pris plein les yeux régulièrement, ça vaut clairement le coup de revenir dans le secteur et aller chercher les sommets plus hauts en altitude. Seul bémol, la chaleur en fin de séjour qui m’aura fait sauter quelques sorties, ou raccourci quelques unes (celle du Revard). Cap sur le Sancy maintenant pour la deuxième semaine de vacances, en espérant des températures un peu plus fraîche.