
Modérateur: Animateurs pratique sportive

Leinhart a écrit:Je vais pas en parler dans Sorties quotidiennes, on va encore me tomber dessus

)), ce week-end c'était évidemment l'ouverture des courses en Belgique, impossible de rater ça !
), il était temps d'aller au podium pour voir les coureurs. Le vélodrome était bien rempli (les gradins ainsi que la zone à l'intérieur de la piste qui est retirée pour l'occasion). Bon j'ai pas tout compris vu qu'yavait pas d'interview en néerlandais avec les coureurs, mais les Belges (les flammands en fait) étaient bien applaudis, par exemple Luca Van Boven bien plus que De Lie
. Je passe sur Philippe Gilbert qui nous fait tourner l'écharpe sur les Lacs du Connemara, des imitations d'animaux/sirène de pompier assez cheloues de la part de certains coureurs. Sinon, VDP et Philipsen ont eu le droit à leur accueil spécial et Wout à sa chanson entonnée par tout le public. Bref, assez fou de voir autant de monde pour une simple présentation d'équipes
. Je pars ensuite prendre mon vélo avec pour objectif de faire le final de la course à partir du Molenberg et de me poser un haut du mur de Grammont pour voir la course.
et en plus des averses sont annoncées. Ca manque pas, 2 minutes après être parti il y a déjà quelques gouttes
. Je me retrouve complètement collé à 250 W avec de la flotte sur la gueule, bien le cliché flammand mais c'est pas marrant pour autant. Je me retourne dans l'espoir de voir quelqu'un me rattraper pour prendre sa roue, mais à part un vélo électrique au loin qui avance aussi lentement que moi, y a personne. Ah si, un mec me dépasse, il va assez vite, "ah tiens il a un imper Quick-Step", "ah tiens il a un S-Works", "oh je suis c'est Merlier", "merde il a déjà 10m d'avance"
. Allez, j'accélère à >400 W, essaye de me mettre dans la roue, mais le gars va vite et y a vent de côté, même pas eu le temps de lui causer 2-3 mots, que je suis largué
. Après 20 km comme ça, je sors enfin des bords de l'Escaut et évite un peu le vent, la pluie s'est calmée aussi, et j'arrive bientôt au Molenberg. Une voiture de flic barre l'entrée du mont, on m'autorise à passer mais je démarre avec zéro élan, flemme de le faire à bloc. Le pavé est humide, mais la roue arrière glisse pas (en même temps, 3 bars), je me dis que les pros ça va pas les gêner. En haut du mont, je repère bien la route en faux plat montant et vent de côté, MVDP devrait bien aimer ça. Justement, je passe devant le bar des supporters de VDP, mais pas le temps de s'arrêter en chemin, il faut que j'arrive à Grammont avant les coureurs. Ensuite le Hagoek puis le Leberg où je slalome entre les spectateurs qui marchent au milieu de la route (pourtant les coureurs passeront au moins 1h-1h30 plus tard..). Vent de dos dans le Leberg, mais du coup j'ai pas pu tenter le PR... En haut du Leberg, je vois un écran géant devant un bar avec un paquet de gens agglutinés devant, "ah c'est peut-être animé !", *95km de l'arrivée, peloton groupé* "ah non". Ca enchaine tout de suite avec le Berendries que je connais déjà, je monte à bon rythme mais sans plus, faut garder des watts pour le Kapelmuur. Ensuite, le parcours prend des routes méga étroites, ultras sinueuses sans visibilité et assez mouillées/sales, déjà ça me faisait un peu flipper, alors j'imagine même pas en course. Le Tenbosse ensuite, que je connaissais pas, mais ça grimpe pas mal. L'approche de Grammont est ensuite full vent de dos sur des routes larges, ça va tout seul, passage de la côte du pont au-dessus du chemin de fer (oui ça compte) puis le Muur
. Le passage à côté de la fête foraine, le bar Remco à gauche et l'arrivée sur les pavés ! Tout est barriéré mais la route est libre, l'impression d'être dans la télé c'est trop cool ! Je sens vraiment que je suis peu gonflé, mais au moins je peux envoyer facilement de la puissance, je passe bien les raidards sur la fin en restant bien assis jusqu'à la fameuse chapelle. 4' @360W sur ce genre de montée c'est bien satisfaisant pour moi, et ça me place dans le temps de pas mal de pros de la course sur la deuxième partie ! L'attente au sommet est un peu longue, surtout que les coureurs sont en retard sur l'horaire prévu. Le vent et surtout les averses me donnent vraiment froid. Enfin, les coureurs arrivent ! Comme prévu, une fusée bleue passe à toute vitesse, c'est vraiment impressionnant la différence par rapport aux deux poursuivants
. Les autres sont tous couchés sur leur machine la bouche grande ouverte, tu sens qu'ils sont tous à bloc. Mention aux coureurs qui passent hors course, au moins une dizaine de minutes après la moto signalant l'ouverture de la route au public, qui montait donc au milieu des spectateurs, il y avait notamment Colby Simmons de EF. Ensuite, encore une heure d'attente pour voir la course féminine. Une grande partie des spectateurs partent (c'est bien dommage), mais au moins ça me permet de mieux me placer et d'être vraiment au bord du pavé
. Et c'est donc un duo qui débarque, avec Vollering et Niewiadoma quasiment aux coudes à coudes, avec une vibe de Anquetil-Poulidor au PDD
. Derrière, les autres filles avaient vraiment l'air d'être dans le mal, à des vitesses bien plus humaines que les mecs du coup
. Une fois la course passée, il est déjà 17h15 et il me reste une bonne quarantaine de bornes vallonnée pour rentrer à la maison. Le ciel s'est bien dégagé et c'est l'occasion d'admirer un beau coucher de soleil
J'arrive enfin à Gand à la tombée de la nuit, ma trace passe par hasard à côté d'hôtels, où je remarque les bus de différentes équipes notamment GFDJ, Movistar et Visma, avec les mécanos en train de laver les vélos dans le noir. J'ai failli leur demander un petit coup de jet d'eau sur mon vélo vu comment il était dégueulasse, mais j'ai pas osé.
), Matyas Kopecky, lui, roulait sur un HT (pendant au moins 30-40 min sans intensités, je sais pas pourquoi). Y a un mec du staff qui sort du bus, "ah tiens c'est Marcel Kittel"
. Je passe voir les Cofidis, GFDJ, Lotto, mais pas de trace des coureurs qui sortiront au dernier moment, mention aux Burgos et leur camping-car d'ailleurs. Petit coucou au coureurs qui partent rejoindre la ligne de départ, sauf un mec de Flanders qui repart en sens inverse. Le gars a complètement déjanté de la roue avant et il est en panique totale. Le départ fictif doit déjà être donné que lui roule tant bien que mal sur sa jante avant (RIP la jante carbone d'ailleurs) au milieu des spectateurs. Honnêtement, je sais pas comment il a pu prendre le départ, il parlait à son oreillette pour faire venir un assistant, mais il était tout seul le pauvre
.
). Pause contrainte ensuite pour voir passer la course des juniors qui venait du Kluisberg (il y avait le trio qui s'est disputé la gagne, de mémoire), puis en route vers le Mont Saint-Laurent. Pour avoir vu un replay de KBK quelques jours avant, je me souvenais que Sean Kelly disait que le pavé était mauvais (pire les autres monts flammands). Et bien il avait pas tort, même avec 3 bars ça tabassait, et surtout c'est long, la section pavée déjà, et ensuite ça continue de monter sur l'asphalte. C'est vraiment difficile, dommage qu'il soit un peu isolé, il pourrait vraiment être intéressant sur un RVV par exemple. La descente vers Renaix est très rapide, toute droite et vent de dos, et ça enchaine avec le Oude Kruisberg puis le Hotond. Déjà la troisième fois que je le fais, je commence à bien connaître. Après la descente et une petite transition, j'attaque le Trieu. Au débu, c'est un simple faux plat, puis on entre dans le vif du sujet. C'est vraiment une bosse difficile, très très étroite, avec des pourcentages bien mortels sur la fin. Je trouve un spot pour me poser, et les coureurs arrivent peu de temps après. Les échappées d'abord, puis le peloton précédé des hommes forts et notamment Van Baarle qui monte fort. Beaucoup plus loin viennent les lâchés, et dans les tout dernier, Arnaud De Lie, complètement scotché
. Je repars ensuite en direction du Kluisberg, et une longue transition avec des faux plats vent de face plus tard, j'arrive dans le mont. Je m'attendais à un truc assez facile et court, en vrai, c'est un sacré mur, bien raide et rectiligne sur une route assez large (contrairement au Trieu). Ensuite, il me reste une cinquantaine de bornes de plat pour rentrer, mais avec vent favorable. Même si je commence à piocher, le vent me permet de garder une certaine vitesse pour arriver à la maison. 200 bornes sur le week-end et de super souvenirs, la saison des classiques est bien lancée
, en attendant le summum avec le Ronde et PR




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