Écrit le par dans la catégorie Interviews, Les forçats de la route.

Suite à sa brillante élection à la présidence de l’UCI, David Lappartient a décidé de trancher par rapport à son prédécesseur, autant dans sa politique que dans sa communication. Pour Le Gruppetto, il a accepté de balayer sans (trop) de langue de bois l’ensemble du monde cycliste de façon thématique. De l’inévitable cas Froome au cyclo-cross, en passant par la réforme World Tour et la sécurité des coureurs. Entretien fleuve.

DOPAGE

« Je ne vois pas pourquoi j’irais là où Armstrong pavane »

 

Évacuons d’emblée les sujets tendancieux : quelle est votre avis sur le retour à la compétition de Chris Froome lors de la Ruta del Sol ?

Il a le droit de courir et l’UCI reconnaît ce droit. S’il estime qu’il n’a rien à se reprocher je n’ai pas d’autres commentaires à faire. Je l’avais simplement invité, au regard de son statut particulier, à réfléchir à quelle était la meilleure solution en attendant le résultat de l’affaire. A lui et à son équipe d’apprécier la pertinence de courir ou non.

Sa décision entache néanmoins  l’image du cyclisme, qui n’en a pas forcément besoin…

C’est la raison pour laquelle je souhaite que ce dossier soit réglé au plus vite. Autant pour le cyclisme que pour l’UCI ou même pour lui. Plus le dossier dure, moins c’est bon.

Dans tous les cas, sa venue sur le Tour de France ne posera-t-elle pas des problèmes vis-à-vis du grand public ?

Evidemment, il ne faut pas se voiler la face. Il y a un doute, et le doute est toujours préjudiciable en termes d’image, donc j’espère qu’une décision aura été prise d’ici le Tour. En fonction de cela, il aura le droit de courir ou non. S’il est autorisé à courir, il faudra respecter ce droit. Mais il est vrai qu’entre le respect strictement juridique et l’opinion publique, ça peut être difficile.

Si des organismes indépendants tels RCS ou ASO venaient à lui interdire de participer à leurs courses, soutiendrez-vous ces prises de position ?

Il ne faut pas oublier que toute interdiction de participation peut faire l’objet de recours éventuels, à l’image du cas Boonen (le Belge avait finalement pu participer au Tour 2009 malgré une première interdiction suite à un contrôle positif à la cocaïne, ndlr). Il était allé devant la commission de conciliation de Comité national olympique sportif (CNOSF) qui avait incité ASO à l’accepter sur la course. Je ne sais pas jusqu’où ira l’affaire Froome, ni quel serait alors l’organisme juridiquement compétent entre le CNOSF, le Tribunal arbitral du sport (TAS) ou autre, mais il y aura des recours.

Romain Bardet a utilisé des termes forts en parlant de catastrophe et de comédie ; vous avez-vous-même déclaré que le cyclisme traînerait cette affaire comme un boulet…

Les dégâts sont déjà faits pour le grand public. Ce n’est pas un coureur lambda, c’est aussi la raison pour laquelle ça fait tant réagir. Que ce soit de la part des supporters de Froome ou de ses opposants d’ailleurs. Certains diront s’il est condamné que c’est injuste, et d’autres que l’UCI n’a pas fait son travail dans le cas inverse… Mais les procédures sont fortes, avec des gens compétents à leur tête donc j’ai plutôt tendance à leur faire confiance.

Quel est votre position sur la place des anciens coureurs dopés ?

Plusieurs cas de figure sont à distinguer. Un certain nombre de coureurs ont été sanctionnés suite à leur dopage et sont revenus courir après avoir purgé une suspension, à l’image de Richard Virenque ou Alexandre Vinokourov. Dans l’absolu, ceux-là ont payé leur dette. Faut-il toujours que le cyclisme re-balaie son passé à souhait ou qu’il regarde un peu plus vers l’avenir ? J’ai beaucoup plus de mal avec les coureurs jamais sanctionnés. Lance Armstrong, malgré son interdiction à vie, n’a rien eu lorsqu’il courait. Bjarne Riis a reconnu son dopage a posteriori, mais avant 2011, donc il ne tombe pas sous le coup des nouvelles règles de l’UCI qui infligent une lourde amende accompagnée de l’interdiction d’exercer un certain nombre de professions dans le cyclisme. Il fait partie de ceux qui juridiquement peuvent revenir mais que l’on ne souhaite pas forcément revoir.

Raison pour laquelle vous ne vous rendrez pas sur le Tour des Flandres ?

J’avais initialement prévu de m’y rendre car je suis un amoureux de ces grandes classiques où se mêlent un côté dramatique et un scénario qui n’est jamais écrit à l’avance. Mais la présence d’Armstrong m’y a fait renoncer. C’est loin d’être un modèle de vertu et je ne vois pas pourquoi j’irais, en tant que président de l’UCI, là où Armstrong pavane.

L’interdiction complète des autorisations à usage thérapeutique (AUT) est-elle une solution ?

C’est un sujet complexe. Ce qu’il faut bannir ce sont les détournements d’utilisation à des fins d’améliorations de performance. Lorsque Shane Sutton (ancien entraîneur de l’équipe Sky, ndlr) annonce que pour aller chercher les 100 % du meilleur niveau d’un coureur, il demandait une AUT, c’est inacceptable et j’appelle cela du dopage. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de cas particuliers qui nécessitent ces autorisations, mais de façon plus réglementée. Par exemple, je souhaite clairement que les corticoïdes soient supprimés de la liste des produits autorisés. Si vous interdisez les corticoïdes, vous diminuerez nettement l’utilisation des AUT.

Quelle politique appliquer envers les équipes continentales invitées sur des courses World Tour (WT) alors qu’elles sont hors passeport biologique ?

Quand elles sont invitées sur des épreuves WT, elles doivent tout de même établir un passeport biologique, certes plus léger que les équipes WT, mais qui répond à certains critères. Pour prendre un exemple récent lors d’une des premières courses de la saison, un jeune cycliste d’une équipe invitée venait tout juste de passer professionnel, donc ne justifiait pas d’une durée satisfaisante dans le dispositif : il n’a pas été autorisé à courir (en fait il s’agissait de Bjorg Lambrecht, néo-pro dans l’équipe Lotto-Soudal, interdit de participer au Tour Down Under, ndlr).

Le dopage mécanique est l’un de vos chevaux de bataille ; alors que les suspicions sur Cancellara refont surface, quels moyens peuvent s’ajouter aux tablettes numériques ?

Concernant Fabian Cancellara, c’est la suite logique de la publication du livre de Phil Gaimon. Mais après avoir lu le livre, je dois dire qu’à part accuser, il n’étaye son avis d’aucun élément factuel donc rien qui justifie l’ouverture d’une enquête par l’UCI. Mais nous allons franchir un grand pas dans la lutte contre le dopage mécanique. Aux alentours du 20 mars nous dévoilerons la panoplie complète de ce que l’on va mettre en place pour lutter contre cette fraude technologique. Je ne peux rien dire pour le moment, mais ce sera du lourd !

WORLD TOUR

« Il faut améliorer le modèle économique de notre sport »

David Lappartient se félicite des travaux accomplis par l’UCI lors de ses premiers mois de présidence.

La réduction du nombre de coureurs par équipe sur les courses WT est-elle une étape vers la réduction du nombre d’équipes ?

Nous devons rendre notre sport encore plus viable économiquement, dans lequel les organisateurs, équipes et coureurs soient dans des dispositions financières favorables. On regarde trop souvent le cyclisme par le prisme ASO et Tour de France, mais beaucoup d’autres courses et équipes souffrent. C’est donc qu’il faut améliorer le modèle économique. Aussi, il faut réfléchir aux meilleures solutions techniques et sportives pour rendre notre sport attractif. Le but de la réforme n’est pas forcément de réduire le nombre d’équipes WT mais rien n’est interdit dans le dispositif.

L’instauration d’un salary cap est-elle envisageable ?

Je n’y suis pas favorable. Limiter les salaires va à l’encontre de la liberté d’embaucher à mon sens. A la rigueur un « Budget cap » permettrait peut-être de rééquilibrer les forces en présence. L’idée serait que tous les meilleurs coureurs ne soient pas forcément dans les meilleures équipes sinon on perd en attractivité pour certaines épreuves. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour.

L’accumulation des courses WT ne risque-t-elle pas d’entraîner une désertion de certaines équipes sur les courses moins renommées ?

Le calendrier WT compte une trentaine d’épreuves… ça fait beaucoup ! Il faut bien avouer qu’il y a une différence entre le Tour de France, le Tour des Flandres et le Tour de Turquie, sans faire injure aux uns ou aux autres. Mais une hiérarchie serait une idée, sans forcément parler de rétrogradation, notamment pour aider à la vente des droits télés. C’est compliqué avec autant de jours de courses, personne ne veut diffuser quelque chose d’aussi lourd !

Justement, quel bilan tirer des nouvelles épreuves WT non-obligatoires ?

Le taux de participation est plutôt positif, avec une moyenne de 14 équipes WT sur chaque course. Les Strade Bianche sont même allées jusqu’à 18 équipes WT. Deux exceptions néanmoins avec la Cadel Evans Great Ocean Race, et surtout le Tour de Turquie. Pour ce dernier c’était particulièrement difficile, mais les graves problèmes politiques et les questions de la sécurité dans le pays n’y sont pas étrangers.

Quel est votre position face au groupement Velon ?

Je reconnais tout à fait aux équipes la possibilité de promouvoir leurs droits économiques mais attention, Velon n’est pas le syndicat des équipes. Il ne faut pas confondre avec les véritables représentations institutionnelles des équipes. Même si ce n’est la position que de certains des membres et pas du groupement en lui-même, je ne souhaite pas que notre sport se dirige vers un système de ligues fermées. Et il ne faut pas qu’un groupe d’équipes commande, pas plus qu’un groupe d’organisateurs… que l’UCI reste inféodée à personne (sic). En revanche nous pourrions avoir des points de collaboration, comme la volonté des membres d’améliorer leur modèle économique.

Velon s’est aussi lancé dans la création de nouveaux formats d’épreuves avec les Hammer Series par exemple…

Si l’on regarde d’un peu plus près ils ont juste réinventé les critériums… Concernant l’aspect purement sportif, j’ai quelques doutes. J’y crois davantage pour développer le cyclisme sur d’autres continents. Le calendrier européen est assez efficace et suffisamment chargé pour en rajouter.

Avec l’émergence de nouvelles destinations exotiques comme le Rwanda ou l’Indonésie, est-il plausible de bientôt voir de nouvelles courses WT s’y créer ? Ou qu’un championnat du monde s’y déroule ?

Un championnat du monde en Afrique, je le souhaite ardemment. Au Rwanda pourquoi pas, mais ça peut être dans d’autres pays. Il y a un vrai développement du cyclisme un peu partout dans le monde et c’est une très bonne chose pour notre sport. Mais tout le monde ne pourra pas forcément se retrouver en World Tour non plus.

Est-il utile de conserver un circuit continental comme l’Oceania Tour, alors même que de nombreuses équipes australiennes vont courir sur le circuit asiatique ?

Il y a vraie réflexion à avoir à l’avenir entre l’Oceania et l’Asia Tour. Le problème de l’Océanie c’est qu’il y a deux pays très forts, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, face à une multitude de petits pays éloignés. J’ai récemment rencontré les dirigeants de la confédération lors d’un congrès à Adelaïde en janvier, et on essaie de regarder comment développer intelligemment le cyclisme dans cette partie du monde.

 

AUTRES DISCIPLINES

« On a voulu développer trop vite, peut-être trop grand le World Tour féminin »

Président de la Fédération française de cyclisme, de l’Union européenne de cyclisme et maintenant président de l’UCI : le maire de Sarzeau a gravi tous les échelons.

 

Alors que les Jeux Olympiques d’hiver viennent de se terminer, est-il possible d’y voir inscrit le cyclo-cross prochainement ?

Je n’y suis pas favorable pour le moment car à mon sens il faut une meilleure universalité de la discipline. Seuls 25 pays le pratiquent régulièrement aujourd’hui, et pour entrer dans les critères des Jeux Olympiques il faut au moins quatre continents représentés, ce que nous n’avons pas forcément. Et puis soyons réalistes : avec six ou sept coureurs d’un même pays dans les dix premiers d’une course, c’est loin d’être favorable pour être inscrit aux JO.

Le VTT y est bien parvenu malgré une forte domination franco-suisse…

Certes, mais aujourd’hui vous avez des championnats nationaux dans plus de cent pays partout dans le monde, ce qui n’est pas le cas du cyclo-cross.  Le VTT, peut être même plus que la route, est une discipline universelle.

Quelles solutions apporter au cyclisme féminin alors que l’instauration du WT est loin d’être une franche réussite ?

Il faut une réforme en profondeur. On a voulu développer trop vite, peut-être trop grand, en reproduisant une partie des erreurs du WT masculin. La différence c’est que les équipes sont beaucoup moins structurées et qu’elles sont incapables d’assurer tout le calendrier proposé. C’est impossible avec les effectifs qu’elles ont. Il vaudrait peut-être mieux avoir un cœur restreint d’équipes WT, des équipes mieux hiérarchisées, dans lesquelles on garantit que les coureuses seront payées. La plupart d’entre elles actuellement ne le sont pas et ça pose un vrai sujet de fond. L’objectif n’est pas forcément le développement ici ou là, mais plutôt de sécuriser leurs conditions. L’UCI travaille activement sur le problème pour que les deux réformes s’effectuent en parallèle. Un meilleur statut pour les coureuses et les équipes, une meilleure diffusion, c’est ce que nous recherchons pour faire grandir le cyclisme féminin.

Comment rendre le cyclisme sur piste plus visible en dehors des périodes de JO ?

Pour qu’il soit visible il faut des formats attractifs, plus courts, diffusables sur une soirée. Les formats de Coupe du monde sont nécessaires car il y a toutes les disciplines, mais quand vous avez trois autres compétitions de 8h le matin à 22h le soir ce n’est pas diffusable à la télévision. A nous d’imaginer d’autres dispositifs dans lesquels les coureurs pourront vivre de leur sport sur des épreuves qui peuvent être télévisuelles. L’UCI devrait faire de nouvelles propositions à ce sujet aux alentours du mois de juin. De l’attrait du grand public découlera la pratique. On a tout ce qu’il faut en termes d’infrastructures actuellement, c’est juste qu’il ne se passe rien sur les vélodromes !

Un avis sur le nombre croissant de coureurs qui quittent ces disciplines pour se concentrer sur la route ?

Une nouvelle fois il s’agit d’un modèle économique à revoir. S’ils quittent leurs disciplines, c’est le plus souvent pour des raisons financières, car ils n’y gagnent pas leur vie. Si les coureurs français ne restent pas en cyclo-cross c’est qu’ils ont des difficultés à y gagner leur vie correctement. Lors des précédentes réformes, on s’est trop attachés aux points de vue techniques et sportifs, sans aborder le sujet économique qui est pourtant fondamental. Si les disciplines sont viables, elles conserveront leurs coureurs.

 

TOUR DE FRANCE

Lors de la présentation du parcours du Tour de France 2018 qui passe par sa ville, tout fraîchement élu président de l’UCI et arborant fièrement le logo du Gruppetto : David Lappartient a tout pour être heureux.

 

Que pensez-vous du parcours du prochain Tour de France, qui passe notamment dans votre ville de Sarzeau ?

En tant que maire je suis forcément très heureux d’avoir le Tour de France à la maison, d’autant que nous étions candidat depuis plusieurs années. Concernant le parcours en lui-même, il proposera de belles étapes, et des étapes de mouvement surtout. Prenez l’étape Lorient-Quimper : elle peut faire du dégât celle-ci croyez-moi ! J’aime également la courte étape de 65 km, c’est court donc ça va être pied au plancher du début à la fin ! J’admire l’audace de Christian Prudhomme lorsqu’il trace le parcours, il pense toujours à son attractivité.

La réduction du nombre de coureurs par équipe fait partie des mesures prises pour améliorer la sécurité en course ?

C’est un des éléments mais en matière de sécurité c’est un ensemble. Le nombre de coureurs, mais aussi la formation des pilotes en course, moto ou voiture, le matériel… Les vélos peuvent être difficiles à manier, les directeurs sportifs dans les voitures pianotent sans arrêt sur leur ordinateur de bord, du coup il y a de plus en plus de chutes en ligne droite. Les oreillettes sont un facteur de dangerosité également. Je souhaite que l’on effectue une étude scientifique sur les raisons qui ont conduit à avoir plus – ou moins – de chute qu’avant. Le bouc émissaire est souvent le chauffeur ou le pilote, mais il faut avoir une vision globale.

L’instauration des commissaires télés va dans ce sens ?

Quand on est en voiture on ne voit que ce qu’il y a devant… Pourtant il y a tellement de choses à vérifier lors d’une épreuve ! Sur les grandes courses, le commissaire télé aura accès à toutes les sources de diffusion, c’est-à-dire le direct TV bien sûr mais également toutes les images des motos en course ainsi que celles des hélicoptères. Il pourra interagir directement avec les commissaires en course. Il y aura toujours un président de jury qui prendra les décisions mais il aura d’autant plus d’éléments en sa possession. Vivons à l’heure de la modernité. Après ça n’empêchera pas les cas complexes. L’affaire Moscon-Reichenbach par exemple, il n’y avait pas de caméra à cet endroit là… ça nous aurait bien aidé pourtant !

Un premier bilan depuis votre élection à la tête de l’UCI ?

C’est toujours compliqué de faire son propre bilan, mais je considère que nous sommes en avance par rapport à ce que nous avons prévu. Certains diront que ça ne va pas assez vite, mais on ne peut pas tout faire d’un coup en cinq mois, et je demande à être jugé au bout des quatre années de mon mandat. Parmi les objectifs principaux, je m’étais donné comme priorité de faire en sorte que ce soit le président qui préside, que la lutte contre la fraude technologique soit efficace, et que l’unité soit de retour au sein même de l’UCI. On avance bien, la prochaine étape c’est la validation de l’agenda 2022 lors du prochain comité directeur.

Dernière question, vous avez reçu récemment la Marianne d’Or du meilleur maire… Pour la comparaison cycliste, c’est comme gagner une étape du Tour ou porter le maillot jaune ?

(Rires) Avec plus de 36 000 maires en France je suis fier d’avoir été distingué par rapport à mon engagement envers ma commune. Mais moi qui suis un amoureux des Classiques, je dirais plutôt que c’est comme gagner Paris-Roubaix !

 

Propos recueillis par Brice-Alexandre Roboam

 

Crédit photo : Ronan Caroff / Flore Buquet
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Modérateur: Animateurs cyclisme pro

Re: L'interview au long cours avec... David Lappartient

Messagepar JackyDurand » 14 Mar 2018, 19:19

Bravo pour cette interview, le Gruppetto devient ainsi un site de référence !

On sent quand même que Lappartient marche sur des œufs, il est tout en retenue... mais c'est propre.

Bon une question polémique quand même : comment fait-on pour être présent, efficace, disponible, quand on est :
- président de l'UCI
- maire d'une commune de 8000 habitants surclassée commune touristique
- président du PNR du golfe du Morbihan
- conseiller départemental

sachant qu'il n'y a que 168 heures dans la semaine et que les fonctions de président de l'UCi ne s'exercent pas automatiquement depuis la Bretagne... L'intérêt de ce genre de cumul sera toujours un mystère pour moi, mis à part les problèmes d'égo.

Sinon, Philippa York, c'est possible en interview :sarcastic: ?
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Re: L'interview au long cours avec... David Lappartient

Messagepar Kornrat » 14 Mar 2018, 19:27

Bonne interview BA ! Et finalement ça se lit sans soucis, coupée l'interview en 2 n'aurait pas été une bonne idée.

Je le rejoins sur pas mal de sujet. Notamment le cyclisme féminin où il faut tout revoir.
Par contre pour les mecs je vois pas en quoi un "budget cap" serait plus intéressant qu'un "salary cap" ? Les salaires risquent de prendre une part importante du budget au détriment de l'innovation, de la performance ect..
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Re: L'interview au long cours avec... David Lappartient

Messagepar Prof6B » 14 Mar 2018, 19:30

Super taf' B-A, une interview propre et intéressante
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Re: L'interview au long cours avec... David Lappartient

Messagepar AG2R » 14 Mar 2018, 20:35

Super interview, bravo B-A :D
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Re: L'interview au long cours avec... David Lappartient

Messagepar cat4g » 14 Mar 2018, 20:41

Merci, interview intéressante.
Le Président de l'UCI évoque les aspects économiques liés au cyclisme mais sans ébaucher une quelconque piste concernant les petits organisateurs de courses qui se battent pour les préserver. De même, il glisse très rapidement sur l'augmentation des épreuves WT et n'évoque absolument pas l'intérêt/les intérêts de certaines courses +- "exotiques". Tout en parlant beaucoup des retombées financières. Il noie bien le poisson.
Dans le paragraphe concernant le cyclisme féminin, il aurait été pertinent de rappeler que dans les pays du Golfe où s'organisent pourtant certaines épreuves WT, les femmes n'y ont toujours pas le droit de faire du vélo (non plus que celui de conduire une voiture).

Bref, Lappartient est d'abord et avant tout un politicard.

Si je peux me permettre, j'ai relevé 2 petites fautes d'orthographe:
> + ou - de chutes
> ils ont juste réinventé -question sur Vélon-

Et on ne met jamais de virgule après les conjonctions de coordination (= mais ou et donc or ni car)
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Re: L'interview au long cours avec... David Lappartient

Messagepar Schchlebelin » 15 Mar 2018, 22:46

Quelle étrange règle de grammaire... "Et, dans tous les cas, tu feras tes 120 kilomètres tous les matins, même s'il pleut. Sinon, je te condamnerai à rouler quatre heures derrière Vasil Kyrienka ; ou, si tu préfères, Thomas de Gendt".
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