Écrit le par dans la catégorie Interviews, Les forçats de la route.

A l’aube de la saison 2018, synonyme de première année d’existence pour l’équipe Vital Concept Cycling Club, Jérôme Pineau est revenu pour Le Gruppetto sur sa vision de l’équipe et son histoire.

« Jamais je n’ai été écœuré par le vélo »

Depuis quand date votre envie de créer votre propre structure ?

J’y ai souvent songé, mais les deux ou trois dernières années lorsque j’étais sur le vélo, j’ai commencé à y penser de plus en plus. Et quand votre corps vous lâche et votre tête également, que vous n’avez plus trop envie d’aller à l’entraînement et de laisser la famille plusieurs jours, c’est à ce moment-là que vous savez que vous avez envie de faire autre chose.

Y a-t-il eu un moment déclencheur où vous vous êtes dit : “c’est ça que je veux faire !” ?

Cela serait trop prétentieux pour moi de dire que j’y ai pensé à tel ou tel moment. C’est avant tout une question d’opportunités, de chances, de réussites et de rencontres.

Vous avez connu des phases “sans” dans votre carrière et notamment pendant les années Armstrong. N’aurait-il pas été imaginable de vous voir vous éloigner du milieu une fois votre carrière achevée ?

Jamais je n’ai été écœuré par le vélo ! J’ai ressenti, moi-même en tant que coureur, de l’écœurement vis-à-vis des performances d’autres coureurs, mais vis-à-vis de mon sport jamais ! Justement, toutes ces injustices m’ont renforcé dans l’idée d’apporter un jour ma pierre à l’édifice et de redorer l’image de mon sport, qui est magnifique. Le cyclisme est un sport difficile, un très beau sport basé sur des valeurs humaines d’engagement, d’abnégation, de souffrance et de remise en question permanente. On ne peut pas se plaindre d’un gouvernement si l’on ne va pas voter et c’est un peu pareil pour le vélo, il me fallait absolument revenir. Revenir avec des idées, des coureurs et des personnes qui, comme moi, avaient été un peu échaudés par certains comportements. Le vélo va tout de même nettement mieux que pendant mes premières années dans le peloton et c’était mon devoir de prolonger le travail fait par les aînés pour assainir le milieu

On vous sait féru de football. Cela n’aurait-il pas pu être une piste de reconversion envisageable ?

Le foot, pour moi, c’est plus une passion qu’un réel engagement. C’est sûr que si hier le FC Nantes ou un autre club m’avait proposé un poste j’aurais dit “pourquoi pas ?”. Mais ce n’était pas mon idée première. Mon objectif de reconversion, c’était bien d’être à la tête d’une équipe professionnelle et de mettre en place ce que je voulais faire depuis très longtemps, avec des choses un peu novatrices et qui sont peut-être un peu issues de l’inspiration des grands sports collectifs comme le handball, ou le football justement.

Et pourquoi s’être orienté vers la création d’une structure professionnelle comme première expérience, si l’on met le rôle de consultant à part ?

Ce qui m’a donné l’envie, c’est cette inclination pour l’entrepreneuriat qui me guide depuis très longtemps. Pas forcément dans le cyclisme d’ailleurs, mais la volonté de monter ma propre structure. Déjà, en tant que coureur, j’étais curieux de savoir comment fonctionnait une équipe professionnelle dans son ensemble. Je voulais absolument en comprendre le fonctionnement.

Comment vous êtes vous préparé pour ce projet professionnel ?

J’ai eu la grande chance de pouvoir intégrer le Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges. J’y ai beaucoup appris. En parallèle, grâce au rôle de consultant, j’ai conservé un pied dans le monde du vélo et j’ai pu en voir l’évolution sportive avec un regard un peu plus extérieur.

« J’ai aussi croisé des personnes qui ont été très déçues »

Jean-Paul Ollivier, ancien collègue de Jérôme Pineau en 2017 pour la chaîne l’Équipe et parrain officiel de la nouvelle venue VitalConcept Cycling Club.

 

Concrètement, quel est l’apport d’un cursus comme celui proposé par le CDES de Limoges pour un ancien sportif de haut niveau ?

Cela m’a donné des outils pour performer, pour apprendre à gérer une équipe et à la manager. Dans une entreprise, il y a du social, du financier et de l’image. Et il y a de l’humain, beaucoup d’humain. Sans Jean-Pierre Karaquillo (ndlr : co-fondateur du CDES de Limoges) et Gérard Coudert (ndlr : membre du conseil de surveillance du CDES), je n’aurais pas pu me lancer, je n’aurais pas eu assez confiance en moi, même si parfois je me fais peur encore aujourd’hui. Nous avons passé deux ans à échanger : “comment vois-tu les choses ?”, “est-ce transposable au cyclisme ?” etc. Ces échanges ont été à la base de mon projet, chaque jour passé en formation m’a fait comprendre que c’était ça que je voulais faire.

Entretemps vous avez été consultant pour L’Equipe. Que vous a apporté cette expérience ?

Elle m’a aidé dans le sens où j’ai surtout pu constater que le cyclisme avait beaucoup changé. Puis cela m’a permis d’avoir le regard extérieur des gens et des journalistes qui entourent le sport cyclisme, de voir comment ceux-là, très influents dans notre sport, voyaient le vélo… ce fut une expérience très positive.

Leur regard sur le cyclisme est-il toujours bienveillant ?

J’y ai rencontré des gens passionnés de vélo ! Mais oui, j’ai aussi croisé des personnes qui ont été très déçues. C’est assez choquant, quand vous croisez dans les couloirs des gens qui vous disent que depuis Armstrong, c’est fini ils n’arriveront plus à y croire. Ce sont de vrais indications sur la santé du cyclisme. Cela m’inspire aussi en terme de communication. J’ai énormément discuté avec Messaoud Benterki (ndlr : journaliste sur la chaîne L’Equipe) afin de mettre en place une communication adaptée et pouvoir faire évoluer les points de vue. Et  bien entendu, j’ai travaillé avec Patrick Chassé, qui est aujourd’hui un ami et qui m’a beaucoup aidé, sans pour autant connaître mon intention de créer cette équipe. Son expérience m’a été précieuse pour faire certains choix.

Concernant la création de l’équipe, comment s’est-elle déroulée ?

J’ai bénéficié d’une grosse opportunité : rencontrer Patrice Étienne, le directeur général du groupe Vital Concept avec qui j’ai pu échanger longuement. Nous sommes tombés d’accord sur notre vision générale de ce que doit être une équipe professionnelle, à savoir une entreprise menée à la fois par des hommes issus du milieu et extérieurs au cyclisme. Une fois validés les grands principes, nous nous sommes mis à la recherche de partenaires, comme la région Bretagne, pour financer notre projet. Nous avons décidé tout ceci lors de la première journée de repos du Tour de France, présenté un dossier à l’UCI en novembre et nous voilà présents pour cette saison 2018.

Avez vous des garanties quand à la pérennité de la structure à moyen terme ?

Bien sûr, nos partenaires principaux seront les mêmes en 2019. Ils se sont engagés avec un contrat financier. Ensuite ce que nous voulons c’est grandir très vite, nous sommes très ambitieux. Mais en tout cas, nous sommes sûrs d’être là dans les trois prochaines années avec ce budget. Il faudra aller chercher d’autres partenaires pour donner la possibilité à d’autres coureurs de nous rejoindre et nous nous devons de faire le nécessaire pour accompagner l’évolution de l’équipe dans ce sens-là.

Une part d’incertitude planait sur ce projet avant qu’il ne se matérialise officiellement. Comment avez vous réussi à convaincre tous les coureurs ainsi que les membres du staff de vous rejoindre, avant que l’UCI ne valide votre licence ?

Comment ? Je ne sais pas, avec mes mots tout simplement. Beaucoup de coureurs de cette équipe sont dans l’équipe parce que j’en suis à la tête et je ne suis pas certain qu’ils seraient venus s’il y avait eu quelqu’un d’autre à ma place. Mon image est double : certains ne me connaissent qu’en tant que consultant et grande gueule mais dans cette équipe, il y a de nombreux coureurs qui me connaissent vraiment, savent comment je travaille et que je ne les décevrai pas. J’ai aussi donné l’opportunité de se relancer pour certains coureurs qui me donnaient l’impression de se fonctionnariser. Je suis arrivé vers eux en leur proposant un “45” (sic) et un bon coup de pied au cul.

« On va en chier, mais on a la chance d’avoir une page blanche devant nous »

Du VCP Loudéac à Vital Concept, Jérôme Pineau entend cultiver l’esprit « club ».

 

Parmi tous les coureurs qui composent l’effectif, il y a bien entendu Bryan Coquard. Comment avez-vous réussi à le séduire ?

On me demande souvent comment Bryan est arrivé chez nous. Pourquoi il est venu chez nous sans être sûr de faire les plus grandes compétitions. Je crois qu’il avait envie d’autre chose. Je lui ai demandé « quelle équipe veux-tu ? » et c’est comme ça que nous avons choisi les coureurs ensemble. Nous nous sommes choisis mutuellement. Kévin Réza, la première fois que je l’ai vu, il était encore dans sa chambre d’hôpital et c’est là où je lui ai dit : “sache que si je monte une équipe, je te veux dedans ! ” Ça marque un mec, il n’y a pas que la rémunération pour séduire les gars, ce sont des humains avant tout.

Les coureurs et les membres du staff ont été séduits par cette philosophie basée sur l’humain?

Je leur ai dit : “venez on va écrire notre histoire”. La première des réflexions que j’ai eu de Jimmy Engoulvent, par exemple, c’était: “rendez-vous compte, on va en chier, mais on a la chance d’avoir une page blanche devant nous, on peut en faire ce qu’on veut”. Je pense que c’est ça qui les a séduits: nous sommes tous dans un bateau qui part, faisons en sorte qu’il ressemble plus à un navire de croisière qu’à une galère. Ce projet ne sera une réussite que si l’on rame tous ensemble dans le même sens.

Quelles seront vos sources d’inspirations ?

Mes références se trouvent partout où je suis passé. Si je peux avoir une équipe économiquement, professionnellement et structurellement aussi bien organisée que celle de Patrick Lefevere, mais aussi une vie à l’intérieur de l’équipe avec des relations humaines comme celles que j’ai connu chez Jean-René Bernaudeau, ce serait l’idéal. Mais je peux aussi citer énormément de collègues ou de personnes extérieures au vélo, car j’ai aussi eu l’occasion de rencontrer plein de monde. Il faut prendre de tout et ne rien balayer.

Comment définiriez vous la “patte” Pineau ?

Ce sont plein de petits détails qui font le quotidien. Mon leitmotiv c’est l’humain, et je donne les clés des différents secteurs aux personnes en qui j’ai confiance. Par contre il ne faut pas laisser non plus trop de liberté, être présent au quotidien auprès de ses équipes. Ne pas s’imaginer que notre équipe est une grande famille car nous sommes là pour travailler et performer. J’ai appelé l’équipe “Vital Concept Club” parce que pour moi, c’est ça un club ! Chacun doit mettre la main à la pâte et apporter sa pierre à l’édifice.

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre au début ?

Ne pas communiquer ! Il ne faut surtout pas mentir, dire vite les choses, communiquer sans arrêt, tout le temps. N’hésitons pas à nous dire les choses, on est jeune on fera des erreurs mais si on ne se le dit pas, on continuera à les reproduire. Tandis que si l’on arrive à les rectifier, on aura appris d’elles. L’échec fait partie de la réussite et il faut communiquer sans cesse, croire en ses rêves et toujours aller de l’avant.

Et d’un point de vue course, ne risque-t-on pas d’assister à une Coquard-dépendance assez vite ?

Ce que j’attends de Bryan, c’est qu’il se comporte en leader et qu’il dise: “aujourd’hui je veux gagner”. Mais nous profiterons également de sa notoriété et de sa présence au sein du peloton pour brouiller les pistes. Bien sûr, Bryan est le coureur le mieux rémunéré et sur lequel il y a le plus d’attente, mais nous ne fuirons pas à chaque fois nos responsabilités. C’est pour ça que j’ai choisi ces directeur sportifs, car ce sont des gens fins tactiquement, qui sauront réinventer la course chaque jour.

« Être dans la voiture, ce n’est pas mon rôle »

Didier Rous, l’un des directeurs sportifs de Vital Concept, en compagnie des coureurs, le soir de la présentation officielle de l’équipe.

 

Donc même en cas de sprint prévisible à l’arrivée, il n’est pas impossible d’imaginer voir Vital Concept Cycling Club prendre part aux échappées ?

Bien sûr que nous adapterons la tactique en fonction de comment les choses se déroulent, en fonction des forces vives en présence et de nos capacités. Nous avons énormément de possibilités avec notre équipe, que ce soit au sprint ou avec nos baroudeurs. Les baroudeurs sont l’essence même du vélo et une échappée, vous ne savez qu’elle est bonne uniquement la ligne d’arrivée franchie. Pour l’anecdote, quand j’ai gagné sur le Tour de l’Italie en 2010, à Novi Ligure, je discutais le matin même avec un copain, Arnold Jeannesson, qui me disait “ oh là là, cette étape, j’y vais pas, c’est encore une étape qui n’ira pas au bout. Moi, je lui ai répondu: “écoute, moi, aujourd’hui j’ai bien envie d’y aller parce qu’on ne sait jamais”… et le soir j’ai gagné. Vous ne savez jamais ce qui peut se passer. Il faut savoir être inventif, d’autant qu’aujourd’hui les téléspectateurs et les organisateurs veulent voir du spectacle.

Et vous, quel sera votre rôle pendant la course ? Prendrez-vous  le volant de temps à autre ?

Non. Être dans la voiture, ce n’est pas mon rôle, un manager général n’a rien à faire au volant d’une voiture. J’essaierai d’être le plus souvent possible au centre de performance et de gérer l’équipe de notre centre administratif. Si je suis allé chercher des personnes très compétentes dans le milieu du sport, ce n’est pas pour faire leur travail. Être à l’intérieur de la voiture, en passager de temps en temps, bien sûr, si j’ai l’occasion, pour vibrer comme un Marc Madiot ou un Vincent Lavenu le font. Mais à aucun moment je ne donnerai des conseils à mes coureurs, ce n’est pas mon rôle.

Dernière question : le maillot de l’équipe semble beaucoup plaire, comment l’avez vous façonné ?

Il est construit depuis très longtemps dans nos têtes. Il devait avoir cette couleur glaz qui est la couleur référence de la Bretagne et de son temps incertain. On voulait un maillot sobre dans les temps modernes. Le côté quadrillé représente les sillons de l’agriculture qui est le domaine d’activité principal de la région. Ces sillons sont au nombre de neuf, à savoir les neuf provinces bretonnes, dont celle du Pays Maltese où est installé le centre de performance, celle de Saint-Brieuc où est installé le siège et les provinces du pays nantais d’où je suis originaire. Nous avons monté ce projet avec la présence bien entendu de tous nos partenaires sur le maillot et nous avons obtenu une symbiose globale. Ce maillot est beau et j’en suis très fier.

 

Propos recueillis par Bertrand Guyot ( bguyot1982) pour Le Gruppetto

 

Crédit photo : Franz-Renan Joly / Vital Concept Cycling Club
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Re: Jérôme Pineau : « Prolonger le travail fait par les aîné

Messagepar gosso » 10 Jan 2018, 20:28

Itw complète et détaillée ;)
Bravo Mania pour le travail et merci à Jérôme pour la prise de temps ;)
En même temps ça concorde avec sa réponse sur la "communication" :)
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Re: Jérôme Pineau : « Prolonger le travail fait par les aîné

Messagepar Médé33 » 10 Jan 2018, 21:37

J'aurai bien aimé que tu lui rentres un peu plus dans le lard sur la faiblesse de son effectif par exemple.
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Re: Jérôme Pineau : « Prolonger le travail fait par les aîné

Messagepar Cycliste_Masque » 10 Jan 2018, 22:09

Un mec passionné et qui a envie. Un "jeune" qui en veut dans le milieu, ça fait plaisir
:up
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Re: Jérôme Pineau : « Prolonger le travail fait par les aîné

Messagepar Mania » 11 Jan 2018, 00:52

Médé33 a écrit:J'aurai bien aimé que tu lui rentres un peu plus dans le lard sur la faiblesse de son effectif par exemple.


En fait j'aurai pu, mais c'était pas le but de l'interview. Tu remarqueras d'ailleurs que je ne l'ai pas interrogé sur ASO et le tour (c'était quelques jours avant l'annonce). D'une part parce que je ne croyais pas une seconde en leur invitation, et je suis persuadé que lui non plus, donc j'aurai eu une réponse "méthode Coué" comme c'était le cas pour tous les autres médias. De ce fait, je ne pouvais pas trop évoquer le sportif, car 1 semaine avant l'annonce, il n'aurait pas répondu honnêtement à cette question.

Maintenant, mon, objectif, c'était de parler avec lui de "l'avant", pas du futur[. Il y a assez peu de sportif dans l'interview et c'était volontaire. Mais je comprends que ça puisse décevoir.

gosso a écrit:Itw complète et détaillée
Bravo Mania pour le travail et merci à Jérôme pour la prise de temps


Merci :heureux:
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Re: Jérôme Pineau : « Prolonger le travail fait par les aîné

Messagepar NikopOL77 » 11 Jan 2018, 20:31

Très bonne interview. En revanche j'ai trouvé dommage d'insister sur la formation et le parcours et, à mon goût/sens, pas assez sur le projet et son contenu. Pour une nouvelle équipe j'aurais préféré. Mais :up
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Re: Jérôme Pineau : « Prolonger le travail fait par les aîné

Messagepar cat4g » 11 Jan 2018, 21:16

Intéressante cette ITW, je regrette aussi de ne pas en apprendre davantage sur le programme concret de courses 2018.
Un calendrier et des ébauches de composition de l'effectif présenté.

Pineau sait très bien communiquer.

Merci Mania.
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