[WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l E21 P.586

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[WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l E21 P.586

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:10

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Giro d'Italia 2023
Amore Infinito
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l Programme •

Comme d'habitude, tout ce que vous voyez ici provient du site du Giro, de wikipédia ainsi que des années précédentes du forum. Merci à Klira de s'être prêté aux commentaires afin d'apporter un peu de fantaisie !





l Diffusion Télévisée • Eurosport 1 & 2
    Etape 1 le Samedi 6 Mai à partir de 13h15
    Etape 2 le Dimanche 7 Mai à partir de 12h
    Etape 3 le Lundi 8 Mai à partir de 11h30
    Etape 4 le Mardi 9 Mai à partir de 12h15
    Etape 5 le Mercredi 10 Mai à partir de 12h30
    Etape 6 le Jeudi 11 Mai à partir de 12h45
    Etape 7 le Vendredi 12 Mai à partir de 10h45
    Etape 8 le Samedi 13 Mai à partir de 11h30
    Etape 9 le Dimanche 14 Mai à partir de XxhXx
    Etape 10 le Mardi 16 Mai à XxhXx
    Etape 11 le Mercredi 17 Mai à XxhXx
    Etape 12 le Jeudi 18 Mai à XxhXx
    Etape 13 le Vendredi 19 Mai à XxhXx
    Etape 14 le Samedi 20 Mai à XxhXx
    Etape 15 le Dimanche 21 Mai à XxhXx
    Etape 16 le Mardi 23 Mai à XxhXx
    Etape 17 le Mercredi 24 Mai à XxhXx
    Etape 18 le Jeudi 25 Mai à XxhXx
    Etape 19 le Vendredi 26 Mai à XxhXx
    Etape 20 le Samedi 27 Mai à XxhXx
    Etape 21 le Dimanche 28 Mai à XxhXx
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Bad_Neos
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Re: [WT] Giro d'Italia (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:12

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Giro d'Italia - Semaine 1






    Tappa 1 l Samedi 06 l Fossacesia Marina > Ortona l CLMI l 19.6kms l ★★


  • Départ : 13h50 (premier coureur) l Arrivée vers 17h10 (dernier coureur)
  • Carte & Détails de l'arrivée


Le contre-la-montre se déroule sur le plat pendant environ 14 kilomètres puis monte légèrement vers l’arrivée, où des points sont à prendre pour le classement de la montagne. Dans la première partie, l’étape suit la Ciclovia Adriatica, sur une route plane et bien goudronnée, en passant par six tunnels courts et bien éclairés. La route se rétrécit légèrement en quittant la piste cyclable. La montée finale (environ 1 km) menant à la zone urbaine d’Ortona commence après le deuxième point intermédiaire.

La route se redresse à 5,4% sur 1.300 m. Après une légère descente vers le Castello Aragonese, et une redescende vers la gauche, les coureurs retrouvent une légère pente (2%) sur les 750 derniers mètres. La dernière ligne droite (300 m) est sur une route pavée de 7 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
C’est presque tout plat, c’est assez long, ce CLM d’ouverture va permettre aux rouleurs de mettre déjà une première valise aux coureurs moins à l’aise dans l’exercice et donc de faire des écarts aux classement général… On peut le voir de différentes façons, certains vont-ils tenter d’emballer la course assez tôt pour récupérer du temps, ou alors les Roglic et Evenepoel seront-ils déjà dans un fauteuil offert par RCS à s’affaler confortablement ?






    Tappa 2 l Dimanche 07 l Teramo > San Salvo l Plaine l 202kms l


  • Départ : 12h20 l Arrivée entre 17h00 - 17h20
  • Carte & Détails de l'arrivée


’étape alterne entre des sections plates le long de la côte et des tronçons vallonnés dans l’arrière-pays. L’itinéraire comprend quelques ascensions modérées (Bellante, Controguerra et Colonnella) avant de suivre la Statale Adriatica jusqu’à Silvi Paese, avec des points à prendre au sommet d’une montée de 4 km. L’itinéraire passe par Pescara (le long de la côte) et monte vers Chieti puis Ripa Teatina (GPM). Après avoir retrouvé le front de mer, l’étape continue le long de la côte jusqu’à l’arrivée à San Salvo. Les routes du bord de mer sont larges et avec quelques virages, tandis que les routes intérieures sont plus étroites et sinueuses.

Le final est essentiellement rectiligne et absolument plat. Les ronds-points, les séparateurs de trafic et les îlots piétons sont les obstacles communs en zone urbaine. Un rond-point à 1.400 m de l’arrivée, à emprunter en suivant le sens de la circulation, débouche dans le dernier virage, à 1 km de la ligne. La dernière ligne droite (1 000 m) est sur un tarmac de 8 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
Une nouvelle fois le long de la mer pour un sprint royal attendu entre grosses cuisses après plus de 200km. Placement primordial à 1,5km de la ligne avec ensuite deux virages cruciaux qui vont étirer le peloton entre deux lignes droites. Le dernier km est donc tout droit, il faudra surveiller le vent.






    Tappa 3 l Lundi 08 l Vasto > Melfi l Accidenté l 216kms l ★★★


  • Départ : 11h45 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


Cette étape est divisée en deux parties distinctes. Elle commence sur le plat, pendant 170 km, sur des routes larges et pour la plupart rapides, avec quelques virages légers. L’itinéraire change ensuite en atteignant les Monti del Vulture. La route qui mène à travers le Valico dei Laghi di Monticchio aux lacs est difficile, avec des pentes de 6 à 7%. Après une courte descente, l’itinéraire remonte sur le Valico la Croce, atteint Rionero in Vulture puis continue, en serpentant principalement en descente, sur des routes relativement larges, jusqu’à Melfi.

Après une courte montée vers le centre de Melfi, le parcours descend vers la gare (avec des ronds-points, séparateurs de trafic, etc.) puis remonte vers l’arrivée. Il y a une courte descente dans le dernier kilomètre, juste avant un large virage qui mène à la dernière ligne droite de 350 m de long, en montée (environ 5 %), sur un tarmac de 8 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
Encore une distance décente et cette fois-ci les sprinteurs devront serrer fort les dents. En effet, une légèrement ascension roulante mais qui s’étend quand même que quelques kilomètres, ensuite un peu plus de 20km jusqu’à la très courte ligne droite finale, ça va filer… Plutôt pour baroudeurs ou pour sprinteurs type Albanese (NDLR : il fera podium mais il ne gagnera pas).






    Tappa 4 l Mardi 09 l Venosa > Lago Laceno l Moyenne Montagne l 175kms l ★★★


  • Départ : 12h30 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


Une étape à travers les Apennins, comprenant deux longues ascensions dans les montagnes de la Basilicate. Au début, l’itinéraire suit une route rapide, puis il s’attaque à deux ascensions catégorisées, avec des virages incessants, en montée et en descente, sur des pentes régulières autour de 5 à 6 %. Les 15 derniers kilomètres montent en pente raide jusqu’au plateau, où le dénivelé se stabilise sur les 4 derniers kilomètres.

La montée du Colle Molella (9,9 km à 6,0 %) se termine 3 km avant l’arrivée. Après Bagnoli Irpino, la route monte en épingles à cheveux sur 3 km, avec des pentes d’environ 10 % et culminant à 12 %. Les 3 derniers km sont plats ou en pente descendante, autour du lac Laceno. La dernière ligne droite (300 m) est sur un tarmac de 7 m de large. Avant d’atteindre Bagnoli Irpino, l’itinéraire passe sur les voies de deux passages à niveau inactifs, sur un tronçon en contre-pente.

Chat-vie, Chat-mort
Premiers prémices montagneux à Lago Laceno ! C’est casse-patte toute la journée, le col final, fausse-arrivée au sommet à 3km de la ligne promet une petite explication entre leaders avec ses 3km difficiles. Un final que j’avais proposé sur un concours du Giro, donc forcément intéressant de mon point de vue, hélas c’est quasiment le point le plus au Sud de cette édition et les routes propices du Sud de la Campanie et de la Calabre ne seront pas mis à profit, tragédie classique…






    Tappa 5 l Mercredi 10 l Atripalda > Salerno l Plaine l 171kms l ★★


  • Départ : 12h40 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


Valloné au début, le parcours finit par s’aplanir, appelant très probablement à une arrivée au sprint. Après le départ, l’étape serpente à travers l’Irpinia, ondulant continuellement (et empruntant une montée catégorisée vers Passo Serra) sur des routes moyennement bien revêtues, puis file sur des routes à circulation rapide (avec quelques tunnels larges et bien éclairés) à Lionni. Après une courte montée vers Oliveto Citra, la route atteint Battipaglia.

Les 15 derniers kilomètres le long de la côte tyrrhénienne sont plats et rectilignes jusqu’à l’arrivée. Il y a quelques passages peu compliqués avec des ronds-points à environ 9 km avant l’arrivée. La dernière ligne droite fait 8 m de large et 800 m de long, sur asphalte.

Chat-vie, Chat-mort
Il y avait le potentiel topographique pour faire une belle étape vers Salerne, le Giro en a décidé autrement, de cet angle c’est évidement dommage, ainsi soit-il. Une étape pour sprinteurs mais avec une première partie casse-patte, il faut voir comment le peloton aborde la journée, sprint massif ou semi-massif dans les plus grandes probabilités, le long de la mer après une ligne droite infinie.






    Tappa 6 l Jeudi 11 l Napoli > Napoli l Plaine l 162kms l ★★


  • Départ : 12h55 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


Toute l’étape est vallonée et sinueuse, avec d’innombrables virages et changements de reliefs. Dans un premier temps, l’itinéraire fait une boucle autour du Vésuve principalement sur des routes urbaines, avec quelques obstacles car le parcours traverse certains centres-villes et trois passages à niveau. Après avoir négocié le Valico di Chiunzi, l’étape atteint le rivage et suit la côte amalfitaine jusqu’à Sorrente. Le finale se déroule entièrement en ville, avec la traversée de plusieurs zones urbaines. Les routes sont bien revêtues, avec de longues traînées sur une pierre de porphyre de qualité moyenne. L’arrivée dans Naples se fait sur de larges routes goudronnées.

Dans les 3 derniers km, le parcours monte légèrement sur une route pavée, avec quelques virages, puis se stabilise sur les 2 derniers km, jusqu’à la Via Caracciolo. La dernière ligne droite (900 m) est sur un tarmac de 9 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
Petite boucle napolitaine, dans un format plutôt récurent sur ce Giro avec une première partie accidentée avant de finir à plat, les baroudeurs ont le plein d’opportunité et ici en est une, à moins que les sprinteurs qui se seront bien préparés à la digestion de dénivelé ne s’expliquent.






    Tappa 7 l Vendredi 12 l Capua > Gran Sasso d'Italia (Campo Imperatore) l Moyenne Montagne l 218kms l ★★★★


  • Départ : 11h15 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


L’étape est très longue (218 km). Les premiers 90 km parcourus sur des routes rapides à travers Isernia et Rionero Sannitico ; la chaussée est large et bien revêtue, avec quelques tunnels bien éclairés. Le parcours aborde ensuite la montée catégorisée de Roccaraso, suivie d’une longue descente menant à Sulmona et Popoli. Passé Bussi sul Tirino, l’itinéraire emprunte la montée finale (environ 45 km), avec de légers décrochages. L’ascension est divisée en deux parties (pour le classement de la montagne) : la première jusqu’à Calascio et la seconde (plus courte et plus raide) jusqu’à l’arrivée.

Les rampes sont raides sur les 7 derniers kilomètres. Le parcours atteint plus de 2.000 m d’altitude sur une route moyennement large, avec des pentes d’environ 9% et culminant à 13%. La ligne d’arrivée (7 m de large) se trouve sur une ligne droite goudronnée de 120 m de long.

Chat-vie, Chat-mort
Course de faux plat et d’usure pour un emballage final plus punchy, c’est une belle alternative bien plus alléchante à Montevergine, des beaux paysages, un peu d’altitude… Rien de transcendant niveau tracé mais ça passe bien, ça fait patienter calmement.






    Tappa 8 l Samedi 13 l Terni > Fossombrone l Accidenté l 207kms l ★★★


  • Départ : 11h50 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'ascension principale


L’étape est divisée en deux parties. Les premiers 150 km servent d’approche à la ville d’arrivée. Pendant les 60 km suivants, le parcours ondule en continu autour de l’arrivée, traversant le centre urbain à deux reprises (dont un passage sur la ligne). L’approche se fait sur des routes rapides avec quelques tunnels et quelques zones urbaines le long du parcours, comme Foligno et Cagli, où les ronds-points, les séparateurs de trafic et les îlots piétonniers seront les obstacles communs. Le finale de l’étape commence après la Gola del Furlo (sur une route étroite mais bien goudronnée). Le parcours emprunte la montée Cappuccini, passe par l’arrivée et s’attaque à l’ascension du Monte delle Cesane (avec des pointes atteignant 18%). L’itinéraire emprunte une large boucle, passe près de l’arrivée alors qu’il reste 10 km à parcourir et monte les Cappuccini pour la deuxième fois.

Après un premier passage à l’arrivée, il reste 9 km. La montée de « Cappuccini » s’élève en épingles à cheveux sur 2,8 km, avec des pentes régulièrement supérieures à 12 % et des pics de 19 % à mi-ascension. Passé le sommet, l’arrivée est à 5,6 km. Le parcours descend rapidement sur 4 km, puis se stabilise sur les 1.600 derniers mètres. La dernière ligne droite fait 700 m de long, sur un asphalte de 7 m de large et légèrement en montée.

Chat-vie, Chat-mort
Étape vallonnée, la quatrième de plus de 200km… Mine de rien ça va piquer, avec disons trois murs de 2km et un plus petit, pas de pourcentages extrême mais tout se place quand même dans les deux chiffres. La boucle donne l’occasion de repérer la fin préalablement, les dernières kilomètres devraient être sympathique. Bon le CLM le lendemain n’est pas la chose la plus intelligente qu’on puisse voir.






    Tappa 9 l Dimanche 14 l Suvignano sul Rubicone > Cesena l CLMI l 35kms l ★★★★


  • Départ : 13h10 (premier coureur) l Arrivée vers 17h10 (dernier coureur)
  • Carte & Détails de l'arrivée


Un contre-la-montre parfaitement plat, disputé essentiellement sur des routes larges et bien goudronnées avec seulement quelques virages. La chaussée se rétrécit à certains endroits lors de la traversée des zones urbaines de San Mauro Pascoli et de Cesena, et il y a un court tronçon de porphyre à Cesena. Le parcours est plat et droit dans le final de l’étape.

Après la zone urbaine de Cesena, les 3 derniers kilomètres sont plats et rectilignes, avec un seul virage à 1.900 m de l’arrivée. La dernière ligne droite (1.900 m) est sur un tarmac de 7 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
Un CLM tellement plat, quelques virages sans plus, il faudra broyer les pédales et la sentence sera probablement le fait de se faire broyer par les écarts. 35Km ce qui portera le total de distance de chrono totalement plat à 55km pour cette première semaine… Certains vont le payer très cher, à ce demander ce qu’il font ici, d’autres prendront de l’avance… A la vue de la startlist provisoire, le fait d’avoir des écarts n’est, ni forcément dérangeant, ni forcément nécessaire, les teams se combinent bien pour du spectacle sur cette édition. Après il faudra voir avec deux faits importants, le contexte avec les chutes et multiples péripéties ainsi que l’écart entre certains et le reste du monde.


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Re: [WT] Giro d'Italia (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:13

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Giro d'Italia - Semaine 2






    Tappa 10 l Mardi 16 l Scandiano > Viareggio l Plaine accidentée l 196kms l ★★


  • Départ : 12h05 l Arrivée vers 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


Une étape roulante qui franchit les Apennins toscans en direction de la mer Tyrrhénienne. Après s’être lancée sur des routes changeantes, l’étape emprunte la montée du Passo delle Radici, dont on peut considérer qu’elle s’étend sur près de 40 km. À l’exception des 3 derniers kilomètres, les pentes sont modérées. Après une descente rapide et technique vers Castelnuovo Garfagnana, le parcours emprunte une courte montée vers Monteperpoli. Une longue descente en faux plat, passant juste à l’extérieur de Lucca, mène à travers Camaiore jusqu’à la côte, et jusqu’à l’arrivée.

Les 3 derniers km sont plats et rectilignes, le long du front de mer, de Camaiore à Viareggio. La ligne d’arrivée se trouve sur une route goudronnée de 8 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
De nouveau le format fétiche de ce Giro avec une première partie relativement corsée avant de revenir dans la plaine pour une légère incertitude sur les prétendant à la victoire. Ligne droite infinie.






    Tappa 11 l Mercredi 17 l Camaoire > Tortona l Plaine l 219kms l ★★


  • Départ : 11h25 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


Avec 219 km, c’est la plus longue étape du Giro. Plat au début, le parcours atteint la province de La Spezia et traverse les Apennins liguriens par le Passo del Bracco et la Colla di Boasi. Les routes sont sinueuses et la plupart du temps étroites. L’itinéraire traverse la vallée et pénètre dans la plaine d’Alexandrie par le Passo della Castagnola. Les routes sont larges et droites sur les 30 derniers kilomètres, avec quelques ronds-points et autres obstacles à la circulation.

Les derniers kilomètres sont essentiellement rectilignes, avec seulement quelques ronds-points le long du parcours. Il y a un dernier virage (sur un rond-point) environ 500 m avant l’arrivée. La dernière ligne droite mesure 450 m de long, sur une route goudronnée de 8 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
On continue dans la pleine transition, quelques côtes ici et là mais rien de méchant, assez longues mais très roulantes, on trépigne d’impatience de rejoindre la montagne… Dans le final, après une approche plutôt rectiligne, un beau virage à angle droit à 400m façonnera la décision en cas de sprint.






    Tappa 12 l Jeudi 18 l Bra > Rivoli l Accidenté l 179kms l ★★★


  • Départ : 12h30 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


Le parcours de l’étape comprend une section vallonnée de 50 km, un tronçon plat d’Alba au premier passage par Rivoli (75 km) et un circuit final (54 km) avec la montée du Colle Braida. La première section est vallonée et sinueuse, avec des virages et des changements de relief sans fin. Passé Alba, les routes sont modérément larges et principalement droites. Les agglomérations du circuit final sont parsemées de ronds-points et d’îlots de circulation. La montée du Colle Braida, après Avigliana, est longue de 9,8 km, avec des pentes supérieures à 7 % et culminant à 12 %. Le long de la descente et à l’approche de l’arrivée, le parcours est plus complexe car il traverse des zones urbaines.

Les 3 derniers km se trouvent à l’intérieur de l’agglomération de Rivoli. La chaussée se rétrécit entre le passage à 2km de l’arrivée et la flamme rouge ; la route est ensuite en descente et en virage pour rejoindre le Corso Einaudi lorsque’il 750 m à parcourir. Après un virage serré à gauche, la route se redresse avec une pente à 8 % sur 200 m. La dernière ligne droite (400 m) est sur route goudronnée (9 m de large) et en légère montée.

Chat-vie, Chat-mort
Les Alpes se rapprochent, ici un avant-goût, on trempe les lèvres sans s’abreuver réellement. La difficulté à 30km de la ligne offre quelques pentes décentes mais semble ne pas être propice à quoi que ce soit si ce n’est une explication dans l’échappée par exemple.






    Tappa 13 l Vendredi 19 l Borgofranco d'Ivrea > Crans-Montana l Haute Montagne l 217kms l ★★★★★


  • Départ : 11h00 l Arrivée entre 16h50 - 17h40
  • Carte & Détails de l'arrivée


Cette étape alpine colossale comprend la Cima Coppi. L’itinéraire remonte la Vallée d’Aoste jusqu’à la capitale régionale, au pied de la longue montée du Colle del Gran San Bernardo (34 km à 5,5 %), la Cima Coppi du Giro 2023. Les routes sont larges et bien goudronnées sur la quasi-totalité de l’étape. L’itinéraire emprunte ensuite une longue descente (30 km) dans Sembrancher, se dirige vers Verbier et entame une première ascension de la Croix de Cœur (15 km à environ 9 %). Vient ensuite une descente technique, dont la première partie est sur une chaussée étroite, tandis que la seconde partie est large et parfaitement goudronnée, avec six tunnels bien éclairés. Le parcours traverse ensuite la vallée du Rhône (seule partie parfaitement plate de l’étape), jusqu’au pied de la montée finale.

La montée finale (13 km à 7 %) est raide dans la première partie, avec plusieurs épingles à cheveux. La pente s’atténue jusqu’aux derniers kilomètres, avec une légère descente menant au tronçon final. La dernière ligne droite mesure 300 m de long, sur un tarmac de 8 m de large et en montée.

Chat-vie, Chat-mort
Voilà donc la montagne, que dire de cette étape, que ça hérisse les griffes d’avoir la contrainte d’arriver à Crans-Montana, certes. C’est une belle course de côte avec un format usant et difficile au préalable, c’est un gros morceau à n’en pas douter. La Croix de Cœur est, évidement, l’élément marquant de l’histoire, la montée est terrible et même si l’étape ne se prête à l’offensive, c’est une satisfaction de choix, une beauté qui n’est pas mis en valeur correctement, dont l’essence sera présente et ouvrira les portes à l’avenir.






    Tappa 14 l Samedi 20 l Sierre > Cassano Magnago l Plaine l 193kms l ★★


  • Départ : 12h05 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


L’étape aborde une montée difficile au début, suivie de 150 km en descente et sur le plat. Après avoir franchi le col du Simplon, le parcours emprunte une descente technique menant vers l’Italie, avec plusieurs tunnels. Les routes sont larges et droites dans la première partie, de la frontière au lac Majeur, et plus difficiles le long de la rive du lac. Le parcours est un peu plus accidenté dans la partie finale, après Sesto Calende, mais toujours sur des routes bien goudronnées. Des infrastructures de circulation se trouveront dans les zones urbaines.

Le final de l’étape se joue principalement dans les zones urbaines, sans entraves particulières. Les routes sont droites, avec peu de virages. Le dernier kilomètre oscille se fait sur des pentes autour de 3%. La ligne droite finale (300 m) est sur un tarmac de 8 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
Le Simplon et du plat, il faut bien rejoindre l’Italie… Sans détour, c’est une étape qui ne devrait pas s’implanter dans l’extase, un faudra se la jouer relax comme les coureurs du classement général, un peu d’herbe à chat fera l’affaire. Mais il faut bien dire qu’avec cinq étapes autour des 200km, cette deuxième semaine auront tout de même une notion d’usure intéressante.






    Tappa 15 l Dimanche 21 l Seregno > Bergamo l Montagne l 195kms l ★★★★


  • Départ : 11h46 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


Il s’agit d’une étape de montagne « urbaine ». Les ascensions du Valico di Valcava, du Selvino (sur le versant “traditionnel”), du Miragolo San Salvatore et du Valpiana (Roncola) s’enchaînent presque sans relâche. Le parcours fait deux boucles et passe au-dessus de l’arrivée avant d’emprunter la dernière boucle. Les routes sont sinueuses, étroites mais bien revêtues. Après la descente depuis le dernier sommet (Valpiana), les 9 kilomètres suivants (le seul tronçon plat dans le final) servent d’approche à la ville. Le parcours passe ensuite par Città Alta, en direction de l’arrivée.

Au cours des derniers kilomètres, l’itinéraire traverse la ville haute (Bergamo Alta), en montant pour atteindre Porta Garibaldi puis Largo Aperto (avec 200 mètres sur un pavement de galets). Dans le premier secteur, les pourcentages ne descendent jamais en dessous de 10 % (avec un maximum de 12 %). Dans la descente, la chaussée est large et la surface est lisse. À 1 800 m de l’arrivée, un virage serré et un secteur sur une chaussée rétrécie mènent à Porta Sant’Agostino. La route prend un large virage à gauche après la flamme rouge. La dernière ligne droite (800 m de long, sur une route goudronnée de 8 m de large) est d’abord en descente avant de s’aplanir.

Chat-vie, Chat-mort
Pour conclure la semaine, une étape à Bergame mi-figue mi-raisin… D’un côté il y a de quoi mettre le bazar, d’un autre il va vraiment falloir y mettre la plus grande volonté, et cela ce n’est pas gagné. Le tracé n’aide pas les offensives qui ont pour cible d’éparpiller le peloton, ainsi les baroudeurs des montagnes pourraient en profiter. Grande explication, petite explication, sieste intégrale, de mon point de vue il ne faudra pas être trop gourmand dans ces attentes.


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Re: [WT] Giro d'Italia (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:13

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Giro d'Italia - Semaine 3






    Tappa 16 l Mardi 23 l Sabbio Chiese > Monte Bondone l Montagne l 203kms l ★★★★★


  • Départ : 11h05 l Arrivée vers 17h15
  • Carte & Détails de l'arrivée


a première partie de l’étape longe la rive du lac de Garde, avec plus de 30 tunnels bien éclairés et bien pavés de différentes longueurs. Passé Riva del Garda, le parcours emprunte une série d’ascensions cumulant plus de 5.000 m de dénivelé. Les coureurs affronteront le Passo di Santa Barbara (12 km, pente moyenne supérieure à 8 %) et le Passo di Bordala (4,5 km à environ 7 %) pour entrer dans la vallée de l’Adige et, après Rovereto, la Vallarsa. Après les ascensions consécutives de Matassone (env. 13 km à 5 %) et de Serrada (17 km à 5,5 %), le parcours passe par Folgaria et retourne vers l’Adige. Vient enfin la montée vers le Monte Bondone du côté d’Aldeno (20 km, pente moyenne 6,8 %, maximum à 15 %). Les routes sont bien pavées et modérément larges.

Le finale est en légère montée (pente moyenne autour de 4%). La chaussée est en excellent état et elle s’ouvre après Viote (environ 2 km). La dernière ligne droite (environ 300 m) est sur une chaussée de 7 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
On est probablement sur la plus belle étape de ce Giro, celle qui offre le plus potentiel sur le papier… Et pourtant les défauts il y en a, c’est pour cela qu’une course de côte semble à privilégier. Le Santa Barbara a les moyens de faire très mal, mais la longueur de ce versant très irrégulier du Bondone risque de focaliser l’attention… Selon le contexte au moment d’arpenter ces pentes, ça peut le faire… Donc c’est quand même à suivre en ronronnant, c’est une belle étape.






    Tappa 17 l Mercredi 24 l Pergine Vaslugana > Caorle l Plaine l 197kms l


  • Départ : 12h45 l Arrivée entre 17h00 - 17h20
  • Carte & Détails de l'arrivée


Le parcours présente une légère pente descendante, sans le moindre obstacle topographique. L’étape traverse la Valsugana jusqu’à Bassano del Grappa, emprunte une route nationale (ss. 47) sur un court tronçon et file ensuite les routes provinciales qui lui sont parallèles, avec une chaussée plus étroite et moyennement bien goudronnée. Après avoir traversé la plaine autour de Venise et de Trévise sur des routes droites et bien goudronnées, avec peu de virages, l’itinéraire atteint Lido di Jesolo pour le finale de l’étape le long de la côte. Comme pour toutes les étapes comportant plusieurs zones urbaines le long du parcours, des dispositifs liés la circulation seront présents. À 23 km de l’arrivée, l’étape passe sur un pont flottant, où la chaussée se rétrécit légèrement.

Le final se dispute sur des routes urbaines, avec 4 lignes droites reliées par quatre virages. Les routes sont bien goudronnées et relativement larges. La dernière ligne droite (600 m) est sur un tarmac de 8 m de large.

Chat-vie, Chat-mort
Autant les longueurs des étapes sont à souligner, pas comme sur certaines courses… Autant les enchaînement montagneux sont assez rares puisqu’on retrouve un étape de plaine, et cette fois-ci, c’est radicalement plat. Le final le long de la mer avant quatre virage à angle droit dans les deux derniers km, on attend un sprint massif avec les survivants et les organismes entamés, à suivre.






    Tappa 18 l Jeudi 25 l Operzo > Val di Zoldo l Accidenté l 216kms l ★★★★


  • Départ : 12h20 l Arrivée entre 17h00 - 17h30
  • Carte & Détails de l'arrivée


C’est une grande étape de montagne. L’itinéraire monte le Passo della Crosetta (11 km, 7 %), atteint le Cansiglio, puis emprunte des terrains piégeux dans la vallée de Piave, jusqu’à Pieve di Cadore. La course entre dans la vallée de Boite et monte la Forcella Cibiana (9,6 km, 8 %), puis entre dans le Val di Zoldo pour l’ascension finale.

Les 15 derniers km dans le Val di Zoldo comportent deux ascensions classées. Coi présente des pentes flirtant avec les 20 % ; la chaussée est rétrécie par endroits, mais bien pavée. L’arrivée est à 5 km du sommet. Une courte descente mène aux 3 derniers km, sur des pentes oscillant autour de 6 %. Huit lacets consécutifs mènent à la dernière ligne droite (300 m de long et 7 m de large).

Chat-vie, Chat-mort
Un format assez court pour une fois, pour le Giro j’entends… Une étape de montagne un peu bâtarde, on sent que c’est loin d’être l’étape reine, mais qu’il n’y a pas non plus des tas d’occasions et que si on se penche sur les détails, le final peut offrir une belle pagaille et des offensives, les pourcentages sont là. Les 30 derniers km sont une opportunité intéressante de faire des écarts, par contre il ne faudra pas avoir peur de la suite, à fixer avec les yeux ronds.






    Tappa 19 l Vendredi 26 l Longarone > Tre Cime di Lavaredo l Haute Montagne l 183kms l ★★★★★


  • Départ : 11h35 l Arrivée entre 16h50 - 17h40
  • Carte & Détails de l'arrivée


Une étape colossale à travers les Dolomites, avec cinq ascensions consécutives qui s’enchaînent sans répit. Après avoir remonté le Val Cordevole (en passant par Belluno, Agordo et Alleghe), le parcours monte les cols de Campolongo, Valparola, Giau et Tre Croci, avant d’entreprendre la dernière montée vers le Rifugio Auronzo. Les routes sont en excellent état et assez larges, avec quelques tunnels bien éclairés dans la première partie. Les montées comportent de nombreuses épingles à cheveux et les descentes sont rapides et techniques, pour la plupart.

L’ascension finale est vraiment difficile. La route s’élève avec des pentes maximales de 18 % sur les premiers 1,5 km, devient un faux plat au Lago di Antorno, puis descend rapidement jusqu’au repère des 4 km (la chaussée se rétrécit à la fin de la descente, au passage du péage). La pente oscille autour de 12 % dans les 4 derniers kilomètres, atteignant 18 % dans la partie finale. La ligne d’arrivée se trouve sur une ligne droite asphaltée de 400 m de long et 7 m de large, avec une pente de 12,5 %.

Chat-vie, Chat-mort
L’altitude, le Passo Giau, les Tre Cime… Dans une version relativement soft, l’étape des Dolomites propose une nouvelle fois une explication de choix, pas si simple d’y manœuvrer, avec les avantages et inconvénients des Tre Cime et de ses pourcentages affriolants. Dans tous les cas ça va faire mal, la fatigue sera là, les différences seront faciles à faire, le Giro peut encore se gagner ou se perdre si les écarts sont raisonnables. Après le spectacle pourrait se concentrer uniquement dans les derniers km selon les circonstances et les différences à faire.






    Tappa 20 l Samedi 27 l Tarvisio > Monte Lussari l CLMI - "Cronoscalata" l 18.6kms l ★★★★★


  • Départ : 11h30 (premier coureur) l Arrivée vers 18h30 (dernier coureur)
  • Carte & Détails de l'arrivée


Un contre-la-montre individuel exigeant. L’étape commence par 11 km sur un terrain plat ou légèrement en montée (dont 6km le long de la piste cyclable de l’Alpe Adria), avant l’ascension terriblement raide vers le sanctuaire du Monte Lussari (7,5 km). La première partie présente une rampe atteignant les 15%, lorsque l’itinéraire entre dans la piste cyclable. Il sera possible d’effectuer un changement de vélo au km 9,4. La dernière partie raide commence après le pont sur le ruisseau Saisera.

La montée finale serpente en épingles à cheveux à travers bois, sur un revêtement en béton étroit. Les 5 premiers km atteignent environ 15 % en moyenne, avec un pic à plus de 20 %. Passé les bois, la pente tombe à 4% pour un court tronçon. Une courte rampe dans le dernier kilomètre (avec des pentes de 20%, jusqu’à 22%) est suivie d’une petite descente (8%). Après un double virage, le parcours s’élève à 16 % sur les 150 derniers mètres jusqu’à l’arrivée (sur une route de béton de 6 m de large).

Chat-vie, Chat-mort
5km à 15%, cela plante le décor, le sapin, les guirlandes, tout. C’est un chrono que j’aurais bien aimé voir dans les premiers jours de course, ici il est vraiment mal placé mais les coureurs donneront ce qu’il leur reste et il faudra conclure après-coup sur le néfaste et le bien fait de son poids sur les étapes précédentes. Le changement de vélo au pied et ensuite, c’est la boucherie, qui pour qui les pentes sont religion, s’en plaindrait ? Appréciez la souffrance, le reste on verra.






    Tappa 21 l Dimanche 28 l Roma > Roma l Plaine l 126kms l


  • Départ : 15h30 l Arrivée entre 18h30 - 18h50
  • Carte & Détails de l'arrivée


La dernière étape s’élance depuis le quartier de l’EUR à Rome et fait une boucle jusqu’au premier passage sur la ligne d’arrivée (en rejoignant la côte à Ostie avant de revenir à la zone de départ), avant d’emprunter un circuit final dans la capitale. Les coureurs feront six tours sur un parcours de 13,6 km dans les rues de Rome (routes larges, avec quelques séparateurs de trafic). De légères sinuosités sont séparées par de longs tronçons droits, reliés par des virages parfois délicats. Le revêtement de la route est principalement goudronné, avec quelques courts tronçons sur des pavés (« sanpietrini »).

L’itinéraire est essentiellement plat et les routes sont larges et rectilignes, avec de larges virages dans les 3 derniers kilomètres. La dernière ligne droite est longue de 700 m, la route est large de 8 m et pavée de “sanpietrini”, en légère montée.

Chat-vie, Chat-mort
Les sprinteurs pourront se consoler d’avoir du affronter l’enfer la veille, le Giro revient sur une étape en ligne pour conclure sur un défilé, ainsi soit-il. Une édition au tracé plus luxuriante que l’an passé, pour sans doute un peu plus de spectacle, ce n’est pas trop risqué de miser la-dessus, même si à la vue des possibilités la frustration aura quand même accompagné la lecture du tracé tout du long.


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Bad_Neos
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Re: [WT] Giro d'Italia (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:15

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Startlist






    AG2R Citroën
  • 11. Aurélien Paret-Peintre
  • 12. Alex Baudin
  • 13. Mickael Chérel
  • 14. Paul Lapeira
  • 15. Valentin Paret-Peintre
  • 16. Nicolas Prodhomme
  • 17. Andrea Vendrame
  • 18. Larry Warbasse
L'effectif détaillé :
La formation savoyarde s’avance avec l’objectif du général pour Aurélien Paret-Peintre -un top 10 ou approchant-, tandis que Felix Gall aura la mission de l’épauler et de tenter une victoire d’étape lors des étapes de montagne, après un printemps régulier et réussi. Andrea Vendrame sera la 3e carte de l’équipe pour aller chercher une victoire d’étape, après 2021 qui lui avait réussi. Son profil hybride devrait lui permettre d’aller chercher plusieurs accessits à minima. Ils seront entourés par les expérimentés Chérel et Warbasse, ainsi que deux néophytes : Valentin Paret-Peintre et Paul Lapeira. Le passe-partout Nicolas Prodhomme complète l’équipe.

Partie 3e degré :
Sans la brebis galleuse finlandaise au départ, l’avenir s’annonce radieux pour l’équipe (attention tout de même, la Lettonie est proche des rivages finnois). Mais la victoire sera chère, elle. Et ce n’est pas Larry, métronome du Top 30-60 qui dira le contraire, lui qui n’a jamais compris l’intérêt du toponze que pourrait faire son leader. Et avec les deux frères qui font la paire, j’ai dû vendre mon âme au diable pour cette dernière blague.


    Alpecin-Deceuninck
  • 21. Stefano Oldano
  • 22. Nicola Conci
  • 23. Kaden Groves
  • 24. Alexander Krieger
  • 25. Senne Leysen
  • 26. Oscar Riesebeek
  • 27. Kristian Sbaragli
  • 28. Ramon Sinkeldam
L'effectif détaillé :
La formation de Van der Poel se présentera sur le Giro sans l’un de ses gros leaders. Pour autant, elle aura de sérieuses chances de victoire d’étape au sprint avec la carte Kaden Groves, qui s’est déjà imposé en World Tour cette année. Il disposera pour cela d’un beau train avec Krieger et Sinkeldam, auxquels Sbaragli, Riesebeek et Oldani pourront s’ajouter tout comme viser une victoire en échappée sur des profils accidentés. Conci sera le seul grimpeur de l’équipe pour les terrains plus difficiles tandis que Senne Leysen sera préposé à la chasse aux baroudeurs pour son leader australien.

Partie 3e degré :
Le World Tour est trop simple alors Alpecin se donne des handicaps. En comptant sur un sprinteur qui ne sait pas frotter, cocasse pour une marque de shampoing. C’est une déclaration, un cri de guerre ? Le reste de l’équipe prépare le prochain film six-coups de l’équipe, reste à savoir si Van der Poel sera le premier rôle dans Le Vieux, le Concis et le Jambon.


    Astana Qazaqstan
  • 31. Mark Cavendish
  • 32. Samuele Battistella
  • 33. Joe Dombrowski
  • 34. Gianni Moscon
  • 35. Vadim Pronskiy
  • 36. Luis Leon Sanchez
  • 37. Cristian Scaroni
  • 38. Simone Velasco
L'effectif détaillé :
Après un printemps très compliqué, l’équipe de Vinokourov espère se relancer sur le Giro en y alignant Mark Cavendish, qui doublera avec le Tour. Pour autant, les choses n’ont pas été idéales avec son train et il ne disposera pas des meilleurs disponibles : Fedorov, Pronskiy, Velasco n’ont pas de vraies expériences. Gianni Moscon a retrouvé un niveau fantôme et difficile de savoir qu’espérer de lui. Battistella, Sanchez et Scaroni sont les 3 cartes de l’équipe sur les terrains les plus escarpés.

Partie 3e degré :
L’Astanazification est bien commencée en 3 mois (qui vient d’Astanaze et non pas le mot en i pour les malins, mais à ne pas confondre avec Athanaze, déjà qu’on le fait entre JRB et JRB, ne partons pas trop en roue libre). La principale question : qui ira poucave à l’orga que le train du Cav ne mérite pas de courir en World Tour ? Sans le Wout Van Aert italien (blague périmée depuis que le principal fait d’arme de Felline est sa coupe de cheveux), Laas, pas de Bol pour le britannique qui s’en ira sans ses meilleur éléments. Pas sûr que le fédérateur Fedorov, le prompt Pronskiy et le véloce Velasco suffisent à la tâche.


    Bahrain-Victorious
  • 41. Jack Haig
  • 42. Yukiya Arashiro
  • 43. Santiago Buitrago
  • 44. Damiano Caruso
  • 45. Jonathan Milan
  • 46. Andrea Pasqualon
  • 47. Jasha Sütterlin
  • 48. Edoardo Zambanini
L'effectif détaillé :
Une équipe multi-tâche et multi-tête avec de nombreuses cartes à jouer. Caruso, Buitrago, Haig et Mäder ont tout les 4 montrer qu’ils pouvaient jouer un classement général ou une classique dans les dernières semaines ou mois, mais c’est leur régularité qui est plutôt sujette à débat. Néanmoins, est attendu de l’équipe 1 voir 2 bons classements généraux ainsi que de nombreuses échappées en montagne. On peut supposer qu’Andrea Pasqualon sera le sprinteur désigné tandis que Rajovic et Sütterlin seront les hommes à tout faire sur le plat. Après une bonne découverte de la Vuelta l’an passé, le jeune Zambanini sera une aide pour ses leaders en montagne.

Partie 3e degré :
Marchons sur des œufs avec cette équipe, elle fait bien trop réagir. D’ailleurs en parlant de réaction, mélangez Caruso, Buitrago, Haig et Mäder et peut-être -peut-être- obtiendrez vous un coureur capable de jouer le podium du Giro. Le temps de deux journées dans la plupart des cas. La pression sera forte sur les leaders de l’équipe, prenez vos unités de mesure et ne ragez pas si vous n’avez pas la référence…


    Bora-Hansgrohe
  • 51. Akeksandr Vlasov
  • 52. Giovanni Aleotti
  • 53. Cesare Benedetti
  • 54. Nico Denz
  • 55. Bob Jungels
  • 56. Lennard Kämna
  • 57. Patrick Konrad
  • 58. Anton Palzer
L'effectif détaillé :
Fortement remanié ses dernières semaines, l’effectif Bora-Hansgrohe fait tout de même envie sur le papier, autour du russe Aleksandr Vlasov. De quoi viser un Top 5 au général ? Aleotti, Kämna, Konrad, cela fait 3 cartes solides pour la montagne afin d’épauler au mieux le leader tandis que Bob Jungels, plus incertain, sera un atout passe-partout, tandis qu’on attend Denz et Benedetti pour protéger sur le plat. Le grimpeur Anton Palzer complète cet effectif où il manque surtout de quoi jouer un résultat lors des sprints.

Partie 3e degré :
Le p’tit Bobby s’est rajouté au dernier moment, ce qui empêchera le BFF (Best Fabbro Forever) de se montrer, quel dommage. De toute façon, chez Bora, il n’y a pas d’amis. Seulement des frères dans la #BandOfBrothers. Maintenant, ça veut dire plus de contacts, alors les maladies ça peut vite se transmettre. Ce serait con d'être laissé en rade juste avant le départ de l'épreuve. Donc si vous êtes pâles, allez au lit !


    Cofidis
  • 61. Simone Consonni
  • 62. François Bidard
  • 63. Thomas Champion
  • 64. Davide Cimolai
  • 65. Alexandre Delettre
  • 66. Jonathan Lastra
  • 67. Rémy Rochas
  • 68. Hugo Toumire
L'effectif détaillé :
La formation Nordiste va viser les victoires d’étape sans aucun homme pour le général. Déjà vainqueur par le passe, Victor Lafay va tenter de réitérer sa performance sur les étapes de moyenne montagne, et probablement en échappée. Simone Consonni va lui disputer les sprints après avoir fait le plein de confiance en fin de saison dernière et en ce début 2023. Après un bon exercice auprès de Coquard ces dernières semaines, Cimolai tentera de lancer sur orbite son compatriote. Lastra sera une autre carte plutôt polyvalente, tandis que Bidard, Périchon et Toumire seront plus attendus en tant qu’équipiers. Rochas complète l’équipe pour la montagne mais sa forme est pour le moins incertaine.

Partie 3e degré :
La meilleure consonne de l’équipe associée à ce voyou zigzageur de Périchon, un duo incroyable. De quoi faire du beau français (surtout que JRB m'a dit que BORDEL DE MERDE CES BRITISHS D'INEOS IL ME FONT CHIER, oups pardon). Ceci dit, l’équipe reste précaire : du 50/50 entre le bide et la victoire : on ne pourra que dire qu’il l’a fait ou qu’il ne l’a pas fait au final. Le principal reste cependant d’avoir tout les adversaires dans la ligne de mire.


    EF Education-Easypost
  • 71. Rigoberto Uran
  • 72. Jonathan Caicedo
  • 73. Hugh Carthy
  • 74. Jefferson Cepeda
  • 75. Stefan De Bod
  • 76. Ben Healy
  • 77. Alberto Bettiol
  • 78. Magnus Cort Nielsen
L'effectif détaillé :
Rigoberto Uran commence à se faire vieux mais il portera bien le dossard n°1 de sa formation, reste à voir s’il visera encore le classement général après un début de saison discret. Ce rôle pourrait échoir à Carhty, 2e du Tour of the Alps, et dont la Vuelta pourrait se rappeler à ses souvenirs. La formation américaine aura de toute façon de nombreuses cartes à jouer, sur tout les terrains. A commencer par le puncher Ben Healy, révélation des dernières ardennaises. Mais également Cort Nielsen sur les sprints ou en échappées. Sans oublier des coureurs comme Caicedo, De Bod, Eiking voir Kudus, qui devraient être en partie équipier, mais aussi pas mal à l’attaque.

Partie 3e degré :
L’éducation est au cœur du programme de l’équipe alors n’hésitez pas à parler pour parfaire vos langues : de tout, de rien, et de plein de beaux mots. Autant de coureurs que de nationalités, cela aidera en plus dans les mathématiques, alors mettez vous aussi à compter les points UCI distribués sur les CN ! Urra pour EF, sonnez le cor !


    Groupama-FDJ
  • 101. Thibaut Pinot
  • 102. Bruno Armirail
  • 103. Ignatas Konovalovas
  • 104. Stefan Küng
  • 105. Fabian Lienhard
  • 106. Rudy Molard
  • 107. Jake Stewart
  • 108. Lars Van den Berg
L'effectif détaillé :
Thibaut Pinot vient faire son chant du cygne sur sa course de cœur, avec le général et/ou la victoire d’étape en tête. La formation française vient également avec la bête à rouler qu’est Küng, espérant le voir remporter un chrono. Il sera intéressant de voir si Jake Stewart pourra tirer parti des escarpements lors des étapes de plaine afin de disputer les sprints, en disposant à ses côtés de Fabian Lienhard. Le reste de l’effectif se compose de coureurs passe-partout solides : Armirail, Molard, Thompson et Van den Berg.

Partie 3e degré :
Un bon pinot noir, une chèvre et un fan de TiboPino sont sur un bateau. Mais la situation est loin d’être aussi facile que vous le pensez. Car si la chèvre tombe à l’eau, alors le mental sera au plus bas. Mais si c’est le pinot qui tombe à l’eau, c’est le physique qui sera au plus bas. Alors la solution la plus simple ne serait-elle pas que le fan se sacrifie afin de conserver la bouteille de pinot et la chèvre sur le bateau ? Quitte à emporter avec lui les 473 pages de topics prévus pour le Giro ?


    Ineos Grenadiers
  • 111. Tao Geoghegan Hart
  • 112. Thymen Arensman
  • 113. Laurens De Plus
  • 114. Filippo Ganna
  • 115. Salvatore Puccio
  • 116. Pavel Sivakov
  • 117. Ben Swift
  • 118. Geraint Thomas
L'effectif détaillé :
3 leaders à priori pour la formation britannique : Tao Geoghegan Hart, de retour au plus haut niveau, mais également le français Pavel Sivakov (dont le statut devrait être toutefois moindre). Mais aussi Geraint Thomas, dont on le sait surtout en forme sur les Grand Tour désormais, et dont le récent Tour of the Alps tend à confirmer une forme allant crescendo. Une formation très solide et dangereuse si elle parvient à s’échapper de sa méthode « rouleau compresseur » si elle voit qu’elle n’a pas la carte pour jouer tout en haut, car c’est l’objectif. A côté de cela, Filippo Ganna sera bien évidemment à suivre tellement il a été impressionnant en début de saison, tout comme Thymen Arensman en 3e semaine. De Plus semble également retrouver des couleurs tandis que Puccio et Ben Swift complètent l’effectif en tant qu’équipiers.

Partie 3e degré :
A quel kilomètre précis la moto ne laissant en vie que Sivakov sera-t(elle placée ? Il ne faut rien de plus dans ce paragraphe pour l’équipe. Surtout parce que leurs noms s’y prêtent mal certes, mais bon. Contrairement à Ineos, je ne m’acharne pas toujours avec la même stratégie. Par exemple, j'ai vu que j'étais à chier en vélo. Du coup, pourquoi passer sur Swift ? Bah Connor m'a foutu le cafard en partant donc je suis resté à faire des présentations.


    Intermarché-Circus-Wanty
  • 121. Lorenzo Rota
  • 122. Niccolo Bonifazio
  • 123. Sven Erik Bystrom
  • 124. Laurens Huys
  • 125. Arne Marit
  • 126. Simon Petilli
  • 127. Laurenz Rex
  • 128. Rein Taaramäe
L'effectif détaillé :
Après quelques mornes semaines, les belges vont vouloir se remobiliser sur un Giro qui leur tient à cœur à travers certains de leurs sponsors. Le puncheur Rota, le grimpeur Petilli et le sprinteur Bonifazio seront à suivre, comme l’autre homme rapide de la formation : Arne Marit. Rune Herregodts sera à surveiller en première semaine s’il prend une échappée ! Le reste sera là pour épauler ou se former : Bystrom, Huys et Rex.

Partie 3e degré :
Intermarché à toujours eu du flair dans son mercato, du chien comme on dit. Malgré quelques (quelques) passage à vide, hâte est là de voir le kamikaze Bonifazio au sprint, l’heureux Herregodts en échappée ou le pétillant Petilli en montagne. Et laissez-moi vous dire une chose. De mes jeux de mots je n’en ai jamais marre, et il faudra un huissier de justice pour me trainer au tribunal afin que me taise !


    Jumbo-Visma
  • 141. Primoz Roglic
  • 142. Edoardo Affini
  • 143. Koen Bouwman
  • 144. Rohan Dennis
  • 145. Michel Hessmann
  • 146. Sepp Kuss
  • 147. Jan Tratnik (Thomas Gloag ?)
  • 148. Sam Oomen
L'effectif détaillé :
La victoire finale et les victoires d’étape pour Jumbo-Visma, évidemment, tournée autour de Primoz Roglic. Foss sera également une solution de secours même si sa forme est incertaine, n’ayant pu se jauger sur le Tour de Romandie. Kuss devrait être le principal équipier en montagne, pouvant également viser les victoires d’étapes, tandis que le reste de l’équipe se compose de gros bourrins polyvalents : Affini, Bouwman, Gesink, Hessmann et Tratnik.

Partie 3e degré :
Je suis à bout les mecs ! Bon ok, ça m’a pris beaucoup trop d’heures d’écrire ces conneries pour affiner mes jeux de mots, mais bordel niquez vous ou allez faire du vélo du côté de Notre-Dame-du-Pré (geste très technique ici, 10/10 pour la réf'). Je vous accuss, oui je vous accuse d’en faire beaucoup trop sur le forum. Combien de trolls et d’insultes pour quelques instants de bonheur et de partage, sur un forum qui perd des gens chaque jour, de plus en plus sceptiques de ce lieu où quand on arrive, c’est la hess' ?


    Movistar
  • 151. Fernando Gaviria
  • 152. Will Barta
  • 153. Max Kanter
  • 154. Oscar Rodriguez
  • 155. José Joaquin Rojas
  • 156. Einer Rubio
  • 157. Albert Torres
  • 158. Carlos Verona
L'effectif détaillé :
Après de bons résultats sur les flandriennes et en chrono, et si la formation Movistar parvenait à s’imposer sur le Giro avec Gaviria, au sprint ? Le colombien disposera visiblement de Max Kanter, mais aussi de Rojas et Torres, voir de Serrano, pour l’épauler. Ce dernier pourra également viser les étapes plus escarpées tandis que Barta devrait entrer en action plus tôt sur les étapes de plaine. Rubio et Verona viseront eux les étapes de pure montagne.

Partie 3e degré :
Les fans de la Movistar sont déjà gavés, ils se sont déjà barrés, se plaindre à N’golo. Sur le chemin, alors qu’ils passaient par Vérone, ils ont croisé une rue remplie de magasins bio. Ils se sont dit que ça pouvait leur faire que du bien d’aller faire leur marché (néanmoins, attention, le marché colombien est un peu…opaque en ce moment). Leur première idée a été d’acheter un jambon, mais bon ils avaient déjà le contact d’Acquadro alors ils ont finalement décidé d’acheter du bon café torréfié. Idéal pour écouter tonton Ledanois te crier dessus.


    Soudal-QuickStep
  • 1. Remco Evenepoel
  • 2. Davide Ballerini
  • 3. Mattia Cattaneo
  • 4. Josef Cerny
  • 5. Jan Hirt
  • 6. Pieter Serry
  • 7. Ilan Van Wilder
  • 8. Louis Vervaeke
L'effectif détaillé :
Mono-centrée autour du champion du Monde Remco Evenepoel, la formation Soudal-QuickStep aura pour principal objectif la victoire finale au général. Revenu de stage au Teide, le belge s’est directement imposé sur Liège-Bastogne-Liège, de quoi entamer l’épreuve italienne plein de confiance, sur un parcours comportant de nombreux kilomètres chronométriques. Pour l’épauler en montagne, il disposera d’Ilan Van Wilder, Louis Vervaeke, Fausto Masnada, Jan Hirt et Mattia Cattaneo, pas forcément les plus réguliers pour certains, mais un nombre conséquent de grimpeurs pour combler à cette lacune. Josef Cerny devrait être plus mis à contribution sur le plat. Reste à voir si Davide Ballerini va également effectuer cette tâche ou également disputer les sprints.

Partie 3e degré :
Le Coq à mis longtemps à s’imposer en WT mais pas la Poule qui vient éblouir ses coéquipiers de ses lisérés. Ceci expliquant pourquoi ils sont si irréguliers. Peut-être l’équipe la plus forte mais sera-t-elle rouleau compresseur ou jouera telle à la stratégie de Catane ? En attendant le tut-tut indiquant de se garer quand le train se lancera. Avez-vous cerné tous les jeux de mots de cette vaste…masnarade ?


    Arkéa-Samsic
  • 161. Warren Barguil
  • 162. Maxime Bouet
  • 163. David Dekker
  • 164. Thibault Guernalec
  • 165. Michel Ries
  • 166. Alan Riou
  • 167. Clément Russo
  • 168. Alessandro Verre
L'effectif détaillé :
La formation bretonne vient avec l’unique objectif des victoires d’étapes. Un objectif incertain avec le récent Covid de Warren Barguil, qui espère rentrer dans le cercle des vainqueurs d’étape sur les 3 Grands Tours. David Dekker sera l’autre carte privilégier, cette fois sur les sprints massifs, et s’il passe les bosses. Mais malgré une bonne prestation à Oman, il manque de vrai résultat. Il aura cependant un train à sa disposition avec le rouleur Guernalec ainsi qu’Alan Riou et Clément Russo. Maxime Bouet encadrera tout ça. Michel Ries sera lui plus attendu en montagne, tout comme le jeune Alessandro Verre.

Partie 3e degré :
Je me suis toujours demandé si quand, je raconte une blague pourrie, la personne qui écoute rit ou pleure ? Non parce qu’il y a des riesques que je vous pète les oreilles à force. Ou les neurones. En tout cas, je pense qu’il ne faut pas voir le verre à moitié vide. La vie est belle (sauf pour les fans d’Arkéa), il faut en profiter. Surtout que Barguil est remonté après son début de saison, il veut se faire pardonner. Barguilt ? Barguez ? Barguillaume Matin, conquérant des montagnes ! Ah zut, Covid deux jours avant le départ. Barguigne.


    Jayco-AlUla
  • 191. Michael Matthews
  • 192. Alessandro De Marchi
  • 193. Eddie Dunbar
  • 194. Michael Hepburn
  • 195. Lukas Pöstlberger
  • 196. Callum Scotson
  • 197. Campbell Stewart
  • 198. Filippo Zana
L'effectif détaillé :
Michael Matthews est de retour après de nombreuses : objectif victoires d’étapes avec une belle équipe également composée d’Eddie Dunbar, Callum Scotson et Filippo Zana sur les terrains plus montagneux. Voir De Marchi, pour une dernière danse ? Sinon, les rouleurs seront de sortie avec Hepburn et Pöstlberger.

Partie 3e degré :
La joie de jeux de mots m’a effleuré l’esprit avec De Marchi, Dunbar et Pöstlberger, mais ce n’est pas bien de se moquer de Xanax alors qu’il traverse une dépression depuis…depuis qu’il est arrivé sur le forum ? Au moins ? Donc bon voilà, j’ai réfléchi à des pirouettes pour éviter de trop le faire péter un plomb, de peur qu’il se brûle, mais je n’ai pas envie d’en faire plus qu’un porteur de chapeau mexicain. Reste zan, Xanax.


    DSM
  • 181. Andreas Leknessund
  • 182. Alberto Dainese
  • 183. Jonas Hvideberg
  • 184. Niklas Märkl
  • 185. Marius Mayrhofer
  • 186. Florian Stork
  • 187. Martijn Tusveld
  • 188. Harm Vanhoucke
L'effectif détaillé :
Un peu comme Arkéa-Samsic, la DSM vient pour jouer les victoires d’étapes mais sans grandes certitudes. Leknessund à la caisse et il roule, mais son début de saison est poussif, tout comme celui de Vanhoucke, et ce sont les principales cartes en montagne devant Stork et Tusveld. Mayrhofer n’a pour l’instant pas retrouvé son niveau de la CEGORR et Dainese semble avoir fortement régressé dans la hiérarchie interne si bien qu’on ne sait lequel des deux sprintera…tout comme ils peuvent claquer la victoire comme pas de Top 10. Hvideberg complète l’équipe avec son profil passe-partout.

Partie 3e degré :
Oh ils vont nous marker l’esprit les DSM sur ce Giro. Entre l’un qui a réalisé un miracle en Australie et l’autre qui s’est fait bolossé par 4 néo-pros dans la hiérarchie cet hiver, on les sent prêts pour les sprints. Mais bon, c’est la hvie de merde qu’ils ont décidé de mener. Et qui sommes nous pour nous mettre en travers de ces étoiles montantes, ces rising storks ?


    Trek-Segafredo
  • 201. Mads Pedersen
  • 202. Amanuel Ghebreigzabhier
  • 203. Daan Hoole
  • 204. Alex Kirsch
  • 205. Bauke Molllema
  • 206. Toms Skujins
  • 207. Natnael Tesfatsion
  • 208. Otto Vergaerde
L'effectif détaillé :
Très solide équipe multi-terrain avec Mads Pedersern tout d’abord pour les sprints, mais également Giulio Ciccone et Bauke Mollema pour la montagne. Kirsch sera le poisson-pilote attitré du danois, tandis qu’Hoole, Skujins et Tesfatsion seront fortement utiles par leurs profils polyvalents. Vergaerde devrait lui être l’homme des premières heures.

Partie 3e degré :
Prenez deux tranches de mimollematte. Faites les fondre dans une casserole (de préférence pas trop usée, l’équipe en a plein de neuves). Avec la sauce fromagère ainsi obtenue, rajoutez du kirsch. Puis après avoir enroulé vos jambons autour de vos endives, rajoutez cette délicieuse sauce maison par-dessus : c’est bon, vos endives au jambon sont prêtes ! Ou comme on dit chez moi, vos skouichns, une belle spécialité lettone ! Autrichienne ?


    UAE Emirates
  • 211. Joao Almeida
  • 212. Pascal Ackermann
  • 213. Alessandro Covi
  • 214. Davide Formolo
  • 215. Ryan Gibbons
  • 216. Brandon McNulty
  • 217. Diego Ulissi
  • 218. Jay Vine
L'effectif détaillé :
Almeida revient sur l’épreuve avec un parcours favorable pour le Portugais, objectif Top 5 ou podium en tête ? Le reste de la formation est évidemment solide avec Pascal Ackermann comme sprinteur, Covi, Formolo, Ulissi, Gibbons pour des terrains vallonnés. McNulty en leader de rechange ? Et enfin, Vine, toujours pas de retour après l’UAE mais qui pourrait faire (très) mal si son niveau du Down Under revient.

Partie 3e degré :
Covi est malade et tiens à peine sur ses deux gibboles. Pourtant il a tout essayé. Le formol, afin de dormir et de récupérer. Le vin, afin de s’enivrer et de récupérer (?). Tout les bons conseils et l’almeide de Gianetti et Matxin, deux des plus grands ackers de dope de notre époque n’auront pas suffit, c’est nul. 'Ti quand même.


    EOLO-Kometa
  • 81. Vincenzo Albanese
  • 82. Davide Bais
  • 83. Mattia Bais
  • 84. Erik Fetter
  • 85. Lorenzo Fortunato
  • 86. Francesco Gavazzi
  • 87. Mirco Maestri
  • 88. Diego Pablo Sevilla
L'effectif détaillé :
Deux cartes pour Eolo-Kometa sur ce Giro, plus forts chaque année : Lorenzo Fortunato en montagne, et Vincenzo Albanese sur les sprints et les étapes plus accidentées. Le reste de l’effectif sera lui bien plus attendues dans les échappées matinales typiques.

Partie 3e degré :
Une équipe de comètes hormis ses leaders, reste à faire contre mauvaise bon cœur sinon ce sera bais-bais à toute l’équipe après deux jours d’échappée.


    Green Project-Bardiani CSF-Faizanè
  • 91. Filippo Fiorelli
  • 92. Luca Covili
  • 93. Davide Gabburo
  • 94. Filippo Magli
  • 95. Martin Marcellusi
  • 96. Henok Mulubrhan
  • 97. Alessandro Tonelli
  • 98. Samuele Zoccarato
L'effectif détaillé :
Après un bon début d’année, la formation italienne sera peut-être un peu plus attendue que d’habitude, surtout qu’elle aligne des coureurs un peu plus passe-partout que les précédentes années : Fiorelli, Covili, Gabburo, Tolio, Tonelli, Zoccarato, de quoi se monter un peu plus en échappées.

Partie 3e degré :
Pour que le Green Project puisse se développer, je propose de retirer le rouge de l’ensemble des drapeaux des coureurs de l’équipe et d’en faire des apatrides. Ils pourront me remercier en plus d’éviter le phénomène inévitable du déclin italien : entre Moscon qui tape, Tiberi qui tire et Colbrelli qui défibrille. Pas de bons exemples, alors en plus si comme Covili tu pars avec un handicap au départ…N’attendez pas de tolé, pas de bon vin ici, seulement des coureurs U23 (ou pas…).


    Corratec
  • 171. Valerio Conti
  • 172. Nicolas Dalla Valle
  • 173. Stefano Gandin
  • 174. Alessandro Iacchi
  • 175. Alexander Konychev
  • 176. Charlie Quarterman
  • 177. Veljko Stojnic
  • 178. Karel Vacek
L'effectif détaillé :
Le petit poucet de ce Giro visera les échappées, et ce sera déjà bien pour elle : des rouleurs ou des coureurs « expérimentés » du circuit italien constituant la majeure partie de son effectif. A voir si Tivani et Conti leurs offrent un peu plus de perspectives sur des terrains vallonnés, et Attilio Viviani au sprint.

Partie 3e degré :
Le niveau de l’équipe prête déjà tellement à rire (ou pas, ça peut être consternant), que je ne me vois pas rajouter trois paragraphes là-dessus. En tout cas ils ont une belle équipe pour la NFL. Vive les Contis au Giro !


    Israel-Premier Tech
  • 131. Domenico Pozzovivo
  • 132. Sebastien Berwick
  • 133. Simon Clarke
  • 134. Marco Frigo
  • 135. Derek Gee
  • 136. Matthew Riccitello
  • 137. Mads Würtz Schmidt
  • 138. Stephen Williams
L'effectif détaillé :
Pozzovivo n’est toujours pas mort et devrait être la principale carte en montagne de l’équipe israélienne sur ce Giro ! Attention toutefois au jeune Riccitello après un bon début de saison, ou encore à Frigo ou Clarke sur des terrains plus moyen-montagneux. Les rouleurs Gee et Würtz se rajoutent au train de Nizzolo qui visera les sprints sans vrai poisson-pilote, tandis que l’irrégulier puncheur Williams complète l’équipe qui s’élancera sans israélien, pour une fois !

Partie 3e degré :
Après une année pour le moins glaciale entre coureur et staff, nul doute que le grand chef Peau aux Eaux-Vives à su briser la glace (ou trouver la prise électrique) à son arrivée. Malgré sa kryptonite : ne lui donnez pas de poires, il y est allergique, surtout quand il transporte sa petite glacière portative. Mais s’il faut le remplacer, « Richie » sera présent pour prendre le relais.


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Re: [WT] Giro d'Italia (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:15

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Favoris






  • Favoris du Général :
- ★★★★★ -
Remco Evenepoel, Primoz Roglic

- ★★★★ -
Tao Geoghegan Hart, Joao Almeida

- ★★★ -
Damiano Caruso, Jack Haig, Aleksandr Vlasov, Lennard Kämna, Hugh Carthy, Thibaut Pinot, Pavel Sivakov, Geraint Thomas, Giulio Ciccone

- ★★ -
Aurélien Paret-Peintre, Santiago Buitrago, Tobias Foss, Einer Rubio, Eddie Dunbar, Brandon McNulty

- ★ -
Rigoberto Uran, Lorenzo Fortunato, Domenico Pozzovivo, Davide Formolo, Jay Vine
...


  • Sprinteurs :
★★★
...

★★
...


...

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Re: [WT] Giro d'Italia (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:19

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Palmarès






1909 - L.Ganna l C.Galetti (+2 points) l G.Rossignoli (+15 points)
1910 - C.Galetti l E.Pavasi (+18 points) l L.Ganna (+23 points)
1911 - C.Galetti l G.Rossignoli (+8 points) l G.Gerbi (+34 points)
1912 - Atala l Peugeot (-10 points) l Gerbi (- 25 points)
1913 - C.Oriani l E.Pavesi (+6 points) l G.Azzini (+11 points)
1914 - A.Calzolari l P.Albini (+1:57:16) l L.Lucotti (+2:04:23)
Non disputé entre 1915 et 1918 à cause de la première guerre mondiale
1919 - C.Girardengo l G.Belloni (+51:56) l M.Buysse (+1:05:31)
1920 - G.Belloni l A.Gremo (+32:24) l J.Alavoine (+1:01:14)
1921 - G.Brunero l G.Belloni (+0:41) l B.Aymo (+10:25)
1922 - G.Brunero l B.Aymo (+12:29) l G.Enrici (+1:35:33)
1923 - C.Girardengo l G.Brunero (+0:37) l B.Aymo (+10:25)
1924 - G.Enrici l F.Gay (+58:21) l A.Gabrielli (+1:56:53)
1925 - A.Binda l C.Girardengo (+4:58) l G.Brunero (+7:22)
1926 - G.Brunero l A.Binda (+15:28) l A.Bresciani (+54:41)
1927 - A.Binda l G.Brunero (+27:24) l A.Negrini (+36:06)
1928 - A.Binda l G.Pancera (+18:13) l B.Aymo (+27:25)
1929 - A.Binda l D.Piemontesi (+3:44) l L.Frascarelli (+5:04)
1930 - L.Marchisio l L.Giacobbe (+0:52) l A.Grandi (+1:49)
1931 - F.Camusso l L.Giacobbe (+2:47) l L.Marchisio (+6:15)
1932 - A.Pesenti l J.Demuysere (+11:09) l R.Bertoni (+12:27)
1933 - A.Binda l J.Demuysere (+12:34) l D.Piemontesi (+12:27)
1934 - L.Guerra l F.Camusso (+0:51) l G.Cazzulani (+4:59)
1935 - V.Bergamaschi l G.Martano (+3:07) l G.Olmo (+6:12)
1936 - G.Bartali l G.Olmo (+2:36) l S.Canavesi (+7:49)
1937 - G.Bartali l G.Valetti (+8:18) l E.Mollo (+17:38)
1938 - G.Valetti l E.Cecchi (+8:52) l S.Canaversi (+9:06)
1939 - G.Valetti l G.Bartali (+2:59) l M.Vicini (+5:07)
1940 - F.Coppi l E.Mollo (+2:40) l G.Cottur (+11:45)
Non disputé entre 1941 et 1945 à cause de la seconde guerre mondiale
1946 - G.Bartali l F.Coppi (+0:47) l V.Ortelli (+15:28)
1947 - F.Coppi l G.Bartali (+1:43) l G.Bresci (+5:54)
1948 - F.Magni l E.Cecchi (+0:11)
1949 - F.Coppi l G.Bartali (+23:47) l G.Cottur (+38:27)
1950 - H.Koblet l G.Bartali (+5:12) l A.Martini (+8:41)
1951 - F.Magni l R.Van Steenbergen (+1:46) l F.Kübler (+2:36)
1952 - F.Coppi l F.Magni (+9:18) l F.Kübler (9:24)
1953 - F.Coppi l H.Koblet (+1:29) l P.Fornara (+6:55)
1954 - C.Clerici l H.Koblet (+24:16) l N.Assirelli (+26:28)
1955 - F.Magni l F.Coppi (+0:13) l G.Nencini (+4:08)
1956 - C.Gaul l F.Magni (+3:27) l A.Coletto (+6:53)
1957 - G.Nencini l L.Bobet (+0:19) l E.Baldini (+5:59)
1958 - E.Baldini l J.Brankart (+4:17) l C.Gaul (+6:07)
1959 - C.Gaul l J.Anquetil (+6:12) l D.Ronchini (+6:16)
1960 - J.Anquetil l G.Nencini (0+:28) l C.Gaul (+3:51)
1961 - A.Piambanco l J.Anquetil (+3:45) l A.Suarez (+4:17)
1962 - F.Balmamion l I.Massignan (+3:57) l N.Defilippis (+5:02)
1963 - F.Balmamion l V.Adorni (+2:24) l G.Zancanaro (+3:15à
1964 - J.Anquetil l I.Zilioli (+1:22) l G.De Rosso (+1:31)
1965 - V.Adorni l I.Zilioli (+11:26) l F.Gimondi (+9:05)
1966 - G.Motta l I.Zilioli (+3:57) l J.Anquetil (+4:40)
1967 - F.Gimondi l F.Balmamion (+3:36) l J.Anquetil (+3:45)
1968 - E.Merckx l V.Adorni (+5:01) l F.Gimondi (+9:05)
1969 - F.Gimondi l G.Michelotto (+3:35) l I.Zilioli (+4:48)
1970 - E.Merckx l F.Gimondi (+3:14) l M.Vandenbosscher (+4:59)
1971 - G.Pettersson l H.Van Springel (+2:04) l U.Colombo (+2:35)
1972 - E.Merckx l J.M.Fuente (+5:30) l F.Galdos (+10:39)
1973 - E.Merckx l F.Gimondi (+7:42) l G.Battaglin (+10:20)
1974 - E.Merckx l G.Baronchelli (+0:12) l F.Gimondi (+0:33)
1975 - F.Bertoglio l F.Galdos (+0:41) l F.Gimondi (+6:18)
1976 - F.Gimondi l J.De Muynck (+0:19) l F.Bertoglio (+0:49)
1977 - M.Pollentier l F.Moser (+2:32) l G.Baronchelli (+4:02)
1978 - J.De Muynck l G.Baronchelli (+0:59) l F.Moser (+2:19)
1979 - G.Saronni l F.Moser (+2:09) l B.Johansson (+5:13)
1980 - B.Hinault l W.Pizza (+5:43) l G.Battaglin (+6:03)
1981 - G.Battaglin l T.Prim (+0:38) l G.Saronni (+0:50)
1982 - B.Hinault l T.Pmri (+2:35) l S.Contini (+2:47)
1983 - G.Saronni l R.Visentini (+1:07) l A.Fernandez (+3:40)
1984 - F.Moser l L.Fignon (+1:03) l M.Argentin (+4:26)
1985 - B.Hinault l F.Moser (+1:08) l G.LeMond (+2:55)
1986 - R.Visentini l G.Saronni (+1:02) l F.Moser (+2:14)
1987 - S.Roche l R.Millar (+3:40) l E.Breukink (+4:17)
1988 - A.Hamptsen l E.Breukink (+1:43) l U.Zimmermann (+2:45)
1989 - L.Fignon l F.Giupponi (+1:15) l A.Hampsten (+2:46)
1990 - G.Bugno l C.Mottet (+6:33) l M.Giovannetti (+9:01)
1991 - F.Chioccoli l C.Chiappucci (+3:48) l M.Lelli (+6:56)
1992 - M.Indurain l C.Chiappucci (+5:12) l F.Cioccoli (+7:16)
1993 - M.Indurain l P.Ugrumov (+0:58) l C.Chiappucci (+5:27)
1994 - E.Berzin l M.Pantani (+2:51) l M.Indurain (+3:23)
1995 - T.Rominger l E.Berzin (+4:13) l P.Ugrumov (+4:55)
1996 - P.Tonkov l E.Zaina (+2:43) l A.Olano (+2:57)
1997 - I.Gotti l P.Tonkov (+1:27) l G.Guerini (+7:40)
1998 - M.Pantani l P.Tonkov (+1:33) l G.Guerini (+6:51)
1999 - I.Gotti l P.Savoldelli (+3:35) l G.Simoni (+3:36)
2000 - S.Garzelli l F.Casagrande (+1:27) l G.Simoni (+1:33)
2001 - G.Simoni l A.Olano (+7:31) l U.Osa (+8:37)
2002 - P.Savoldelli l T.Hamilton (+1:41) l P.Caucchioli (+2:12)
2003 - G.Simoni l S.Garzelli (+7:06) l Y.Popovych (+7:11)
2004 - D.Cunego l S.Honchar (+20:2) l G.Simoni (+2:05)
2005 - P.Savoldelli l G.Simoni (+0:28) l J.Rujano (+0:45)
2006 - I.Basso l J.E.Gutierrez (+9:18) l G.Simoni (+11:59)
2007 - D.Di Luca l A.Schleck (+1:55) l E.Mazzoleni (+2:55)
2008 - A.Contador l R.Ricco (+1:57) l M.Bruseghin (+2:54)
2009 - D.Menchov l C.Sastre (+3:46) l I.Baso (+3:59) (suite au déclassement de Di Luca et Pellizotti)
2010 - I.Basso l D.Arroyo (+1:51) l V.Nibali (+2:37)
2011 - M.Scarponi l V.Nibali (+0:46) l J.Gadret (+3:54) (suite au déclassement de Contador)
2012 - R.Hesjedal l J.Rodriguez (+0:16) l T.De Gendt (+1:39)
2013 - V.Nibali l R.Uran (+4:43) l C.Evans (+5:52)
2014 - N.Quintana l R.Uran (+2:58) l F.Aru (+4:04)
2015 - A.Contador l F.Aru (+1:53) l M.Landa (+3:05)
2016 - V.Nibali l E.Chaves (+0:52) l A.Valverde (+1:17)
2017 - T.Dumoulin l N.Quintana (+0:31) l V.Nibali (+0:40)
2018 - C.Froome l T.Dumoulin (+0:46) l M.A.Lopez (+4:57)
2019 - R.Carapaz l V.Nibali (+1:05) l P.Roglic (+2:30)
2020 - T.Geoghegan Hart l J.Hindley (+0:39) l W.Kelderman (+1:29)
2021 - E.Bernal l D.Caruso (+1:29) l S.Yates (+4:15)
2022 - J.Hindley l R.Carapaz (+1:18) l M.Landa (+3:24)





.Les Directeurs du Tour d'Italie.

  • 1909 à 1948 : Armando Cougnet
  • 1949 à 1992 : Vincenzo Torriani
  • 1993 à 2003 : Carmine Castellano
  • 2004 à 2011 : Angelo Zomegnan
  • 2012 et 2013 : Michele Acquarone
  • Depuis 2014 : Mauro Vegni






.Les Classements annexes.

AnnéeClassement par pointsGrand prix de la montagneClassement du meilleur jeune
1933- Alfredo Binda-
1934- Remo Bertoni-
1935- Gino Bartali-
1936- Gino Bartali-
1937- Gino Bartali-
1938- Giovanni Valetti-
1939- Gino Bartali-
1940- Gino Bartali-
1946- Gino Bartali-
1947- Gino Bartali-
1948- Fausto Coppi-
1949- Fausto Coppi-
1950- Hugo Koblet-
1951- Louison Bobet-
1952- Raphael Geminiani-
1953- Pasquale Fornara-
1954- Fausto Coppi-
1955- Gastone Nencini-
1956- C.Gaul/ F.Bahamontes-
1957- Raphael Geminiani-
1958- Jean Brankart-
1959- Charly Gaul-
1960- Rik Van Looy-
1961- Vito Taccone-
1962- Angelino Soler-
1963- Franco Bitossi-
1964- Franco Bitossi-
1965- Franco Bitossi-
1966 Gianni Motta Franco Bitossi-
1967 Dino Zandegu Aurelio Gonzales-
1968 Eddy Merckx Eddy Merckx-
1969 Franco Bitossi Claudio Michelotto-
1970 Franco Bitossi Martin Vandenbossche-
1971 Marino Basso Manuel Fuente-
1972 Roger De Vlaeminck Manuel Fuente-
1973 Eddy Merckx Manuel Fuente-
1974 Roger De Vlaeminck Manuel Fuente-
1975 Roger De Vlaeminck F.Galdos/A.Oliva-
1976 Francesco Moser Andres Oliva Alfio Vandi
1977 Francesco Moser Faustino Fernandez Ovies Mario Beccia
1978 Francesco Moser Ueli Sutter Roberto Visentini
1979 Giuseppe Saronni Claudio Bortolotto Sivano Contini
1980 Giuseppe Saronni Claudio Bortolotto Tommy Prim
1981 Giuseppe Saronni Claudio Bortolotto Giuseppe Faraca
1982 Francesco Moser Lucien Van Impe Marco Groppo
1983 Giuseppe Saronni Lucien Van Impe Franco Chioccioli
1984 Urs Freuler Laurent Fignon Charly Mottet
1985 Johan Van Der Velde José Luis Navarro Alberto Volpi
1986 Guido Bontempi Pedro Munoz Marco Giovannetti
1987 Johan Van Der Velde Robert Millar Roberto Conti
1988 Johan Van Der Velde Andrew Hampsten Stefano Tomasini
1989 Giovanni Fidanza Lucio Herrera Vladimir Poulnikov
1990 Gianni Bugno Claudio Chiappucci Vladimir Poulnikov
1991 Claudio Chiappucci Gaston Inaki Massimiliano Lelli
1992 Mario Cipollini Claudio Chiappucci Pavel Tonkov
1993 Adriano Baffi Claudio Chiappucci Pavel Tonkov
1994 Djamolidine Abdoujaparov Pascal Richard Evgeni Berzin
1995 Tony Rominger Mariano Piccoli-
1996 Fabrizio Guidi Mariano Piccoli-
1997 Mario Cipollini José Jaime Gonzales-
1998 Mariano Piccoli Marco Pantani-
1999 Laurent Jalabert José Jaime Gonzalez-
2000 Dimitri Konyshev Francesco Casagrande-
2001 Massimo Strazzer Freddy Gonzalez-
2002 Mario Cipollini Julio Alberto Pérez Cuapio-
2003 Gilberto Simoni Freddy Gonzalez-
2004 Alessandro Petacchi Fabian Wegmann-
2005 Paolo Bettini José Rujano-
2006 Paolo Bettini Juan Manuel Garate-
2007 Danilo di Luca Leonardo Piepoli Andy Schleck
2008 Daniele Bennati Emmanuele Sella Riccardo Ricco
2009 Denis Menchov Stefano Garzelli Kevin Seeldrayers
2010 Cadel Evans Matthew Lloyd Richie Porte
2009 Michele Scarponi Stefano Garzelli Roman Kreuziger
2012 Joaquin Rodriguez Matteo Rabottini Rigoberto Uran
2013 Mark Cavendish Stefano Pirazzi Carlos Betancur
2014 Nacer Bouhanni Julian Arredondo Nairo Quintana
2015 Giacomo Nizzolo Giovanni Visconti Fabio Aru
2016 Giacomo Nizzolo Mikel Nieve Bob Jungels
2017 Fernando Gaviria Mikel Landa Bob Jungels
2018 Elia Viviani Chris Froome Miguel Angel Lopez
2019 Pascal Ackermann Giulio Ciccone Miguel Angel Lopez
2020 Arnaud Démare Ruben Guerreiro Tao Geoghegan Hart
2021 Peter Sagan Geoffrey Bouchard Egan Bernal
2022 Arnaud Démare Koen Bouwman Juan Pedro Lopez

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Re: [WT] Giro d'Italia (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:20

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A Travers l'Histoire du Giro






Le Giro avant 2001

1909 : Le 7 août 1908, La Gazzetta dello Sport annonce qu’elle va organiser au printemps prochain le Giro d’Italia qui « deviendra l’un des événements cyclistes les plus importants et les plus populaires au monde ». Le 13 mai 1909, le premier Giro s’est élancé depuis la Piazza Loreto à Milan. Après huit étapes, 2.447 km et quatre vainqueurs d’étapes différents, Luigi Ganna remporte le premier Giro d’Italia, devant Carlo Galetti et Giovanni Rossignoli. Le classement général était alors établi au cumul des points gagnés par les participants. Un score était attribué en fonction de la place à l’arrivée de chaque étape, et tous ceux qui finissaient dans la deuxième moitié du classement recevaient le même nombre de points.

À l’arrivée de l’étape Bologne-Chieti, quatre coureurs sont disqualifiés pour avoir pris le train pendant la course.

1910 : Suite à l’enthousiasme suscité par la première édition, le Giro revient sous un format allongé, avec 10 étapes et 2.987kms à parcourir. Durant l’étape Teramo-Naples, un changement de parcours, mal indiqué en raison d’inondations la veille, voit de nombreux coureurs se tromper de route, provoquant une vague de protestations et réclamations. En début d’épreuve, la course était ouverte mais, au fil des étapes, Galetti s’est imposé face à Pavesi et Ganna.

L’édition 1910 voit la victoire d’étape d’un coureur étranger, le Français Jean-Baptiste Dortignac. Un classement spécifique pour les coureurs sans équipe, et qui devaient trouver un logement en plus de disputer la course, est créé avec des primes spécifiques.

1911 : En parallèle des célébrations du 50e anniversaire de l’unification de l’Italie, le Giro s’élance de Rome. Petit Breton et Galetti se disputent le leadership tout au long de l’épreuve, jusqu’à ce que le Français soit contraint à l’abandon par un souci mécanique à la veille de l’arrivée. Galetti remporte le Giro (aux points), mais c’est Giovanni Rossignoli qui, officieusement, le remporte au temps.

Pour la première fois de son histoire, le Giro s’élève à plus de 2.000 mètres d’altitude. La 5e étape, Mondovì-Turin, voit les coureurs affronter l’ascension de Sestrières.

1912 : Pour répondre aux demandes de visibilité des fabricants de cycles, un système de classement par équipes (avec quatre coureurs chacune) est mis en place afin de remplacer le classement aux points. Ce nouveau système est mal reçu par le public et l’intérêt pour le Giro en pâtit. Les Atala – Dunlop, avec Galetti, Micheletto et Pavesi remportent ce Giro avec 31 points.

Pendant la 4e étape, entre Pescara et Rome, des pluies torrentielles empêchent le bon déroulé de la course, menant à son annulation. Les organisateurs décident de la remplacer par un « Giro di Lombardia », couru après l’arrivée à Milan.

1913 : Retour à un classement par points après l’échec de l’année précédente. Le Giro 1913 marque un changement de génération. De jeunes cyclistes prometteurs comme Oriani, Azzini et Girardengo se présentent aux côtés des champions Ganna, Galetti et Rossignoli. La course est âprement disputée, jusqu’à ce qu’Orioni ne fasse parler ses qualités d’attaquant au long cours dans l’avant-dernière étape pour aller chercher la victoire au classement général.

Durant la 5e étape, entre Salerno-Bari, une absence de signalisation retarde grandement les coureurs, si bien que ceux-ci arrivent de nuit. Après ce Giro, Carlo Oriani s’est enrôlé dans l’infanterie et a été appelé au front pour la 1ère Guerre Mondiale. Il mourut dans l’hôpital militaire de Caserta.

1914 : Première édition avec un classement général au temps. Calzolari remporte ce Giro, suivi par Albini et Lucotti, au sein d’un peloton décimé par la longueur de l’épreuve (5 étapes sur 8 faisaient plus de 400 kms) et le mauvais temps. Sur 81 participants, 44 abandonnent dès la 1ère étape, et ils ne sont que 8 à l’arrivée à Milan, ralliée avec la vitesse moyenne la plus faible de l’histoire du Giro (23,437 km/h) et donnant lieu au plus grand écart entre le premier et le second (1h55’26”).

L’étape disputée entre Lucques et Rome est la plus longue de l’histoire du Giro (430 km), et a également été l’occasion de la plus longue échappée de l’épreuve, signée par Lauro Bordin sur 350 kms.

1919 : Le Giro reprend la route après la 1ère Guerre Mondiale. Les dernières années ont été terribles, avec de nombreuses pertes qui ont également affecté le monde du sport et la destruction des routes et des services basiques. La course est marquée par la supériorité de Girardengo. Le champion italien, revenu d’un accès de grippe espagnole, remporte sept des dix étapes et mène le classement général du premier au dernier jour de course. Girardendo s’impose devant le jeune Belloni, qui profite de l’occasion pour se révéler, et le Belge Buysse.

Les coureurs traversent le Trieste et le Trentin, repris à l’Autriche. En l’absence de pont, les coureurs traversnt à pied le fleuve Tagliamento, à sec.

1920 : Ce Giro est très difficile en raison du mauvais temps qui affecte chaque étape et des routes défoncées. Le maigre peloton est décimé et seuls 10 coureurs rallient Milan. Girardengo est victime de chutes, d’incidents mécaniques et de pénalités dès la première étape avant d’abandonner le lendemain. Tano Belloni s’impose sur une épreuve privée de son vainqueur sortant. Gremo et le Français Alavoine l’accompagnent sur le podium.

Pour la première fois, le Giro sort d’Italie, en parcourant le canton suisse de Ticino et l’ascension du Monte Ceneri. Un groupe de neuf coureurs s’apprête à se disputer la dernière étape lorsque le public envahit le Parco Trotter à Milan, où la course devait arriver. Le Jury, après avoir suspendu la course, a décidé d’attribuer la victoire aux neuf coureurs qui composaient ce groupe.

1921 : Ce Giro est d’abord dominé par Girardengo, vainqueur des quatre premières étapes. Mais le champion de Novi Ligure s’effondre lors de la 5e étape, au point d’abandonner vers Rocca Pia en jurant qu’il ne reprendrait jamais cette route. Le Giro continue dans l’incertitude, jusqu’à la victoire de Brunero, avec moins d’une minute d’avance sur Belloni, un écart infime à cette époque.

La dernière étape voit la première ascension du Ghisallo. À titre d’expérience, la Gazzetta vend à Sport Film des droits exclusifs pour filmer la course.

1922 : Pour cette 10e édition, le Giro lance différentes initiatives en quête de nouveauté et d’excellence. Les équipes Maino et Bianchi, emmenées respectivement par Girardengo et Belloni, retirent leurs coureurs après une polémique autour de la disqualification puis la réintégration de Brunero. Malgré la perte de ces deux champions, le Giro continue à susciter un vif enthousiasme jusqu’à la victoire finale de Brunero devant Aymo et Enrici.

La Gazzetta dello Sport dépose la marque “Giro d’Italia” pour se protéger. L’expérience réussie de l’année précédente avec la captation et la diffusion d’images de course s’étend à l’ensemble du Giro.

1923 : La course est marquée par la supériorité de Girardengo, vainqueur de huit étapes sur dix. Mais son avance finale sur son dauphin, Brunero, est inférieure à celle du même Brunero pour l’emporter en 1921 : seulement 37 secondes ! Parmi les coureurs sans équipe, un jeune inconnu du nom de Bottecchia va bientôt retenir l’attention du monde entier en remportant le Tour de France.

1924 : En raison du désaccord entre l’industrie cycliste et la Gazzetta, les fabricants refusent de participer à la course et les coureurs sous contrat avec eux ne sont pas invités. Seuls les coureurs sans contrat prennent le départ. Le Giro s’engage plus au Sud, jusqu’à Taranto, et est très disputé et excitant malgré l’absence des meilleurs coureurs italiens et des étrangers. Enrici, 3e en 1922, s’impose devant Gay et Gabrielli.

Ce Giro donne lieu à un épisode unique dans l’histoire de l’événement : une femme de la province de Bologne, Alfonsina Strada, court avec le dossard numéro 72 jusqu’à Pérouse, où elle arrive en dehors des délais. Elle n’en continue pas moins son parcours jusqu’à Milan, en dehors des classements, et gagne l’admiration et le soutien du public.

1925 : Les désaccords résolus, les plus grandes équipes reviennent sur l’épreuve, à l’exception de Bianchi et Maino. L’édition 1925 est marquée par la première participation d’Alfredo Binda, qui remporte l’épreuve immédiatement face à ceux, plus expérimentés, qui avaient dominé la course à la sortie de la guerre : Girardengo, tout de même vainqueur de six étapes, Brunero et Belloni.

La course est considérée comme “individuelle” à tout égard. Toute assistance entre compétiteurs ou de la part d’acteurs extérieurs à la course est bannie. Il n’y a plus de classement par équipe. Pour la troisième année consécutive, il n’y a pas de coureurs étrangers, en cette période de montée de l’autoritarisme qui se prolonge jusque dans les années 1950 et isole l’Italie.

1926 : En 1926, sur un plan sportif, un duel est attendu entre les champions historiques et la nouvelle génération incarnée par Binda. Ce dernier est victime d’une terrible chute dans la première étape et Girardengo se montre irrégulier dans ses performances, jusqu’à abandonner dans les Abruzzes. Brunero en profite pour imposer sa régularité et retrouver le succès.

Giuseppe Ticozzelli est également au départ : footballeur de haut niveau, sélectionné à plusieurs reprises avec la sélection italienne, il a décidé de se lancer dans l’aventure du Giro sur un pari. De terribles conditions climatiques affectent les premières étapes et la fin de la course, et seuls 40 coureurs se présentent à l’arrivée sur le vélodrome Sempione, sur les 205 partants.

1927 : Pour la première fois, les organisateurs réduisent certaines étapes et augmentent le nombre de jours de course (de 12 à 15) dans l’espoir de rendre la course plus disputée. Le Giro 1927 est une démonstration de soliste : Binda remporte 12 étapes et le classement général, devant Brunero et Negrini.

Les rangs des coureurs sans contrat sont de plus en plus fournis et La Gazzetta lance un appel aux supporters auquel répondent de nombreux enthousiastes.

1928 : Les victoires d’étapes se disputent entre Binda et Piemontesi : le premier en remporte six et le deuxième cinq. La supériorité d’Alfredo Binda s’affirme en montagne, ce qui lui offre un avantage considérable dès les premières pentes des Appenins. Le Giro s’achève sur la victoire de Binda devant Pancera et Aimo.

Nombre record d’engagés (364) et de partants (298). Les étrangers signent un retour timide après une absence de six années. Pour la première fois, le règlement attribue une bonification d’une minute au vainqueur de l’étape en vue du classement général.

1929 : Lancé depuis Rome, le Giro 1929 poursuit sa route vers le Sud. Alfredo Binda l’emporte devant Piemontesi et Frascarelli. Il remporte huit étapes à la suite, plongeant le Giro dans une forme de léthargie devant l’absence de lutte au sommet. Cela mène ensuite à l’incroyable décision d’exclure Binda de la course en 1930.

La supériorité de Binda est tellement évidente que le public, ennuyé, ne réserve pas au vainqueur du Giro les applaudissements attendus pour l’arrivée à Milan. Au contraire il est sifflé avant la remise des prix.

1930 : Face à la supériorité écrasante de Binda, que le public et la nouvelle génération de coureurs refusent, La Gazzetta crée un système d’invitations et écarte Binda. Le Giro s’engage encore plus au Sud en s’élançant de Sicile. Les jeunes coureurs répondent aux attentes : Marchisio s’impose devant Luigi Giacobbe et Allegro Grandi.

Pour apaiser les protestations de Binda, les organisateurs lui offrent une compensation de 22.500 lires, équivalente à la prime de victoire pour le Giro. À Catane, Marchisio est touché à l’œil par un éclat de roche volcanique et doit porter un bandage tout le reste du Giro.

1931 : La course se lance par un duel intense entre les deux grands prétendants à la victoire finale, Guerra et Binda. Ce dernier est cependant été victime d’une chute dans le sprint final à Rome et doit quitter la course. Guerra remporte facilement les étapes de Pérouse et Montecatini, mais en percutant un spectateur sur la route de Gênes il doit abandonner son maillot rose. Trois coureurs piémontais montent sur le podium final : Camusso, Giacobbe et Marchisio.

Le 9 mai 1931, La Gazzetta annonce la création du Maglia Rosa, porté lors de chaque étape par le leader du classement général. Le rose a été choisi naturellement en raison de la couleur du papier sur lequel le journal organisateur est imprimé. Le premier Maglia Rosa est porté par Learco Guerra, qui s’en empare le 10 mai dans sa ville native, Mantoue.

1932 : Le vingtième Giro voit une participation étrangère de haute volée avec des coureurs comme Antonin Magne, vainqueur du Tour de France 1931, l’Allemand Herman Buse, premier étranger à porter le Maglia Rosa, et le Belge Demuysere, déjà 2e sur le Tour. Les grandes figures de cette époque, Binda et Guerra, ne sont pas en position de lutter pour la victoire finale. Le Giro est remporté par Pesenti, suivi par Demuysere et Bertoni.

À l’Arena de Milan, la radio nationale commente l’arrivée pour la première fois.

1933 : D’importantes innovations techniques caractérisent ce Giro : un contre-la-montre par équipes est disputé pour la première fois et le Grand Prix de la montagne voit le jour avec des points décernés au sommet de différentes ascensions. Malgré une participation étrangère de qualité, la supériorité de Binda est absolue. Il remporte le Giro et le classement de la montagne, devant Demuysere et Piemontesi.

Les premiers véhicules publicitaires font leur apparition à l’avant de la course. “La Voce del Padrone”, le plus grand label discographique de l’époque, s’intéresse au Giro et enregistre la chanson “Chi sarà la Maglia Rosa?” (“Qui sera le maillot rose ?”).

1934 : Au départ, l’attention est tournée autour du duel attendu entre Binda et Guerra. Après une domination précoce de Camusso, la quatrième étape, un contre-la-montre entre Livourne et Pise, Guerra repousse Binda à plus d’une minute. Binda est ensuite impliqué dans une chute à Rome et ses blessures le forcent à quitter la course. Deuxième au général, Camusso ne parvient pas à prendre le meilleur sur Guerra. Cazzulani complète le podium.

Les petites voitures économiques de Fiat, les Balilla, symboles de modernité à l’époque, font leur apparition parmi les voitures de l’organisation, suscitant curiosité et admiration.

1935 : Sur les hauteurs des Apennins, Vasco Bergamaschi évolue en toute confiance et défend parfaitement son Maglia Rosa de L’Aquila jusqu’à Milan pour remporter le Giro devant Martano et Olmo. Le jour où Bergamaschi établit sa supériorité, le jeune Gino Bartali se distingue à l’avant : il remporte le Grand Prix de la montagne.

Des modifications sont apportées aux règlements de la course. Les bonifications attribuées à la fin des étapes sont abolies. Les équipes sont obligées de présenter le même nombre de concurrents (8) et des demi-étapes sont introduites pour la première fois. L’équipe française Helyett ne répond à ces règles et doit quitter le Giro à mi-course.

1936 : Peu de coureurs étrangers participent à ce Giro en raison de la campagne d’Abyssinie. Pour autant, le jeune Bartali étale toute sa classe en dominant la course notamment avec sa prise de pouvoir vers L’Aquila.

L’épreuve est marquée par la participation malheureuse de Girardengo, alors quadragénaire. Incapable de suivre le rythme imposé par la nouvelle génération, il est contraint à l’abandon dès la troisième étape. À l’arrivée de l’étape Rome-Naples, Bini et Olmo sont dans le même temps et crédités du même nombre de points, sans que le jury ne puisse déterminer lequel est arrivé le premier. Les deux ont donc porté le Maglia Rosa en même temps.

1937 : Le Giro voit à nouveau une jolie participation étrangère, avec des coureurs regroupés par équipes nationales. 1937 est l’année de la confirmation pour Gino Bartali, qui domine une épreuve exigeante. Les cols des Dolomites (Rolle et Costalunga) sont franchis pour la première fois et Bartali y démontre sa classe en montagne. Il s’impose au général devant Valetti et Mollo.

Le contre-la-montre par équipe est une innovation remarquée, avec la formule intermédiaire développée à l’époque : les équipes n’ont aucune obligation de rester groupées et le coureur avec le meilleur temps est déclaré vainqueur. L’arrivée finale se fait sur le vélodrome Vigorelli, remplaçant l’historique vélodrome Sempione.

1938 : La Unione Velocipedistica Italiana, pour répondre aux souhaits gouvernementaux d’un succès prestigieux à l’étranger, interdit la participation de certains coureurs au Giro, pour mieux les préserver en vue du Tour de France, notamment Bartali. Giovanni Valetti, sans la concurrence de Bartali, impose sa classe, dominant le contre-la-montre à Terminillo et excellant dans les Dolomites.

Pour la première fois, une arrivée d’étape du Giro est jugée en dehors des frontières italiennes, à Locarno (Suisse).

1939 : Le Giro retrouve sa dignité avec la participation de tous les champions italiens, en particulier Bartali, vainqueur du Tour 1938, Mario Vicini, vainqueur du Tour 1937, et Giovanni Valetti, vainqueur sortant du Giro. Après avoir remporté le contre-la-montre de Terminillo, Valetti perd le Maglia Rosa dans les Dolomites, mais il le reprend dans le Tonale, pour arriver vainqueur à Milan, devant Bartali et Vicini.

À côté des champions italiens, une poignée de coureurs belges participent à la course, sans se montrer compétitifs. Bartali, combatif comme toujours et parfois malchanceux, se querelle souvent, convaincu que tous s’étaient ligués contre lui.

1940 : La guerre est déjà en cours, avec l’invasion de la Pologne par l’Allemagne, et menace l’Italie également. Le Giro doit être organisé de façon auto-suffisante, ce qui n’empêche pas une épreuve intéressante. Valetti est moins performant qu’attendu. Bartali, malchanceux dans l’étape de Gênes, reste en retrait tandis que le jeune Fausto Coppi surprend tout le monde par la qualité de ses performances. Coppi s’impose à Milan, devant Mollo et Cottur.

Les grands sommets des Dolomites font leur apparition sur le parcours du Giro avec le Falzarego, le Pordoi et le Sella.

1946 : La Gazzetta dello Sport reprend sa publication le 2 juillet 1945 et annonce le 15 janvier 1946 le retour du Giro. Bartali et Coppi sont les deux têtes d’affiche de la course et, désormais adversaires dans des équipes rivales, ils relancent la rivalité qui avait enthousiasmé le public lors du Giro 1940. Coppi domine les Dolomites, sans parvenir à refaire complètement un retard essuyé sur chute dans la première partie de la course, et Gino Bartali remporte son troisième Giro pour seulement 47”, devant Coppi et Ortelli.

A Pieris, en Vénétie Julienne, des manifestants pro-Yougoslavie opposés au retour de la région de Trieste sous contrôle italien, arrêtent le Giro. La police tente de disperser les manifestants, qui répondent par des tirs d’armes à feu. Le jury des commissaires de course déclare la fin de l’étape. 17 coureurs poursuivent dans des voitures et rejoignent le circuit de Montebello où une arrivée symbolique est organisée.

1947 : Après le départ de Milan, donné par le mythique Luigi Ganna, la compétition se lance avec le duel attendu entre Coppi et Bartali, ce dernier occupant la tête du général de Prato à Pieve di Cadore. Entre Pieve di Cadore et Trente, avec les ascensions de Falzarego, Pordoi et Costalunga, Coppi a offre une de ses grandes démonstrations en éparpillant la concurrence. Il triomphe à Milan devant Bartali et Bresci.

Un changement notable de réglementation avec la suppression des “groupes”, autorisant les seules équipes de fabricants de cycles à participer au Giro. De plus, la RAI s’implique de façon croissante dans l’épreuve.

1948 : La rivalité entre Bartali et Coppi est toujours vivace à la veille du départ du 31e Giro. Après la victoire de Bartali en 1946 et celle de Coppi en 1947, ce Giro doit déterminer aux yeux des partisans des deux coureurs qui est le plus grand. Mais sur les hauteurs de l’Irpinia, un groupe d’audacieux, parmi lesquels Fiorenzo Magni, prend un avantage de plus de 13 minutes sur les deux favoris. Les étapes de Cortina d’Ampezzo et Trente sont cruciales pour Coppi, qui reprend 10 minutes pour revenir sur Magni, tandis que Bartali reste en retrait. À Trente, le jury des commissaires impose une pénalité de deux minutes à Magni pour avoir été trop poussé dans les ascensions. Protestant contre sa non-exclusion, Coppi et la Bianchi décident de quitter la course. Magni, bousculé jusqu’à l’arrivée à Milan, s’impose néanmoins devant Cecchi et Cottur.

Incom diffuse une reconstitution de l’histoire du Giro sur tous les écrans italiens.

1949 : La Gazzetta décide de ramener le Giro en Sicile, avant de remonter toute la péninsule. Malade, Magni est absent, et la rivalité entre Coppi et Bartali est une nouvelle fois le point central de l’épreuve. Après un départ sans péripétie, Coppi prend les devants à Bolzano. Puis, il passe 192 kilomètres en solitaire entre Cuneo et Pinerolo en franchissant les cols de la Madeleine, Vars, l’Izoard, Montgenèvre et Sestrières pour s’imposer avec 11’52” d’avance sur Bartali. Quand il arrive en vainqueur sur l’autodrome de Monza, où le Giro s’achève cette année-là, les fans du Campionissimo mais aussi tout le monde du sport reconnaissent son immense valeur.

Le Giro 1949 voit une grande lutte entre Carollo et Malabrocca pour le Maglia Nera, porté par le coureur à la dernière place du classement général. La rivalité entre ces deux coureurs et quelques épisodes amusants leur offre une jolie notoriété.

1950 : Pour l’Année sainte, le Giro choisi un départ à Milan et une arrivée à Rome, soit une modification substantielle du parcours, avec les Dolomites à mi-course et les montagnes des Abruzzes comme dernières difficultés. Tout le monde attend de Coppi qu’il confirme sa domination après son formidable Giro 1949. Mais il est malheureusement victime d’une chute dans l’étape Vicenza-Bolzano qui le contraint à l’abandon. Bartali attaque ensuite Koblet, qui parvient à résister jusqu’à Rome grâce, notamment, à sa supériorité tactique. Le Suisse devient le premier coureur étranger à remporter le Giro, en s’imposant devant Bartali et Martini.
La victoire de Koblet offre à la course la dimension internationale qu’elle poursuivait en vain sur ses 32 premières éditions.

L’audience du Pape, accordée au lendemain de l’arrivée, apporte un cachet encore plus prestigieux à ce splendide Giro marqué par la participation de nombreux grands champions étrangers comme le Suisse Kübler, les Français Jean Robic et les frères Lazarides, le Belge Marcel Dupont ou encore le Luxembourgeois Goldschmidt.

1951 : La surpuissance des coureurs italiens est contrée par un solide contingent étranger, emmené par Van Steenbergen, Kübler et Koblet. En début de course, les sprinteurs s’attirent les lauriers, mais Fiorenzo Magni exploite ses talents de descendeur pour prendre et défendre le Maglia Rosa. Coppi s’illustre vers Bolzano, mais cette fois il ne parvient à finir en solitaire. Magni l’emporte à Milan, devant deux étrangers : Van Steenbergen et Kübler.

De nombreux changements dans les règlements : autorisation pour changer le pneu en cas de crevaison, suppression des bonifications aussi bien à l’arrivée qu’aux sommets, disparition des sprints intermédiaires, création de Radio-Giro pour que la RAI transmette des informations pendant la course.

1952 : La participation est de grande qualité : face à Coppi, de nouveau en pleine possession de ses moyens après une série de blessures qui l’ont handicapé les années précédentes, on trouve Magni, Astrua et un vieillissant Bartali pour le contingent italien. Côté étranger, Kübler, Van Steenbergen et Ockers sont également de la partie. Dans l’étape Venise-Bolzano à travers les Dolomites, Coppi porte un assaut décisif. Il s’impose devant Magni et Kübler.

En direction de Rome, Orfeo Ponzin, est victime d’une terrible chute et, malgré l’assistance qui lui est immédiatement portée, décède.

1953 : Au départ du Giro, Coppi et Koblet sont les deux favoris. Durant le contre-la-montre entre Follonica et Pise, Koblet repousse Coppi à 1’21”. Il exerce ensuite un contrôle total sur la course. Coppi attaque les Dolomites avec plus de 3 minutes de retard. Malgré un sprint victorieux à Bolzano, il ne réussi pas à distancer son adversaire dans le Falzarego, le Pordoi et le Sella. Mais, juste après, dans la dernière épingle effroyable du Stelvio (première apparition sur le Giro), Coppi renverse la situation pour se présenter en vainqueur au Vigorelli, devant Koblet et Fornara.

Le Giro 1953 est retransmis pour la première fois en direct à la télévision.

1954 : Le contre-la-montre inaugural de Palerme voit Fausto Coppi porter le Maglia Rosa pour la dernière fois de sa carrière. Les étapes suivantes donnent lieu à une série d’échappées victorieuses dans des étapes jugées plus anodines. L’une d’entre elles, en direction de L’Aquila, permet à Carlo Clerici de prendre près de 35 minutes d’avance sur Coppi, Magni, Astrua et Koblet. Il s’empare du Maglia Rosa et le ramène à Milan, où il s’impose devant Koblet et Assirelli. Bartali, alors âgé de 40 ans, termine son dernier Giro à la 7e place du général.

1955 : L’événement se focalise autour la bataille entre jeunes et anciens champions. Après une traversée tranquille des Dolomites, le Giro semble pencher vers la nouvelle génération. Mais lors de l’avant-dernier jour de course, entre Trente et et le San Pellegrino, Magni part à l’attaque dans un secteur de « Strade Bianche », seulement suivi par Coppi. Les deux vieux champions, encouragés par une foule énorme, se livrent un ultime duel. L’enthousiasme est total à Milan et, à bientôt 35 ans, Magni remporte son troisième Giro, seulement 13 secondes devant Coppi. Leur cadet Nencini (25 ans) terminant troisième.

1956 : Ce Giro reste dans les mémoires pour l’épisode de Bondone. Alors que Pasquale Fornara semble parti pour remporter l’épreuve, un froid glacial et une tempête de neige décime les rangs des coureurs. Seuls 33 survivants parviennent à rallier Milan. Gaul y parvient en tête, devant Magni et Coletto.

1957 : Un plateau royal pour un engagement total. Les Italiens, après le retrait des grands protagonistes de l’après-guerre, comptent sur les jeunes Baldini et Aldo Moser, ainsi que sur Gastone Nencini. Les coureurs étrangers dominent la course, en remportant 15 étapes sur 22 tandis que Bobet et Gaul se disputent le Maglia Rosa. L’étape de Bondone permet cependant un nouveau retournement de situation. Alors que Gaul s’arrête pour un besoin naturel, Bobet attaque avec l’appui de Poblet, Baldini et Nencini. Ce dernier remporte finalement l’épreuve devant Bobet et Baldini.

Le Giro 1957 est lancé à Metanopoli, la ville des hydrocarbures dans la banlieue de Milan, avec une cérémonie de départ fantasmagorique lors de laquelle le public voit l’actrice Liliana Feldmann descendre depuis un hélicoptère avec le Maglia Rosa du 40e Giro sur les épaules.

1958 : Le départ de Milan accueille les meilleurs coureurs étrangers et la nouvelle génération italienne. En première semaine, offensives et contre-offensives se succèdent avec six porteurs différents du Maglia Rosa en six jours de course. Dans le contre-la-montre de Viareggio, Baldini enfile la tunique de leader pour ne plus la lâcher.

Une innovation importante est introduite par les organisateurs lors des sprints. Longines est chargé des « Chronocinegines » ou « fotofinish », en capturant le passage de tous les coureurs sur la ligne d’arrivée avec une précision au centième de seconde.

1959 : L’édition 1959 voit une nouvelle débâcle de la nouvelle génération italienne. Pour la première fois, le Maglia Rosa n’est porté que par des coureurs étrangers. Les Italiens ne remportent que neuf étapes. Gaul et Anquetil portent le Maglia Rosa successivement, puis le Luxembourgeois s’isole dans l’étape Aoste-Courmayeur en remportant l’étape avec près de dix minutes d’avance sur Anquetil au bout de 296kms d’efforts.

Les coureurs du Giro terminent dans un vélodrome Vigorelli à moitié vide. Face au « désastre » des coureurs italiens sur leur Tour National, les Italiens se sont pas déplacés en nombre.

1960 : Pour célébrer les 14e Jeux Olympiques organisés à Rome, le Giro choisit la capitale italienne pour son Grand Départ. Cependant, rapidement, seul Nencini tente de suivre le rythme d’un Anquetil revanchard. Malgré un baroud d’honneur dans le Gavia (gravi pour la première fois dans l’histoire du Giro), Gaul ne parvient à reprendre à Anquetil ce qu’il lui avait cédé sur le contre-la-montre.

1961 : Anquetil survole le contre-la-montre de Taranto comme à son habitude. Cependant, vers Florence, un petit groupe de coureurs emmenés par Pambianco parvient à renverser le Francais. L’Italien parvient même à consolider son avantage sur l’étape de Bormio pour s’imposer à Milan.

Le centenaire de l’unité de l’Italie est célébré tout au long ce Giro. Des conditions climatiques difficiles accompagnent l’épreuve et Torriani est contraint d’annuler l’ascension du Gavia alors que les coureurs sont passés entre deux hauts murs de neige dans l’ascension du Stelvio. Le Grand Départ est donné de Sardaigne.

1962 : Au début, les coureurs italiens subissent à nouveau la supériorité des participants étrangers, d’abord emmenés par Suarez puis Armand Desmet. Mais lors de la 14e étape en direction de Moena, une tempête décime le peloton dans les premières ascensions du jour et, avec plus de 50 abandons, l’organisation décide d’arrêter l’étape au sommet du Passo Rolle. Vincenzo Meco, s’y impose, et Graziano Battistini prend la tête du général. Le Giro se joue finalement dans la plaine, Franco Balmamian prenant le meilleur sur Battistini en direction de Casale Monferrato, pour remporter l’épreuve à 22 ans.

Vincenzo Torriani, voulant promouvoir le potentiel touristique de l’Italie, accole certains noms enchanteurs aux villes-étapes de ce Giro : La Baie enchantée à Sestri Levante, la Vallée sainte à Rieti, la Traversée des montagnes pâles pour l’étape des Dolomites, les Terrasses du Val d’Aoste, pour n’en citer que quelques unes…

1963 : Les coureurs de ce Giro connaissent des fortunes diverses et Adorni, alors en position favorable, s’incline finalement devant Franco Balmamion, double vainqueur à 23 ans. Adorni termine deuxième et Zancanaro troisième.

La RAI améliore la capture des images de course et crée un programme d’après-étape « Il processo alla tappa », présenté par Sergio Zavoli. Cette innovation apporte un changement radical dans la production des émissions sportives.

1964 : Après sa déception du Giro 1961, Anquetil est de retour en quête de revanche. Le Normand domine le contre-la-montre de Baganzola contrôle aisément le reste de la course malgré les tentatives de Motta et Zilioli. Anquetil l’emporte à Milan devant Zilioli et De Rosso.

Dans l’étape Cuneo-Pinerolo, que Torriani trace en hommage à Coppi, Franco Pitossi mène une échappée solitaire de 150 kilomètres. Les coureurs se plaignent lors de l’étape de Pedavena de la présence de « Strade Bianche ».

1965 : Pour la première fois, le Giro s’élance depuis l’étranger…depuis Saint Marin. En l’absence d’une grande partie du peloton étranger, Vittorio Adorni parvient à s’imposer. Il s’assure la victoire finale en deux démonstrations : à Potenza, dans le contre-la-montre de Taormina, et surtout dans l’étape de 282kms vers Madesimo avec les ascensions des cols de la Furka, du Saint-Gothard, du San Bernardino et du Spluga. Sur la dernière marche du podium, l’on retrouve Felice Gimondi.

Le parcours de l’étape Madesimo-Solda doit changé en raison d’un risque d’avalanche sur le Stelvio, avalanche qui se déclenche et bloque la route à 300 mètres de l’arrivée (retravaillée en haut du Stelvio). Le sommet du Stelvio, à 2.757 mètres, est dédié au Campionissimo en le qualifiant de “Cima Coppi”. Depuis, le sommet le plus élevé de chaque édition est ainsi distingué.

1966 : Cette 49e édition du Giro d’Italia vit au rythme de l’affrontement entre Jacques Anquetil, 32 ans, et les jeunes Italiens Motta, Zilioli, Dancelli et Zilioli. Anquetil, dans la première étape, et Gimondi, dans la troisième, perdent rapidement plus de trois minutes sur les autres favoris, compromettant d’entrée leurs chances de victoire finale. Leur cadet Gianni Motta brille dans les Dolomites pour s’assurer le Maglia Rosa à Trieste, devant Zilioli et Anquetil.

Le Grand Départ de Monte Carlo s’effectue en présence du prince Ranier et de la princesse Grace. La présentation des équipes est effectuée de nuit et diffusée en Eurovision dans le contexte des célébrations du centenaire de Monte Carlo.

1967 : La première étape à Milan, pour laquelle de grandes célébrations sont prévues à l’occasion de la 50e édition, doit être annulée en raison d’une manifestation d organisée par la gauche extra-parlementaire. Le Giro s’élance de Treviglio le lendemain et la course reprend ses droits avec de grandes batailles musclées par une forte participation étrangère, notamment celle du jeune Eddy Merckx. Felice Gimondi remporte le Giro devant Balmamion et Anquetil.

L’arrivée à Salerno est perturbée par les débordements du public qui envahit la dernière ligne droit (et provoqué plusieurs chutes). Dans les derniers kilomètres de l’étape menant aux Tre Cime di Lavaredo, la course est également menacée par un public indiscipliné et, de fait, aucune modification n’est enregistrée au classement général. Le classement par points voit son attractivité renforcée par l’introduction du Maglia Rossa.

1968 : Ce Giro est marqué par la supériorité de l’équipe Famea, celle d’Eddy Merckx. Le belge arrive leader incontesté au bout de l’épreuve à Milan, avec, au bout, son premier Grand Tour remporté.

Pour la première fois, des tests antidopage sont menés sur certaines étapes….mais les résultats n’ont été communiqués qu’à la fin de l’épreuve.

1969 : L’édition 1969 du Giro voit plusieurs évènements majeurs se causer. D’abord, la chute d’une tribune d’invités à Monza, qui cause la morte de Giancarlo Manzi. Puis, des manifestations qui empêchent le départ de l’étape de Milan. Avant que Merckx ne soit exclu de la course car contrôlé positif (ce qui ne l’empêche pas de remporter le Tour juste après). Enfin, l’étape entre Trente et Marmolada est également annulée à la suite de mauvaises conditions climatiques, ce qui n’empêche pas Gimondi de s’imposer au général.

Cette étape entre Trente et Marmolada, qui doit passer par le Passo Duran, le Staulanza, le Giau et le Falzarego, est d’abord disputée sous des trombes d’eau, avant que les 104 kilomètres parcourus soient neutralisés, entrainant l’annulation de cette 21e étape.

1970 : Merckx revient sur le Giro après son exclusion afin de montrer sa supériorité. Le Belge ne déçoit pas en prenant le Maglia Rosa a Polsa di Brentonico pour ne plus le lâcher devant Gimondi et Vandenbossche.

Le Maglia Rossa, alors sponsorisé par Termozeta, est désormais sponsorisé par Dreher, passant de la couleur rouge au magenta.

1971 : Gimondi, alors qu’il est présenté comme le favori à la victoire finale, se voit concurrencé dans sa propre équipe par son coéquipier Motta. Les autres équipes prennent avantage de cette concurrence interne, ce qui permet au Suédois Pettersson de s’imposer devant Van Springel et Colombo.

Alors que Motta est contrôlé positif, il n’est pas exclu de la course, recevant une pénalité de 10 minutes et l’annulation de ces résultats sur ce Giro. Pour la première fois, le Giro passe en Autriche, par le Grosssclokner.

1972 : Ce Giro se dispute entre Manuel Fente et Eddy Merckx, mais la victoire est revient finalement à ce dernier. Il construit son succès dans les derniers kilomètres du Valico di Montescuro, où, seulement suivi par Pettersson, il attaque avant continuer son effort pour s’imposer à Catanzaro.

Durant l’ascension du Jafferau, de nombreux coureurs sont exclus pour irrégularités, dont Zilioli, Motta et Bittossi.

1973 : Placée sous le signe de la Communauté Européenne, cette édition s’élance de Belgique pour passer en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Suisse avant de revenir en Italie. Ce qui n’empêche pas Merckx de remporter à Verviers le contre-la-montre à deux d’ouverture avec Swerts, puis de porter le Maglia Rosa jusqu’à Trieste.

La course est lancée par la Princesse Paola de Liège. Après être partis de Genève, les coureurs sont revenus en Italie par le tunnel du Mont Blanc.

1974 : Cette édition est partie du Vatican. Fuente et Merckx se sont de nouveau affrontés dans un duel. Sur la route du Monte Faito, Fuente profite de bordures pour prendre l’avantage sur le Belge, avant de lui céder petit à petit la tunique. Si Merckx l’emporte, c’est Baronchelli qui obtient sa place de dauphin, à seulement 13 secondes du « cannibale », Gimondi terminant 3e.

Le Maglia Verde pour le classement du meilleur grimpeur est porté pour la 1ère fois.

1975 : Juste avant le Grand Départ, la Molteni, équipe de Merckx, décide d’abandonner en raison d’une soudaine maladie de son leader. Bertoglio et Battaglin deviennent les principaux protagonistes pour le général contre les belges De Vlaeminck et Van Linden. Finalement c’est Bertoglio qui remporte cette édition, qui se termine en haut du Stelvio sur la dernière étape.

Création d’un classement des régions, récompensant le coureur ayant obtenu le plus de points d’un certain nombre de sprints spéciaux au sein de chaque région traversée par les étapes.

1976 : Le Giro repart depuis la Sicile, avec un Grand Départ. Le Belge De Muynck maltraite Gimondi jusque dans les Dolomites, où le champion italien retourne la situation à son avantage pour remporter le général. Durant la première étape autour de Catane, Juan Manuel Santisteban chute et heurte un parapet avant de succomber à ses blessures.

1977 : Un grand nombre de demi-étapes est disputé durant ce Giro. Freddy Maertens remporte 7 étapes avant de quitter le Giro sur chute par la suite. Les Italiens ne peuvent cependant rien faire face à son compatriote Michel Pollentier.

Le Maglia Bianca est définitivement instauré après plusieurs autres tests de maillot. Pour la première fois, Longines affiche les temps des coureurs durant leur course pendant les contre-la-montre.

1978 : Pour éviter la concurrence de la Coupe du Monde, disputée en Argentine à partir du 1er Juin, le départ du Giro est avancé d’une semaine et trois étapes sont annulées. Le Giro se décale jusqu’à la Piazza San Marco à Venise au cours d’un contre-la-montre passant à travers les différents canaux de la ville. De Muynck saisit sa revanche de 1976 en devançant Baronchelli et Moser.

Le Dimanche 7 Mai 1978, dernier jour du Tour du Romandie, les coureurs qui ne sont pas en Suisse viennent participer à un « Prélude » dans les rues de Saint-Vincent, octroyant un maillot aux couleurs de la Vallée d’Aoste pour le vainqueur. Pour Pitossi et Gimondi, 1978 est leur dernier Giro, et pour Merckx, sa dernière année en tant que pro.

1979 : Ce Giro voit l’explosion du jeune Saronni, notamment dans les chronos de San Marin et Portovenere ou il domine Moser pour lui résister au général.

Juste après ce Giro est disputé le Gran Fondo d’Italia, une course d’endurance historique disputée en 1942 pour la dernière fois. Dernière année d’apparition du Maglia Nera, porté par le dernier coureur au général.

1980 : La présence de Bernard Hinault permet d’attirer l’attention sur ce Giro, avec beaucoup de reporters et une meilleur couverture télévisée. Hinault remporte ce Giro après avoir construit son succès dans le Stelvio.

Pour la première fois, une étape est disputée sur l’Île d’Elbe. Le dernier jour de repos, à Sirmione, doit être annulé afin d’arriver à Milan un jour plus tôt, pour éviter que la dernière étape ne soit disputée en même temps que les élections locales.

1981 : En un peu plus d’un mois, Giovanni Battaglin réussit à remporter le Giro, mais également la Vuelta. Il n’a réussi cet exploit qu’avec 38 secondes d’avance sur le Suédois Primm.

Pour la première fois, un Norvégien revêt la tunique rose, Knut Knudsen ayant réussi à remporter le prologue d’ouverture, disputé après une attaque terroriste contre le Pape. Les bonifications sont réintroduites sur le parcours (30’’, 20’’, 10’’). Le maillot des régions disparait, remplacé par le Maglia Azzurra, donné au vainqueur du Trofeo Primavera.

1982 : Hinault retrouve les routes du Giro, et assoit son succès sur les pentes du terrible Plan di Montecampione. Le jeune Laurent Fignon participe sur ce Giro à son premier Grand Tour. Les bonifications ne sont plus attribuées que sur les étapes de plat. 5 secondes sont données au 4e.

1983 : Ce Giro est caractérisé par une vitesse rapide, notamment durant les étapes de montagne. Vainqueur en 1979, Saronni remporte son deuxième Giro, notamment grâce à l’aide de l’Allemand Dietrich Thurau. Car en effet, c’est grâce aux bonifications que l’Italien s’impose devant Visentini (10 secondes devant lui sans les bonifications, plus d’une minute derrière avec).

Le prologue d’ouverture est annulé en raison de grèves et de manifestations contre le Giro. Le dernier jour, Saronni est victime d’une tentative de sabotage : du laxatif est versé dans sa soupe !

1984 : Ce Giro est beaucoup controversé, notamment au niveau du duel entre Moser et Fignon. Lors de la 18e étape, le Stelvio est en effet enlevé à la dernière minute du parcours (favorisant Moser); de plus, Fignon est pénalisé de 10’’ de pénalité pour ravitaillement, tandis que Moser ne prend que 5’’ pour de multiples poussettes. Sans oublier l’épisode du chrono final, où l’hélicoptère de course vient favoriser Moser et gêner Fignon selon certains.

Le système de bonifications est modifié en raison des résultats de 1983. Elles sont rabotées.

1985 : Hinault poursuit sur sa lancée de 1984 pour remporter un 3e Giro devant Moser. Les Italiens ne peuvent rien faire après la prise de pouvoir du Français lors du contre-la-montre de Maddaloni. L’édition 1985 est l’édition inverse de 1984, avec un départ de Vérone pour une arrivée à Lucques.

1986 : Greg Lemond, alors qu’il est venu sur le Giro convaincu de pouvoir le remporter, est victime d’une chute dès la 3e étape qui va l’éliminer du jeu pour le Maglia Rosa. Il ne parviendra pas à refaire son retard sur les Italiens, qui se sont disputés le maillot. Visentini s’impose enfin.

Le premier Maglia Rosa est décerné lors d’un prologue long d’un kilomètre seulement, sur la Via Liberta de Palerme. Lors de l’étape de Foppolo, Baronchelli, alors qu’il est 3e au général, se laisse décroché et ne prend pas le départ le lendemain, pour des raisons toujours inconnues.

1987 : Les étrangers reprennent le pouvoir avec la victoire de Stephen Roche devant Millar et Breukink. L’Irlandais, dans une année exceptionnelle, gagnera ensuite le Tour et les Championnats du Monde, tout premier triplé de l’Histoire.
Le prologue d’ouverture se déroule en partie dans la descente du Poggio di Sanremo.

1988 : Ce Giro est exceptionnel du point de vue des protestations des coureurs, des chutes, et des mauvaises conditions générales qui ont animées l’épreuve. Sportivement, ce Giro a été pauvre, mais il permet à un Américain de s’imposer pour la première fois, Andrew Hamptsen.

1989 : Vainqueur de Milan-Sanremo plus tôt dans l’année, Fignon revient avec l’intention de s’imposer. Le Français ne va pas faillir durant la remontée de l’Italie depuis la Sicile pour s’imposer devant Giuponni et Hampsten alors que Cippolini commence à se montrer, remportant l’étape 12.

Introduction du Maglia Azzurra pour le classement par points, arrivée des coureurs soviétiques dans une équipe de Saint Marin.

1990 : Gianni Bugno, tout comme Fignon, remporte MSR puis le Giro, à peine une année après le Français. De plus, il porte le Maglia Rosa du premier au dernier jour, égalant Girardengo (1919), Binda (1927) et Merckx (1973). Afin de ne pas empiéter sur les Championnats du Monde qui se disputent également en Italie, le Giro est avancé de quelques jours, et deux étapes sont annulées. Lors de l’étape d’Aprica, le Mortirolo est gravi pour la première fois

1991 : Deuxième Grand Départ de Sardaigne après 1961. Chioccioli prend un avantage sur ses concurrents lors de la 6e étape, qu’il va creuser sur les pentes du Mortirolo, Aprica et San Cristina.

Le Stelvio, qui doit être emprunté, est finalement annulé en raison d’un risque d’avalanches. Cela permet d’introduire les cols du Tonale et du Palade. De la même manière, le lendemain, les organisateurs doivent faire passer deux fois le Pordoi ainsi que le Fedaia aux coureurs afin de contourner la fermeture du San Pellegrino à la suite d’un glissement de terrain.

1992 : La course est dominée de bout en bout par Miguel Indurain et ses capacités de rouleur alors que Cipollini endosse le Maglia Ciclamino. Durant le chrono final de Milan, Indurain reprend Chiapucci qui avait démarré trois minutes avant lui. Absent de marque, Bugno, et son maillot de champion du monde, s’était concentré sur le Tour de France.

1993 : Le Grand Départ est donné de l’île d’Elbe pour la première fois après un passage en 1980. L’équipe de Moreno Argentin contrôle la première partie d’épreuve avant de laisser place à Indurain dans deux contre-la-monte et notamment l’un entre Pinerolo et Sestrières. Indurain s’impose devant Ugrumov et Chiappucci.

Pour la première fois depuis 1954, la RAI ne diffuse le Giro, laissant place à la RTI de Berlusconi.

1994 : Répondant à la demande de pays limitrophes, le Giro s’aventure en Slovénie (Kranj), Autriche (Lienz) et France (Les Deux Alpes). L’édition voit un duel entre deux jeunes coureurs en devenir : Evgueny Berzin, qui remporte ce Giro grâce à ces talents de rouleurs, et Marco Pantani, déjà surpuissant dans le Mortirolo. Indurain ne termine que 3e.

Tuttosport (journal de sport) parvient à faire fuiter le parcours du Giro 3 jours à l’avance…parcours modifié deux jours plus tard avec l’ajout d’un contre-la-montre autour de Bocco.

1995 : Rominger parvient à s’imposer facilement sur ce Giro disputé dans des conditions pluvieuses et froides. La dernière étape, courue dans Milan, est même neutralisée à 5 tours de l’arrivée. Berzin et Ugrumov prennent les restes des marches du podium.
Sur la route de Briançon, une avalanche obstrue le Col Agnel, forçant les coureurs à s’arrêter à Chianale. Lors de la dernière étape se terminant à Luino, une partie du parcours doit être changée très rapidement en raison du refus d’un maire de voir le Giro passer dans sa commune.

1996 : Année du centenaire de La Gazzetta dello Sport et des Jeux Olympiques. Le Giro s’élance pour la première fois de Grèce, et d’Athènes. Le Russe Tonkov ne parvient à prendre le Maglia Rosa que lors de l’avant-dernière étape (passages du Gavia et du Mortirolo).

1997 : Alors que Tokov porte le Maglia Rosa les premiers jours, Ivan Gotti l’en dépouille lors de la première grosse arrivée au sommet, à Breuil-Cervinia. Il résiste ensuite à Tonkov dans le Mortirolo, notamment, pour s’imposer. La course s’élance de Venise sans cérémonie de présentation en raison de protestations de la Ligue du Nord (occupation du clocher de la Piazza San Marco).

1998 : Le Suisse Zülle se démarque lors des premières étapes et notamment ver le Lac Laceno et Trieste, avant que Pantani ne se mette en action lors de la montée de Piancavallo. Surclassé dans les contre-la-montre, le Pirate se ressaisit dans le Fedaia et le Sella pour prendre le général. Il a ensuite résisté à Tonkov dans le Pian di Montecampione et le chrono de Lugano.

Cette édition s’élance de Nice lors d’un exercice chronométré avant de directement rentrer en Italie dès le 2e jour.

1999 : En raison des affaires de dopage révélées lors du Tour de France, les tests de sang sont intensifiés. Alors que le Giro aborde son avant-dernière étape, passant par le Gavia et le Mortirolo, Pantani est exclu à la suite d’un taux d’hématocrite supérieur à la normale alors qu’il est leader du général. Gotti en profite pour s’imposer devant Savoldelli, Simoni et Jalabert.

Deuxième exclusion d’un leader du général pour dopage à la suite de Mercxk en 1969. Bien des années après, les magistrats italiens valident l'hypothèse d'une manipulation du contrôle antidopage par la mafia.

2000 : Fransesco Casagrande profite de l’ascension d’Abetone dans les Appenins pour prendre la Maglia Rosa, mais il doit le laisser à Garzelli à deux jours de l’arrivée lors d’un contre-la-montre entre Briançon et Sestrières. Refus des équipes de participer à la cérémonie protocolaire en raison de droits à l’image


Les temps forts du Giro année après année depuis 2001

2001 : Rik Verbrugghe établit à Pescara (Abruzzes) le record du prologue le plus rapide du Giro en parcourant les 7,6 kms à 58.9km/h de moyenne. La course se résume assez rapidement à un duel entre Gilberto Simoni et Dario Frigo mais le blitz de San Remo voit le second nommé être mis à la porte laissant alors un boulevard à Simoni pour aller chercher son premier Giro !

2002 : Pour "fêter" le passage à l'Euro, la course qui s'élance depuis Groningue aux Pays-Bas traverse alors les frontières des 6 pays signataires du Traité de Paris en 1951 (les Pays-Bas donc mais aussi la Belgique, le Luxembourg, la France et l'Allemagne avant d'arriver enfin en Italie). La course n'échappe pas à son lot de scandales avec la mise hors course du maillot rose Stefano Garzelli à la suite d'un contrôle positif mais aussi de deux autres favoris Francesco Casagrande pour brutalité et Gilberto Simoni , le vainqueur sortant, lui aussi pour un contrôle positif. La course se joue alors entre les outsiders et à ce petit jeu le faucon Paolo Savoldelli profite des défaillances successives de Frigo, Evans et Hamilton pour aller enfin chercher son premier titre sur le Giro.

2003 : Mario Cipollini égale puis dépasse dans la foulée le record de victoires d'étapes d'Alfredo Binda avec ses 41e et 42e succès d'étape. Mais il est dans le même temps éclipsé par Alessandro Petacchi qui décroche lui pas moins de 6 étapes ! Le général se joue lui entre Gilberto Simoni et Stefano Garzelli , les 2 positifs de l'édition précédente ! Mais le duel tourne rapidement à l'avantage de Gibo qui finit par pulvériser son adversaire sous la neige sur la route de Chianale.

2004 : La course s'élance orpheline de son héros Marco Pantani qui a mis fin à ses jours quelques semaines auparavant. Alors qu'on pense Gilberto Simoni s'envoler facilement vers un 3e sacre compte tenu de la très faible opposition à laquelle il doit faire face (Garzelli, Honchar, Cioni, McGee, Pelizotti), celui-ci est littéralement dépassé par son jeune coéquipier à la Saeco Damiano Cunego victorieux de 4 étapes de montagne ! Côté sprint, Petacchi avec une équipe entièrement à son service remporte 9 des 10 sprints massifs de la course (record d'après guerre sur un Grand Tour) !

2005 : Le passage de la course dans le calendrier World Tour entraîne une légère hausse du niveau de la startlist même si au niveau du général les principaux protagonistes restent transalpins (Basso, Simoni, Di Luca, Cunégo, Garzelli, Cioni, Savoldelli). Basso parti pour écraser la course se fait foudroyer par un virus intestinal en plein cœur des Dolomites laissant le maillot rose sur les épaules du revenant Savoldelli qui parviendra à le conserver jusqu'au bout grâce à ses qualités de descendeur et de rouleur malgré les assauts répétés de Simoni, Di Luca et Rujano dans les Alpes.

2006 : Cette fois-ci, Ivan Basso pulvérise la concurrence tout au long des 3 semaines de course pour terminer avec 3 victoires d'étape et presque 10 minutes d'avance sur son premier poursuivant au classement général, l'espagnol José Enrique Gutierrez qui ne tardera pas à tomber pour dopage dans le cadre de l'opération Puerto. Le Varésan se fera lui aussi prendre dans les mailles du filet quelques jours avant le départ du Tour de même que son ex-futur rival Jan Ullrich, vainqueur de sa dernière course professionnel sur les routes de ce Giro lors du contre-la-montre de Pontedera.

2007 : Basso suspendu, les tifosis reportent leurs espoirs sur Danilo Di Luca, revanchard après son échec de 2006. Le killer profite de la domination de son équipe et des arrivées pour puncheurs des premiers jours pour se placer en tête des favoris au général puis contrairement à l'an passé, il répondra présent lors de la 1ère étape grande étape de montagne par delà le Galibier pour s'imposer devant Gilberto Simoni (Saunier Duval) et reprendre le maillot rose qu'il ne lâchera plus jusqu'à l'arrivée à Milan malgré la très nette domination des Saunier Duval lors de la dernière semaine de course emmené par le virevoltant Ricardo Ricco !

2008 : Privé de Tour par ASO, Contador est envoyé in extremis sur le Giro par son équipe Astana, elle même repêchée de dernière minute, alors qu'il se disait être tranquillement en vacances à la plage. La boutade n'amusera pas franchement Ricco qui était alors le seul grand favori de l'épreuve et promis à la victoire finale. Vexé, le cobra va faire vivre un enfer au Pistolero tout au long des 3 semaines de course en l'attaquant à tout va en montagne jusqu'à revenir sur ses talons (4 secondes) la veille du chrono final à Milan ! Mais trop limité en chrono, il devra finalement se résoudre à abandonner la victoire à l'Espagnol.

2009 : Le retour de Lance Armstrong à la compétition via sa première participation au Giro est évidemment l’événement majeur de cette édition. Le général se résumant cette fois-ci à un nouveau duel puncheur fou (Di Luca dans le rôle de Ricco) face au grimpeur régulier (Menchov dans le rôle de Contador) où le Russe finalement parviendra à avoir le dernier mot grâce encore une fois aux contre-la-montre. C'est assurément le podium le plus triste de l'histoire du Giro puisque en plus de Menchov et sa réputation pour la moins sulfureuse, les 2 autres coureurs l'ayant accompagné sur le podium ont par la suite étaient déclassés pour dopage !

2010 : Ivan Basso signe son retour en remportant son 2e Giro un peu plus d'un an après être revenu dans les pelotons professionnels. Le Varésan a construit sa victoire notamment dans la terrible montée du Zoncolan où il est parvenu à faire plier le tenace Cadel Evans. La domination assez nette de Basso en montagne n'a néanmoins failli pas lui suffire pour remporter la course puisque 2 étapes de folie se sont produites sur cette édition et lui ont fait perdre beaucoup de temps : la première sur les Strade Bianche rendues boueux par la pluie qui s'abattait ce jour là où il concède plus de 2 minutes au duo Evans-Vinokourov, la seconde à l'Aquila là encore sous le déluge où une échappée fleuve de près de 40 coureurs et comprenant notamment le grimpeur espagnol David Arroyo, lui a repris plus de 12 minutes !

2011 : Pensant une fois encore être privé de Tour de France (à la suite de la révélation de son contrôle positif sur l'édition 2010), Alberto Contador reporte ses ambitions sur le Giro qu'il remporte assez facilement devant les 2 italiens Scarponi et Nibali. Mais sur un parcours (excessivement ?) montagneux (Etna, Grosssglockner, Zoncolan, Dolomites) et avec des conditions météo très difficiles (pluie lors de la majorité des étapes de montagne), l'espagnol laissera de précieuses cartouches qui lui feront finalement défauts sur le Tour de France auquel il sera autorisé à participer avant d'en être rétrospectivement déclassé tout comme sur le Giro où la victoire sera finalement attribuée au désormais défunt Michele Scarponi.

2012 : Une des plus faibles startlist jamais enregistrée sur un Giro avec aucun favori qui se dégage au départ de Herning au Danemark. Joaquim Rodriguez se révèle être le plus fort de la course lors des arrivées au sommet mais sa frilosité à se lancer à l'attaque loin de l'arrivée lui empêche de creuser des écarts significatifs sur ses poursuivants se dont finira par profiter le canadien Hesjedal qui le coiffe sur le poteau lors du dernier chrono à Milan.

2013 : Au départ de Naples, la lutte promet d'être serrée entre Nibali à la recherche de sa première victoire sur le Giro, Wiggins, le vainqueur sortant du Tour, Ryder Hesjedal, le vainqueur sortant qui veut prouver que sa victoire en 2012 n'est pas usurpée et Cadel Evans, le vainqueur du Tour 2011. Finalement l'Italien prendra assez vite la mesure de ses 3 prestigieux adversaires, les 2 premiers abandonnant même à mi-course. Ses adversaires les plus coriaces se révéleront être finalement le colombien Rigoberto Uran qui le domine assez largement à l'Altopiano de Montasio, ainsi que la neige qui s'abat en masse en fin de Giro et dont le squale émergera en vainqueur au Tre Cime Lavaredo la veille de son sacre final à Brescia.

2014 : 2e du Tour à seulement 23 ans et conscient d'y être barré et dominé par Froome pour le moment, Nairo Quintana veut profiter de cette édition pour garnir au plus vite son palmarès de Grand Tour. Ce Giro lui semble acquis avant même le départ en l'absence des 3 autres "fantastiques" de l'époque (Froome, Contador et Nibali) tous occupés à préparer le Tour. La vérité du terrain se révélera néanmoins plus compliqué pour le jeune colombien qui ne parviendra à renverser une situation plutôt mal embarquée face à Uran et Evans qu'à l'occasion d'un coup de Trafalgar réalisée sur la route de Val Martello dans la descente du Stelvio annoncée un temps neutralisée par les organisateurs avant de faire machine arrière où Quintana va reprendre plus de 4 minutes à ses malheureux adversaires avant de gérer assez facilement son avance par la suite.

2015 : Poussé par son sulfureux patron, Oleg Tinkoff, désireux de remporter au plus vite les 3 Grands Tours par l'intermédiaire de ses coureurs, Alberto Contador s'aligne sur un Giro qui lui parait promis puisque la seule et unique concurrence face à lui s'appelle Fabio Aru et Richie Porte, deux coureurs encore très loin du niveau du Pistolero. Le suspense manque d'autant plus que l'espagnol récupère facilement le maillot rose dès la première étape de montagne au bout de 5 jours de course mais tout dérape dès le lendemain où pris dans une chute massive dans l'emballage final, il se blesse à l'épaule gauche faisant craindre une fracture et un abandon maillot rose sur le dos. Finalement Contador repart au combat mais affaibli et entouré par une très faible équipe Tinkoff en montagne, il devra faire face 15 jours durant au pressing des intenables Astana finalement tirés par non pas un leader (Aru) mais deux puisque l'Espagnol Mikel Landa se révèle au grand jour en remportant lui aussi deux étapes de montagne comme son coéquipier Sarde. Heureusement pour Contador, Landa pourtant supérieur en montagne s'effondrera lors du chrono long de Valdobbiadene et malgré une petite défaillance dans le col de la Finestre, l'espagnol conservera une marge suffisante pour aller chercher son second Giro (le 3e sur le terrain).

2016 : De retour sur le Giro après 2 ans d'absence, Nibali fait figure de grand favori au départ d'Apeldoorn au Pays-Bas. Mais face à une concurrence plutôt tendre (Chaves, Kruijswijk, Valverde, Majka, Zakarin), la forme tarde à venir pour le Sicilien qui après 2 très grosses contre-performance dans le chrono de l'Alpe de Siusi et à Andalo le lendemain, se retrouve distancé de plus de 4 minutes au général par le surprenant batave Steven Kruijswijk. Une nouvelle fois légèrement distancé par le jeune Esteban Chaves dans le final du col d'Agnel, on croit les chances de Nibali définitivement enterré alors qu'il reste à peine plus d'une étape décisive avant l'arrivée à Turin mais c'est sans compter sur l'expérience du requin de Messine qui revenu au contact des leaders place une longue accélération avant le somme de l'Agnel mettant dans le rouge le maillot rose qui finira dans un mur de neige dès les premiers lacets de la descente. Débarrassé du batave, Nibali ne laissera ensuite aucune chance à Chaves en le distançant deux fois consécutivement à Risoul puis le lendemain dans le col de la Lombarde pour aller conquérir son 2e Giro de loin le plus renversant de ces dernières années !

2017 : Méconnu et souvent boudé des français à cause de l'absence de champions français au départ, le Giro revient tout à coup au premier plan en France grâce à la participation du leader de la FDJ Thibaut Pinot qui souhaite se relancer sur les Grands Tours après 2 années d'échecs sur le Tour et au fait que la course soit diffusée pour la première fois de son histoire en clair sur la télé française grâce à la chaîne lequipe. Néanmoins le français doit faire face à un des plus gros plateaux de favoris jamais enregistré sur le Giro depuis le début des années 2000 avec la présence du vainqueur sortant Nibali, du vainqueur 2014 Quintana, du presque vainqueur en 2016 Kruijswijk mais aussi de la menace batave qui monte Tom Dumoulin spécialiste du contre la montre dont le kilométrage est assez important sur cette édition (près de 70 kms). Face à cette concurrence Pinot n'aura pas à rougir de sa performance puisqu'il pointe encore sur le podium au matin du dernier contre la montre mais comme Nibali et Quintana il devra subir la loi de Dumoulin lors de cet ultime exercice chronométré. Bien plus solide en montagne qu'attendu (vainqueur à Oropa notamment) et malgré un contre temps gastrique dans l'étape du Stelvio, le néerlandais en profite pour les dépasser tous les 3 d'un coup lors du dernier chrono pour s'offrir son premier Grand Tour.


2018 : Après 15 premiers jours très difficiles (chute lors de la reconnaissance du contre la montre inaugural, lâché dans toutes les arrivées au sommet (Etna, Gran Sasso d'Italia, Osimo), Froome frappe une première fois au Monte Zoncolan au terme d'un mano a mano haletant avec son compatriote Simon Yates solide porteur du maillot rose à ce moment là de la course mais le quadruple vainqueur du Tour de France reperd du temps dès le lendemain vers Sappada ce qui le repousse à près de 5 minutes du maillot rose à l'entrée de la dernière semaine de course. Si Froome re-grignotera un peu de son retard lors du chrono de Rovereto et lors de la course de côte à Prato Nevoso, il pointe tout de même à 3'22" de Simon Yates avant les 2 dernières étapes de montagne. Mais le maillot rose est victime d'une spectaculaire défaillance dans le Colle del Finestre où Froome et son équipe font exploser ce qu'il reste du peloton le propulsant seul en tête de la course alors qu'il reste plus de 70 kms à parcourir. Contre toute attente, Froome les parcourra seul sans cesser d'accroitre son avantage sur un groupe de poursuivants pourtant composé de Dumoulin (la vainqueur sortant et longtemps maillot rose virtuel après la défaillance de Yates), Pinot (et sa grand mère Reichenbach) et des deux ratosaures sud-américains (Lopez et Carapaz) en lutte a priori pour le maillot blanc de meilleur jeune plus que pour une place sur le podium. L'avant dernière étape est une formalité pour Froome qui n'a plus que le seul Dumoulin à contrôler, l'autre invité du podium, Pinot connaissant à son tour une terrible défaillance dans l'avant dernier col de la journée souffrant d'un début de pneumonie. Fort de sa puissance retrouvée après un hiver passé empêtré dans une affaire de dopage présumé et pour assurer confortablement son succès final, Froome obtiendra des organisateurs que les temps soient gelés lors de la dernière étapes dont il trouvait le parcours trop dangereux dans les rues pavés de Rome.

2019 : Avec 3 succès en autant de courses disputées (UAE, Tirreno, Romandie), Roglic s'avance en grand favori de cette édition d'autant plus que ses adversaires principaux sont rapidement mis hors jeu sur chute pour Dumoulin et sur méforme manifeste pour Simon Yates. Le Slovène ne tremble pas en remportant les deux premiers contre la montre et possède, après 9 jours de course, déjà plus de 1 minute trente sur Nibali qu'il croit être alors son adversaire principal. Les grimpeurs (Majka, Carapaz, Lopez, Yates ou Landa) ont déjà tous entre 3 et 5 minutes de retard. Mais l'équipe de Roglic est faible et la traversée des Alpes lui est quasiment fatal. En 2 jours à Ceresole Reale puis vers Courmayeur, Carapaz a la faveur de deux très belles offensives refait l'intégralité de son retard. La machine Roglic déraille et chute dès le lendemain sur l'étape copier-coller du Tour de Lombardie avant de connaître une nouvelle défaillance vers Ponte di Legno dans une étape tronquée due aux chutes de neige sur le Passo Gavia. Roglic sauvera in extremis son podium à la faveur du chrono final. (loin) Devant Carapaz ne tremble pas entouré par une très forte équipe Movistar et profite d'un solide matelas (près de 2 minutes) pour contoler le retour de Nibali lors du dernier contre la montre. Chez les sprinters, la course est marquée par le duel Démare/Ackermann pour le gain du maillot cyclamen. Tout comme Roglic au général, l'allemand est solide leader lors de la 1ère journée de repos mais une chute stupide de sa part lors de la 10e étape remet Démare en jeu juste avant la traversée des Alpes. Ackermann profitera finalement d'un énorme cafouillage de l'équipe de son rival vers Santa Maria di Sala pour récupérer le maillot in extremis.

2020-2022 : Si un jour, la foi, bla bla bla.

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Re: [WT] Giro d'Italia (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:21

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Records & Statistiques






  • Nombre d'éditions : 106 (de 1909 à 1914, de 1919 à 1940, de 1946 à 2022)
  • Nombre de victoires finales italiennes : 68 (+1 par équipe)
  • Nombre de victoires finales : 5 Alfredo Binda (1925, 1927 à 1929 et 1933), Fausto Coppi (1940, 1947, 1949, 1952 et 1953) et Eddy Merckx (1968, 1970, 1972 à 1974)
  • Nombre de podiums : 9 Felice Gimondi (1965, 1967 à 1970, 1973 à 1976)
  • Nombre de victoires d'étapes : 42 Mario Cipollini (1 en 1989 et 2000, 2 en 1990, 1995 et 2003, 3 en 1991, 4 en 1992, 1996, 1998, 1999, 2001, 5 en 1997 et 6 en 2002)
  • Nombre de victoires au classement par points : 4 Francesco Moser et Giuseppe Saronni
  • Nombre de victoires au classement de la montagne : 7 Gino Bartali
  • Nombre de Giri débutés : 18 Wladimiro Panizza (1967, 1969 à 1985)
  • Nombre de Giri terminés : 16 Wladimiro Panizza (1967, 1969, 1971 à 1980, 1982 à 1985)
  • Plus jeune vainqueur : Fausto Coppi (1940) à 20 ans et 268 jours
  • Plus vieux vainqueur : Fiorenzo Magni (1955) à 34 ans et 180 jours
  • Nombre de jours passés en tête du classement général : 77 Eddy Merckx
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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:22

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Retour sur l'édition 2022







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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:25

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Les Chiffres des Giro






1909 : 13 au 30 Mai – 8 étapes – 2.448kms – Milan > Milan – 27.260km/h de moyenne pour le vainqueur – 89h48m14s pour le vainqueur (25 points) – 127 coureurs au départ – 78 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1910 : 18 Mai au 5 Juin – 10 étapes – 2.980kms – Milan > Milan – 26.113km/h de moyenne pour le vainqueur – 114h24m00s pour le vainqueur (28 points) – 101 coureurs au départ – 81 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1911 : 15 Mai au 6 Juin – 12 étapes – 3.530kms – Rome > Rome – 26.216km/h de moyenne pour le vainqueur – 132h24m00s pour le vainqueur (50 points) – 86 coureurs au départ – 62 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1912 : 19 Mai au 2 Juin – 9 étapes – 2.443kms – Milan > Bergame – 27.323km/h de moyenne pour le vainqueur – 100h02m57s pour l’équipe gagnante (33 points) – 54 coureurs au départ – 28 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1913 : 6 au 22 Mai – 9 étapes – 2.932kms – Milan > Milan – 26.379km/h de moyenne pour le vainqueur – 135h15m56s pour le vainqueur (37 points) – 99 coureurs au départ – 64 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1914 : 24 Mai au 7 Juin – 8 étapes – 3.160kms – Milan > Milan – 23.374km/h de moyenne pour le vainqueur – 135h17m56s pour le vainqueur – 81 coureurs au départ – 73 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1919 : 21 Mai au 8 Juin – 10 étapes – 3.127kms – Milan > Milan – 26.44km/h de moyenne pour le vainqueur – 112h51m29s pour le vainqueur – 63 coureurs au départ – 48 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1920 : 23 Mai au 6 Juin – 10 étapes – 2.634kms – Milan > Milan – 25.64km/h de moyenne pour le vainqueur – 102h44m33s pour le vainqueur – 49 coureurs au départ – 39 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1921 : 25 Mai au 12 Juin – 10 étapes – 3.101kms – Milan > Milan – 25.592km/h de moyenne pour le vainqueur – 120h24m39s pour le vainqueur – 69 coureurs au départ – 42 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1922 : 24 Mai au 11 Juin – 10 étapes – 3.093kms – Milan > Milan – 25.856km/h de moyenne pour le vainqueur – 119h43m00s pour le vainqueur – 75 coureurs au départ – 60 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1923 : 23 Mai au 10 Juin – 10 étapes – 3.200kms – Milan > Milan – 25.895km/h de moyenne pour le vainqueur – 122h28m17s pour le vainqueur – 96 coureurs au départ – 58 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1924 : 10 Mai au 1er Juin – 10 étapes – 3.613kms – Milan > Milan – 25.138km/h de moyenne pour le vainqueur – 143h43m37s pour le vainqueur – 90 coureurs au départ – 60 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1925 : 16 Mai au 7 Juin – 12 étapes – 3.520kms – Milan > Milan – 25.600km/h de moyenne pour le vainqueur – 137h31m13s pour le vainqueur – 126 coureurs au départ – 87 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1926 : 15 Mai au Juin – 12 étapes – 3.429kms – Milan > Milan – 25.113km/h de moyenne pour le vainqueur – 137h55m59s pour le vainqueur – 203 coureurs au départ – 163 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1927 : 15 Mai au 6 Juin – 15 étapes – 3.758kms – Milan > Milan – 25.85km/h de moyenne pour le vainqueur – 144h15m35s pour le vainqueur – 266 coureurs au départ – 186 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1928 : 12 Mai au 3 Juin – 12 étapes – 3.044kms – Milan > Milan – 26.75km/h de moyenne pour le vainqueur – 114h15m19s pour le vainqueur – 298 coureurs au départ – 172 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1929 : 19 Mai au 9 Juin – 14 étapes – 2.920kms – Rome > Milan – 27.29km/h de moyenne pour le vainqueur – 107h18m24s pour le vainqueur – 166 coureurs au départ – 67 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1930 : 17 Mai au 8 Juin – 15 étapes – 3.907kms – Messine > Milan – 26.88km/h de moyenne pour le vainqueur – 115h11m55s pour le vainqueur – 115 coureurs au départ – 48 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1931 : 10 au 31 Mai – 12 étapes – 3.012kms – Milan > Milan – 29.33km/h de moyenne pour le vainqueur – 105h50m31s pour le vainqueur – 109 coureurs au départ – 44 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1932 : 14 Mai au 5 Juin – 13 étapes – 3.235kms – Milan > Milan – 30.594km/h de moyenne pour le vainqueur – 105h50m53s pour le vainqueur – 109 coureurs au départ – 43 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1933 : 6 au 28 Mai – 17 étapes – 3.343kms – Milan > Milan – 30.043km/h de moyenne pour le vainqueur – 111h01m52s pour le vainqueur – 97 coureurs au départ – 46 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1934 : 19 Mai au 10 Juin – 17 étapes – 3.712kms – Milan > Milan – 30.548km/h de moyenne pour le vainqueur – 121h17m17s pour le vainqueur – 105 coureurs au départ – 53 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1935 : 18 Mai au 9 Juin – 18 étapes – 3.577kms – Milan > Milan – 31.363km/h de moyenne pour le vainqueur – 113h22m46s pour le vainqueur – 102 coureurs au départ – 40 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1936 : 16 Mai au 7 Juin – 19 étapes – 3.766kms – Milan > Milan – 31.279km/h de moyenne pour le vainqueur – 120h12m30s pour le vainqueur – 89 coureurs au départ – 44 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1937 : 8 au 30 Mai – 19 étapes – 3.840kms – Milan > Milan – 31.365km.h de moyenne pour le vainqueur – 112h49m28s pour le vainqueur – 93 coureurs au départ – 52 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1938 : 7 Mai au 2 Juin – 18 étapes – 3.645kms – Milan > Milan – 33.272km/h de moyenne pour le vainqueur – 112h49m28s pour le vainqueur – 94 coureurs au départ – 44 abandons – 2 pays traversés (Italie, Suisse)

1939 : 28 Avril au 18 Mai – 17 étapes – 3.011kms – Milan > Milan – 34.150km/h de moyenne pour le vainqueur – 88h02m00s pour le vainqueur – 89 coureurs au départ – 35 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1940 : 17 Mai au 9 Juin – 20 étapes – 3.574kms – Milan > Milan – 33.240km/h de moyenne pour le vainqueur – 107h31m10s pour le vainqueur – 91 coureurs au départ – 44 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1946 : 15 Juin au 7 Juillet – 17 étapes – 3.039kms – Milan > Milan – 33.948km/h de moyenne pour le vainqueur – 65h32m20s pour le vainqueur – 79 coureurs au départ – 39 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1947 : 24 Mai au 15 Juin – 19 étapes – 3.843kms – Milan > Milan – 33.153km/h de moyenne pour le vainqueur – 115h55m07s pour le vainqueur – 84 coureurs au départ – 34 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1948 : 15 Mai au 6 Juin – 19 étapes – 4.164kms – Milan > Milan – 33.116km/h de moyenne pour le vainqueur – 124h51m52s pour le vainqueur – 77 coureurs au départ – 36 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1949 : 21 Mai au 12 Juin – 19 étapes – 4.088kms – Palerme > Monza – 32.566km/h de moyenne pour le vainqueur – 125h25m50s pour le vainqueur – 102 coureurs au départ – 37 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1950 : 24 Mai au 13 Juin – 18 étapes – 3.981kms – Milan > Rome – 33.816km/h de moyenne pour le vainqueur – 117h28m03s pour le vainqueur – 105 coureurs au départ – 30 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1951 : 19 Mai au 10 Juin – 20 étapes – 4.153kms – Milan > Milan – 34.217km/h de moyenne pour le vainqueur – 121h11m37s pour le vainqueur – 98 coureurs au départ – 23 abandons – 2 pays traversés (Italie, Suisse)

1952 : 17 Mai au 8 Juin – 20 étapes – 3.964kms – Milan > Milan – 34.560km/h de moyenne pour le vainqueur – 114h36m43s pour le vainqueur – 112 coureurs au départ – 21 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1953 : 12 Mai au 2 Juin – 21 étapes – 4.035kms – Milan > Milan – 34.020km/h de moyenne pour le vainqueur – 118h37m26s pour le vainqueur – 112 coureurs au départ – 40 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1954 : 21 Mai au 13 juin – 22 étapes – 4.337kms – Palerme > Milan – 33.563km/h de moyenne pour le vainqueur – 129h13m07s pour le vainqueur – 105 coureurs au départ – 38 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1955 : 14 Mai au 5 Juin – 21 étapes – 3.873kms – Milan > Milan – 35.550km/h de moyenne pour le vainqueur – 108h56m13s pour le vainqueur – 98 coureurs au départ – 12 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1956 : 19 Mai au 10 Juin – 21 étapes – 3.523kms – Milan > Milan – 34.677km/h de moyenne pour le vainqueur – 101h39m49s pour le vainqueur- 105 coureurs au départ – 62 abandons – 2 pays traversés (Italie, Saint-Marin)

1957 : 18 Mai au 9 Juin – 21 étapes – 3.926kms – Milan > Milan – 37.488km/h de moyenne pour le vainqueur – 104h45m06s pour le vainqueur – 120 coureurs au départ – 41 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1958 : 18 Mai au 8 Juin – 20 étapes – 3.341kms – Milan > Milan – 36.274km/h de moyenne pour le vainqueur – 92h09m30s pour le vainqueur – 120 coureurs au départ – 43 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1959 : 16 Mai au 7 Juin – 22 étapes – 3.657kms – Milan > Milan – 35.909km/h de moyenne pour le vainqueur – 101h50m26s pour le vainqueur – 130 coureurs au départ – 44 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1960 : 19 Mai au 9 Juin – 21 étapes – 3.481kms – Rome > Milan – 37.006km/h de moyenne pour le vainqueur – 94h04m54s pour le vainqueur – 140 coureurs au départ – 43 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1961 : 20 Mai au 11 juin – 21 étapes – 4.004kms – Turin > Milan – 35.964km/h de moyenne pour le vainqueur – 111h25m28s pour le vainqueur – 170 coureurs au départ – 78 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1962 : 19 Mai au 9 Juin – 21 étapes – 4.180kms – Milan > Milan – 33.995km/h de moyenne pour le vainqueur – 123h07m03s pour le vainqueur – 130 coureurs au départ – 83 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1963 : 19 Mai – 9 Juin – 21 étapes – 4.058kms – Naples > Milan – 34.774km/h de moyenne pour le vainqueur – 116h50m16s pour le vainqueur – 120 coureurs au départ – 34 abandons – 2 pays traversés (Italie, Suisse)

1964 : 16 Mai au 7 Juin – 22 étapes – 4.111kms – Bolzano > Milan – 35.766km/h de moyenne pour le vainqueur – 115h10m27s pour le vainqueur – 130 coureurs au départ – 33 abandons – 2 pays traversés (Italie, Saint-Marin)

1965 : 15 Mai au 6 Juin – 22 étapes – 4.177kms – Saint-Marin > Florence – 34.270km/h de moyenne pour le vainqueur – 121h08m16s pour le vainqueur – 100 coureurs au départ – 19 abandons – 3 pays traversés (Italie, Suisse, Saint-Marin)

1966 : 18 Mai au 9 Juin – 22 étapes – 3.977kms – Monte-Carlo > Trieste – 35.744km/h de moyenne pour le vainqueur – 111h10m48s pour le vainqueur – 100 coureurs au départ – 17 abandons – 2 pays traversés (Italie, Monaco)

1967 : 20 Mai au 11 Juin – 22 étapes – 3.781kms – Treviglio > Milan – 35.339km/h de moyenne pour le vainqueur – 111h05m34s pour le vainqueur – 100 coureurs au départ – 17 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1968 : 20 Mai au 12 juin – 23 étapes – 3.919kms – Campione d’Italia > Naples – 36.035km/h de moyenne pour le vainqueur – 108h42m27s pour le vainqueur – 130 coureurs au départ – 40 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1969 : 16 Mai au 8 Juin – 23 étapes – 4.037kms – Garda > Milan – 36.066km/h de moyenne pour le vainqueur – 106h47m03s pour le vainqueur – 130 coureurs au départ – 49 abandons – 2 pays traversés (Italie, Saint-Marin)

1970 : 18 Mai au 7 Juin – 20 étapes – 3.293kms – San Pellegrino Terme > Bolzano – 36.518km/h de moyenne pour le vainqueur – 90h08m47s pour le vainqueur – 130 coureurs au départ – 33 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1971 : 20 Mai au 10 Juin – 21 étapes – 3.621kms – Lecce > Milan – 36.597km/h de moyenne pour le vainqueur – 97h24m03s pour le vainqueur – 100 coureurs – 25 abandons – 2 pays traversés (Italie, Slovénie)

1972 : 21 Mai au 11 Juin – 20 étapes – 3.790kms – Venise > Milan – 36.120km/h de moyenne pour le vainqueur – 103h04m04s pour le vainqueur – 100 coureurs au départ – 31 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1973 : 18 Mai au 9 Juin – 21 étapes – 3.801kms – Verviers > Trieste – 35.506km/h de moyenne pour le vainqueur – 106h54m41s pour le vainqueur – 140 coureurs au départ – 27 abandons – 6 pays traversés (Italie, Belgique, Allemagne, Luxembourg, France, Suisse)

1974 : 16 Mai au 8 Juin – 22 étapes – 4.001kms – Rome > Milan – 35.080km/h de moyenne pour le vainqueur – 113h08m13s pour le vainqueur – 140 coureurs au départ – 44 abandons – 2 pays traversés (Italie, Vatican)

1975 : 17 Mai au 7 Juin – 21 étapes – 3.933kms – Milan > Col du Stelvio – 35.535km/h de moyenne pour le vainqueur – 111h31m24s pour le vainqueur – 90 coureurs au départ – 20 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1976 : 21 Mai au 12 Juin – 22 étapes – 4.162kms – Catane > Milan – 34.691km/h de moyenne pour le vainqueur – 119h58m15s pour le vainqueur – 120 coureurs au départ – 34 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1977 : 17 Mai au 12 Juin – 23 étapes – 3.884kms – Monte di Procida > Milan – 36.932km/h de moyenne pour le vainqueur – 107h27m16s pour le vainqueur – 140 coureurs au départ – 19 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1978 : 7 au 28 Mai – 23 étapes – 3.612kms – Saint-Vincent > Milan – 35.750km/h de moyenne pour le vainqueur – 101h31m22s pour le vainqueur – 130 coureurs au départ – 40 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1979 : 17 Mai au 6 Juin – 23 étapes - 3.301kms – Florence > Milan – 36.887km/h de moyenne pour le vainqueur – 89h29m18s pour le vainqueur – 130 coureurs au départ – 19 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1980 : 15 Mai au 7 Juin – 22 étapes – 4.025kms – Gênes > Milan – 35.897km/h de moyenne pour le vainqueur – 112h08m20s pour le vainqueur – 130 coureurs – 41 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1981 : 13 Mai au 7 Juin – 22 étapes – 3.889kms – Trieste > Verone – 37.150km/h de moyenne pour le vainqueur – 104h51m36s pour le vainqueur – 130 coureurs au départ – 26 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1982 : 13 Mai au 6 Juin – 23 étapes – 4.004kms – Milan > Turin – 36.444km/h de moyenne pour le vainqueur – 110h07m55s pour le vainqueur – 162 coureurs au départ – 52 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1983 : 12 Mai au 5 Juin – 23 étapes – 3.916kms – Brecia > Udine – 38.911km/h de moyenne pour le vainqueur – 100h45m30s pour le vainqueur – 162 coureurs au départ – 22 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1984 : 17 Mai au 10 Juin – 22 étapes – 3.797kms – Lucques > Vérone – 38.381km/h de moyenne pour le vainqueur – 98h32m20s pour le vainqueur – 171 coureurs au départ – 28 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1985 : 16 Mai au 9 Juin – 22 étapes – 3.999kms – Vérone > Lucques – 37.893km/h de moyenne pour le vainqueur – 92h09m30s pour le vainqueur – 180 coureurs au départ – 45 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1986 : 12 Mai au 2 Juin – 22 étapes – 3.865kms – Palerme > Merano – 37.615km/h de moyenne pour le vainqueur – 102h33m55s pour le vainqueur – 171 coureurs au départ – 28 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1987 : 21 Mai au 13 Juin – 22 étapes – 3.915kms – San Remo > Saint-Vincent – 37.045km/h de moyenne pour le vainqueur – 105h39m42s pour le vainqueur – 180 coureurs au départ – 47 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1988 : 23 Mai au 12 Juin – 21 étapes – 3.579kms – Urbino > Vittorino Veneto – 36.788km/h de moyenne au départ – 97h18m56s pour vainqueur – 180 coureurs au départ – 55 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1989 : 21 Mai au 11 Juin – 22 étapes – 3.623kms – Taomine > Florence – 36.512km/h de moyenne pour le vainqueur – 93h30m16s pour le vainqueur – 197 coureurs au départ – 56 abandons – 2 pays traversés (Italie, Suisse)

1990 : 18 Mai au 6 Juin – 20 étapes – 3.464kms – Bari > Milan – 37.609km/h de moyenne pour le vainqueur – 91h51m08s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 35 abandons – 2 pays traversés (Italie, Autriche)

1991 : 26 Mai au 16 Juin – 21 étapes – 3.711kms – Olbia > Milan – 36.788km/h de moyenne pour le vainqueur – 99h35m43s pour le vainqueur – 180 coureurs au départ – 47 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1992 : 24 Mai au 14 Juin – 21 étapes – 3.835kms – Gênes > Milan – 37.092km/h de moyenne pour le vainqueur – 103h36m08s pour le vainqueur – 180 coureurs au départ – 32 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1993 : 23 Mai au 13 Juin – 21 étapes – 3.703kms – Porto Azzurro > Milan – 37.712km/h de moyenne pour le vainqueur – 98h09m44s pour le vainqueur – 180 coureurs au départ – 48 abandons – 1 pays traversé (Italie)

1994 : 22 Mai au 12 Juin – 22 étapes – 3.738kms – Bologne > Milan – 36.954km/h de moyenne pour le vainqueur – 100h41m21s pour le vainqueur – 153 coureurs au départ – 54 abandons – 2 pays traversés (Italie, France)

1995 : 13 Mai au 4 Juin – 22 étapes – 3.737kms – Pérouse > Milan – 38.260km/h de moyenne pour le vainqueur – 98h48m32s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 76 abandons – 3 pays traversés (Italie, Suisse, France)

1996 : 18 Mai au 9 Juin – 22 étapes – 3.990kms – Athènes > Milan – 37.875km/h de moyenne pour le vainqueur – 105h20m23s pour le vainqueur – 162 coureurs au départ – 64 abandons – 4 pays traversés (Italie, Grèce, France, Suisse)

1997 : 17 Mai au 8 Juin – 22 étapes – 3.912kms – Venise > Milan – 38.074km/h de moyenne pour le vainqueur – 102h53m58s pour le vainqueur – 180 coureurs au départ – 70 abandons – 2 pays traversés (Italie, Saint-Marin)

1998 : 16 Mai au 7 Juin – 23 étapes – 3.811kms – Nice > Milan – 38.57km/h de moyenne pour le vainqueur – 98h48m32s pour le vainqueur – 162 coureurs au départ – 68 abandons – 4 pays traversés (Italie, France, Saint-Marin, Suisse)

1999 : 15 Mai au 6 Juin – 22 étapes – 3.757kms – Agrigente > Milan – 37.595km/h de moyenne pour le vainqueur – 99h55m56s pour le vainqueur – 160 coureurs au départ – 44 abandons – 1 pays traversé (Italie)

2000 : 13 Mai au 4 Juin – 22 étapes – 3.712kms – Rome > Milan – 37.548km/h de moyenne pour le vainqueur – 98h30m14s pour le vainqueur – 180 coureurs au départ - 54 abandons – 2 pays traversés (Italie, Vatican)

2001 : 19 Mai au 10 Juin – 22 étapes – 3.364kms - Montesilvano > Milan – 37.775km/h de moyenne pour le vainqueur – 89h02m58s pour le vainqueur – 180 coureurs au départ – 44 abandons – 2 pays traversés (Italie, Slovénie)

2002 : 11 Mai au 2 Juin – 21 étapes – 3.357kms – Groningue > Milan – 37.538km/h de moyenne pour le vainqueur – 89h22m42s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 55 abandons – 6 pays traversés (Italie, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Allemagne, France)

2003 : 10 Mai au 1er Juin – 21 étapes – 3.359kms – Lecce > Milan – 38.928km/h de moyenne pour le vainqueur – 89h32m09s pour le vainqueur – 171 coureurs au départ - 74 abandons – 1 pays traversé (Italie)

2004 : 8 au 30 Mai – 21 étapes – 3.435kms – Gênes > Milan – 38.6542km/h de moyenne pour le vainqueur – 88h40m43s pour le vainqueur – 169 coureurs au départ – 29 abandons – 1 pays traversé (Italie)

2005 : 7 au 29 Mai – 21 étapes – 3.498kms – Reggio de Calabre > Milan – 38.837km/h de moyenne pour le vainqueur – 91h25m51s pour le vainqueur – 197 coureurs au départ – 44 abandons – 1 pays traversé (Italie)

2006 : 6 au 28 Mai – 21 étapes – 3.526kms – Seraing > Milan – 38.294km/h de moyenne pour le vainqueur – 91h33m36s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 43 abandons – 4 pays traversés (Italie, Belgique, Autriche, Suisse)

2007 : 12 Mai au 3 Juin – 21 étapes – 3.442kms – Caprera > Milan – 37.515km/h de moyenne pour le vainqueur – 92h59m39s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ - 57 abandons – 3 pays traversés (Italie, Autriche, France)

2008 : 10 Mai au 1er Juin – 21 étapes – 3.401kms – Palerme > Milan – 37.837km/h de moyenne pour le vainqueur – 89h56m49s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 57 abandons – 2 pays traversés (Italie, Suisse)

2009 : 9 au 31 Mai – 21 étapes – 3.456kms – Venise > Rome – 40.132km/h de moyenne pour le vainqueur – 86h03m11s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 29 abandons – 2 pays traversés (Italie, Autriche)

2010 : 8 au 30 Mai – 21 étapes – 3.495kms – Amsterdam > Vérone – 39.707km/h de moyenne pour le vainqueur – 87h44m01s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 59 abandons – 2 pays traversés (Italie, Pays-Bas)

2011 : 7 au 29 Mai – 21 étapes – 3.434kms – Venaria Reale > Milan – 38.758km/h de moyenne pour le vainqueur – 84h11m24s pour le vainqueur – 207 coureurs au départ – 48 abandons – 2 pays traversés (Italie, Autriche)

2012 : 5 au 27 Mai – 21 étapes – 3.502kms – Herning > Milan – 38.211km/h de moyenne pour le vainqueur – 91h39m02s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 39 abandons – 2 pays traversés (Italie, Danemark)

2013 : 4 au 26 Mai – 21 étapes – 3.340kms – Naples > Brescia – 39.27km/h de moyenne pour le vainqueur – 84h53m28s pour le vainqueur – 207 coureurs au départ – 39 abandons – 2 pays traversés (Italie, France)

2014 : 9 Mai au 1er Juin – 21 étapes – 3.452kms – Belfat > Trieste – 39.045km/h de moyenne pour le vainqueur – 88h14m32s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 42 abandons – 3 pays traversés (Italie, Royaume-Uni, Irlande)

2015 : 9 au 31 Mai – 21 étapes – 3.481kms – San Lorenzo al Mare > Milan – 39.310 km/h de moyenne pour le vainqueur – 88h25m22s pour le vainqueur – 197 coureurs au départ – 35 abandons – 2 pays traversés (Italie, Suisse)

2016 : 6 au 29 Mai – 21 étapes – 3.463kms – Apeldoorn > Turin – 40.014km/h de moyenne pour le vainqueur – 86h32m49s pour le vainqueur – 198 coureurs au départ – 44 abandons – 4 pays traversés (Italie, Pays-Bas, France, Allemagne)

2017 : 5 au 28 Mai – 21 étapes – 3.609kms – Alghero > Milan – 39.84km/h de moyenne pour le vainqueur – 90h34m54s pour le vainqueur – 195 coureurs au départ – 34 abandons – 2 pays traversés (Italie, Suisse)

2018 : 4 au 27 Mai – 21 étapes – Jérusalem > Rome – 40.181km/h de moyenne pour le vainqueur – 89h02m39s pour le vainqueur – 176 coureurs au départ – 27 abandons – 2 pays traversés (Italie, Israel)

2019 : 11 Mai au 2 Juin – 21 étapes – 3.486kms – Bologne > Vérone – 39.418km/h de moyenne pour le vainqueur – 90h01m47s pour le vainqueur – 176 coureurs au départ – 34 abandons – 2 pays traversés (Italie, Saint-Marin)

2020 : 03 au 25 Octobre – 21 étapes – 3.361kms – Monreale > Milan – Xx.Xxxkm/h de moyenne pour le vainqueur – 85h40m21s pour le vainqueur – 176 coureurs au départ – 43 abandons – 1 pays traversé (Italie)

2021 : 08 au 30 Mai – 21 étapes – 3.411kms – Turin > Milan – Xx.Xxxkm/h de moyenne pour le vainqueur – 86h17m28s pour le vainqueur – 176 coureurs au départ – 41 abandons – 2 pays traversés (Italie, Slovénie)

2022 : 06 au 29 Mai – 21 étapes – 3.450kms – Budapest > Verone – Xx.Xxxkm/h de moyenne pour le vainqueur – 86h31m14s pour le vainqueur – 176 coureurs au départ – 27 abandons – 3 pays traversés (Hongrie, Italie, Slovénie)


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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:25

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Quelques cols iconiques du Giro







.Passo dello Stelvio.


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Le Stelvio, également appelé Umbrail Pass par son versant Nord situé en Suisse, est le plus haut col routier des alpes Italiennes, culminant à 2.758 mètres d’altitude. Il relie Bormio (Lombardie) et Prato allo Stelvio (Trentin-Haut Adige). Après l’Iseran, il s’agit du plus haut col routier des Alpes. L’image iconique du Stelvio représente ses 48 longs lacets parcourant la pente le long du versant Nord-Est, versant le plus difficile des trois (Nord, Sud, Nord-Est). Il s’agit de l’une des ascensions les plus difficiles au monde utilisée dans une course cycliste. Mêlant altitude, pente et longueur, le Stelvio s’est forgé une légende durable sur le Tour d’Italie dès les premiers passages.

Le Giro a affronté 13 fois le col du Stelvio au cours de son histoire, en l’ayant abordé 7 fois par son versant Nord-Est, 5 par le versant de Bormio, et une seule fois depuis la Suisse (en ne montant qu’à l’Umbrail cependant). Le Stelvio a fait son apparition dans le tracé en 1953, où il devient, déjà, mythique lorsque Fausto Coppi attaque et décroche Hugo Koblet pour aller chercher le maillot rose. Depuis 1965, afin de rendre hommage à Coppi, à chaque fois que le Stelvio est intégré dans le tracé, il obtient le titre de « Cima Coppi », correspondant au plus haut sommet du Giro. En 1956 et 1961, il est utilisé en tant que col, vers Merano et Bormio respectivement. En 1965, il est utilisé en arrivé au sommet lors de l’avant-dernière étape, comme en 1972 (17e étape, seulement 88kms !) En 1975, le Stelvio sert également d’arrivée finale à l’épreuve. L’Italien Bertoglio réussit à contenir l’Espagnol Gualdos tout en lui laissant la victoire d’étape : Gualdos, malgré sa victoire, franchit la ligne tête baissée alors que Bertoglio exulte.

Le Stelvio est ensuite utilisé au cours de longues étapes de montagne en 1980, 1994 et 2005, avant de refaire son apparition en tant qu’arrivée au sommet en 2012, où Thomas De Gendt s’y impose à la veille de l’arrivée finale. En 2014, il est utilisé avec le Gavia lors de l’étape légendaire reliant Ponte di Legno au Val Martello (reprenant le tracé de l’étape annulée en 2013), sa descente plongée dans le brouillard. En 2017, il est utilisé après un passage par le Mortirolo. Son versant Sud est d’abord emprunté, puis, pour la première fois, son versant Suisse (Umbrail Pass), le plus court mais également le plus pentu. Tom Dumoulin, après des soucis gastriques, tente d’y résister face à Nibali et Quintana notamment. Cette année, le Stelvio sera franchit par son versant Nord-Est et utilisé avec l’ascension vers les Laghi di Cancano.


.Par Prato allo Stelvio : 24.8kms à 7.4% l .Par Bormio : 21.3kms à 7.3% l .Par le Val Müstair : 16.4kms à 8.4%





.Passo di Gavia.


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Le Col du Gavia est un col alpin situé à 2.618ms d’altitude, le troisième col routier des Alpes Italiennes. Il relie le val di Gavia et le haut-val du Camonica, en Lombardie. A l’instar du Stelvio, il s’agit d’un col présentant des caractéristiques de pente, d’altitude et de longueur en faisant un col extrêmement difficile à gravir, et auxquels s’ajoutent également des conditions climatiques souvent extrêmes. Comme le Stelvio, il a plusieurs fois été annulé dans l’histoire du Giro, mais a tout de même été gravi 10 fois (pour 14 inscriptions).

Sa première ascension remonte à 1960, où Imerio Massignan y passe en tête. Il crève cependant deux fois dans la descente vers Bormio et doit céder le maillot rose à Charly Gaul. La route n’était alors pas entièrement goudronnée. En 1961, en raison de la neige en haut du col, le Giro lui préfère le Stelvio. On ne revoit plus le Gavia avant 1988, où Johan van der Velde y passe en tête. Jusqu’en 2010, il n’est gravi que par son versant court mais pentu de Ponte di Legno. En 2010, Johan Tschopp y passe en tête par le versant Nord, celui de Bormio.

La dernière ascension du Passo di Gavia remonte à 2014, dans la même étape vers Val Martello et associé avec le Stelvio. En 2019, le Gavia était prévu en association avec le Mortirolo, mais a finalement été annulé en raison de l’épaisse couche de neige en son sommet. Jamais le Giro n’a terminé au sommet du Gavia.


.Par Ponte di Legno : 16.4 à 8.1% l .Par Bormio : 25.4kms à 7.6%





.Passo del Mortirolo.


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L’idée du Mortirolo est proposée dès 1988 par un journaliste local présentant une route forestière « plus dure que le Gavia », les organisateurs cherchant à cette époque une alternative au Gavia, trop fréquemment annulé. C’est cependant en 1990 qu’il est véritablement découvert, lui et ses pentes abruptes, à l’initiative de Carmine Castellano, nouveau directeur du Giro. Il s‘agit d’un col italien également appelé Col de la Foppa, situé à 1.852ms d’altitude (le vrai col du Mortirolo étant situé à 1.895ms). Il sépare la province de Sondrio et celle de Brescia.

Le Mortirolo est décomposé en trois versants principaux, mais comporte également de multiples variantes via le Passo di Aprica et le Monte Padrio. Il s’agit essentiellement de petites routes forestières goudronnées mais jamais empruntées par le Giro. Depuis 1990, le Mortirolo a été emprunté 14 fois par le Giro. Le Mortirolo, en 1990, a été gravi depuis son versant d’Edolo, le plus facile en termes de pente moyenne. L’année suivante, il est gravi par son versant de Mazzo di Valtellina, le plus connu avec ses pourcentages à deux chiffres. Depuis, il n’a été gravi que par ce versant sauf à deux reprises : en 2012, par le versant de Tovo di Sant’Agata (variante du versant de Mazzo) et en 2017, par le versant d’Edolo. Le Mortirolo n’a été franchi en tête par le vainqueur du Tour d’Italie qu’à 4 occasions : 1991, 1999, 2006 et 2010. Entre 1996 et 2010, il n’est jamais apparu plus tôt que dans la 19e étape ! En 2012, le Mortirolo (par Tovo) est franchi lors de la même étape que le Stelvio. S’il n’a pas toujours été placé en situation de creuser des écarts (notamment en 2017), sa pente lui confère un caractère mythique parmi les ascensions du Giro. En hommage à Scarponi, décédé peu avant le Giro 2017 dans un accident routier, le Mortirolo est renommé Salita Scarponi.

L’an dernier, à lui tout seul, il fait complètement exploser le peloton et l’échappée. Seuls Nibali, Carapaz, Landa et Lopez parviennent à s’extirper de ses pentes parmi les favoris. Nibali attaque dans le début du col après un tempo de Pozzovivo avant que Pedrero ne ramène ses leaders sur le Sicilien.


.Par Mazzo di Valtellina : 12.1kms à 10.9% l .Par Tovo di Sant'Agata : 12.8kms à 10.4% l .Par Tiolo : 13.8kms à 8.3% l .Par Edolo : 17.2kms à 6.8%





.Colle dell'Agnello.

https://zupimages.net/up/20/38/gik9.jpg
Situé à 2.744 mètres d’altitude, reliant la France (Queyras) et l’Italie (Piémont), le Colle dell’Agnello est un mastodonte redouté, deuxième plus haut col routier des Alpes françaises et italiennes. Difficulté majeure du cyclisme, notamment pour son versant italien et ses 10kms à 9.5% finaux menant à plus de 2.700 mètres d’altitude, l’Agnel n’a cependant été que peu utilisé, que ce soit par le Tour (2 passages) et le Giro (4 passages, 5e cette année). Il ne devait d’ailleurs pas être initialement emprunté sur le Tour 2008 (remplacement du Col de Larche). Il a été escaladé en 1994, 2000, 2007 et 2016 par le Giro. Chianale, située sur le versant Est, à également accueilli 3 arrivées, en 1993, 1995 et 2003. En 1994, il est emprunté dans une étape menant vers Les Deux-Alpes via le Lautaret. En 2000 et 2007 pour une arrivée à Briançon. En 2016 pour une arrivée vers Risoul.

En 2020, c’est donc la première fois que l’enchainement Agnel-Izoard-Montgenèvre-Sestrières est proposé au coureur. L’Agnel a seulement été gravi en montée par le versant Est par le Giro, considéré comme le plus difficile. En 2016, l’étape a bouleversé le classement général. Kruijswijk, alors maillot rose, termine dans un mur de neige, tout comme Zakarin, qui abandonne. Le Néerlandais perd petit à petit du terrain tandis que Nibali, après deux semaines compliquées, renait pour s’imposer à Risoul et prendre le maillot rose à la stupeur des suiveurs. L’Agnel a rarement été emprunté, il s’agit d’un col aux conditions climatiques difficiles, mais c’es, avant tout, un monstre à chaque fois qu’il est emprunté.


.Par Sampeyre : 31.6kms à 5.7% l .Par Ville-Vieille : 20.7 à 6.6%





.Tre Cime di Lavaredo.

https://zupimages.net/up/20/38/5ymk.jpg
Du nom d’un sommet escarpé des Dolomites, la route des Tre Cime mène au refuge Auronzo à 2.333mètres d’altitude, et à accueilli plusieurs fois le Tour d’Italie (il ne s’agit pas d’un col). Introduite en 1967 dans le parcours du Giro, l’ascension a été gravie 7 fois dans l’histoire de l’épreuve. Depuis le col Sant’Angelo, il ne s’agit que d’une ascension de 7 kilomètres, mais terriblement pentue. On retrouve 1 kilomètre à 13% de moyenne avant un léger-faux plat descendant et 4 derniers kilomètres présentant des pentes à deux chiffres (plus de 12% de moyenne). L'ascension s'enchaine parfaitement avec l'ascension du Passo Tre Croci, au-dessus de Cortina d'Ampezzo.

En 1967, Gimondi s’y est imposé devant Merckx et Motta, avant que le résultat ne soit annulé. Eddy Merckx est donc officiellement le premier vainqueur aux Tre Cime sur le Giro, en 1968. Cependant, c’est l’étape de 1974 qui est restée dans les mémoires : alors que le grimpeur espagnol Fuente s’y impose, Baronchelli se révèle sur ces pentes et malmène Eddy Merckx, qui ne conserve son maillot de leader que pour 12 secondes. L’ascension revient ensuite de façon sporadique en 1981 et 1989, avant de disparaitre jusqu’en 2007. Riccardo Ricco s’y impose devant son compatriote et coéquipier Leonardo Piepoli. En 2013, dernière ascension en date, Vincenzo Nibali s’y impose en solitaire en plein cœur d’une tempête de neige.


.Par le Col Sant'Angelo : 7.4kms à 8.1%





.Passo di Giau.

https://zupimages.net/up/20/38/37g1.jpg
Situé à 2.236 mètres d’altitude, le Giau se situe dans les Dolomites, juste au Sud de Cortina d’Ampezzo. Il est situé à proximité des cols de la Sella Ronda. Son versant le plus difficile est le Sud, notamment depuis Selva di Cadore, avec 10 kilomètres d’ascension à 9.1% de moyenne répartis sur 29 épingles à cheveux et 3 tunnels. Il s’agit d’un des grands cols du Giro, emprunté à 8 reprises, et en 1973 pour la première fois. A noter qu’il n’a jamais été franchit en tête par un vainqueur du Giro.


.Par Cortina d'Ampezzo : 15.9 à 6.5% l .Par Caprile : 15.6kms à 7.9%





.Monte Zoncolan.


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Le Zoncolan est un sommet isolé dans les Préalpes Carniques, bien loin des autres grandes montées du Giro. Il se situe dans le Friuol-Vénétie Julienne, dans le province d’Udine, à proximité de la frontière Autrichienne et Slovène. Le Zoncolan est découvert par le Giro Féminin en 1997, où l’Italienne Fabiana Luperini s’y impose à partir du versant de Sutrio, le plus facile.

Le Zoncolan n’a été emprunté qu’en 2003 par le Giro, par le même versant. Marco Pantani y réalise l’un de ses derniers grand fait d’armes, mais est battu au sommet par Simoni. Devant l’engouement populaire, la montée réapparait en 2007, cette fois par le terrible versant d’Ovaro comportant 5 kilomètres à plus de 15% de moyenne sur une toute petite route. Simon s’y impose de nouveau. Depuis, seul ce versant a été utilisé. En 2010, Basso s’y impose devant Cadel Evans devant plus de 100.000 spectateurs amassés sur le bord de la route.

En 2011, Igor Anton s’y impose à partir de l’échappée matinale lors de l’une de ses dernières grandes étapes. « L’Enfer des cyclistes » revient en 2014 comme avant-dernière étape et dernière difficulté majeure. Michael Rogers s’y impose ici aussi devant Pellizotti. Enfin, la montée revient en 2018, et voit la renaissance de Chris Froome après deux semaines de galères. Le Britannique s’y impose devant son compatriote et porteur du maillot rose, Simon Yates. La route y est tellement étroite que les voitures y sont interdites, seules des motos pouvant accompagner les coureurs


.Par Sutrio : 13.2kms à 9.0% l .Par Ovaro : 9.9kms à 12.2% l .Par Priola : 8.8kms à 13.0%





.Colle delle Finestre.


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Il s’agit d’un col Alpin situé à 2.178 mètres d’altitude, reliant le Val de Suse et le Val Cluson (vallée de Sestrières) dans la région du Piémont. En sus de sa grande difficulté, le Colle delle Finestre présente une particularité atypique dans les courses cyclistes : sur ses derniers kilomètres, le col n’est pas goudronné, et les coureurs doivent ainsi parcourir un sterrato sur de fortes pentes. Il à pour la première fois été emprunté en 2005, où Danilo di Luca y passe en tête avant de se faire battre par Rujano à Sestrières. Il revient ensuite en 2011, où Kiryienka passe en tête puis s’impose dans la station olympique. Lors du Giro 2015, c’est Landa qui y passe en tête. A chaque fois, le Finestre a éparpillé le peloton en morceaux par sa simple présence.

Le passage en 2018 étant certainement le meilleur exemple de cette orgie montagneuse. 19e étape du Giro 2018, l’ascension abordée depuis Suse, voit Simon Yates craquer très tôt. A la suite d’un relais canon de Kenny Elissonde, Chris Froome aborde en tête le sterrato de 8 kilomètres, poursuivi par Dumoulin, Pinot, Lopez, Carapaz puis Reichenbach, équipier de Pinot, dans la vallée de Sestrières. Le reste des favoris, dont Pozzovivo, est éparpillé sur la pente, Yates est à l’agonie. Froome passe en tête au sommet, et ne sera jamais revu, que ce soit dans Sestrières, ou la montée du Jafferau. Malgré les circonstances de cette étape, elle n’en a pas moins été un véritable chaos pour les coureurs et leurs organismes, créant des écarts monstres.


.Par Suse : 18.2kms à 9.3%





.Et également.




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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:27

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Les Résultats Italiens sur le Giro






1909 : 8 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1910 : 9 victoires d’étape - 1er, 2e, 3e, 4, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1911 : 11 victoires d’étape - 1er, 2e, 3e, 4, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1912 : 8 victoires d’étape – 1er, 3e, 4, 5e, 6e au général
1913 : 9 victoires d’étape - 1er, 2e, 3e, 4, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1914 : 8 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4, 5e, 6e, 7e, 8e au général
1919 : 9 victoires d’étape - 1er, 2e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1920 : 6 victoires d’étape – 1er, 2e, 4e, 5e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1921 : 10 victoires d’étape - 1er, 2e, 3e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1922 : 10 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1923 : 10 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1924 : 12 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1925 : 12 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1926 : 12 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1927 : 15 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1928 : 12 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1929 : 14 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1930 : 15 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1931 : 12 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1932 : 12 victoires d’étape – 1er, 3e, 4e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1933 : 14 victoires d’étape – 1er, 3e, 4e, 5e, 6e, 9e, 10e au général
1934 : 16 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1935 : 16 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1936 : 19 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1937 : 22 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1938 : 20 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 10e au général
1939 : 19 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1940 : 20 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1946 : 19 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1947 : 20 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1948 : 18 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1949 : 19 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1950 : 15 victoires d’étape – 2e, 3e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1951 : 16 victoires d’étape – 1e, 4e, 5e, 8e, 9e, 10e au général
1952 : 15 victoires d’étape – 1e, 2e, 4e, 5e, 7e, 10e au général
1953 : 18 victoires d’étape – 1e, 3e, 4e, 5e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1954 : 12 victoires d’étape – 3e, 4e, 5e, 6e, 8e, 10e au général
1955 : 18 victoires d’étape – 1e, 2e, 3e, 5e, 6e, 7e au général
1956 : 13 victoires d’étape – 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 8e, 9e au général
1957 : 7 victoires d’étape – 1e, 3e, 8e au général
1958 : 13 victoires d’étape – 1e, 5e, 9e, 10e au général
1959 : 8 victoires d’étape – 3, 5e, 7e, 8e, 10e au général
1960 : 9 victoires d’étape – 2e, 4e, 6e, 7e, 8e, 10e au général
1961 : 6 victoires d’étape – 1e, 5e, 9e, 10e au général
1962 : 11 victoires d’étape – 1e, 2e, 3e, 4e, 5e, 7e, 8e, 9e au général
1963 : 20 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1964 : 16 victoires d’étape – 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 10e au général
1965 : 20 victoires d’étape – 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1966 : 17 victoires d’étape – 1e, 2e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e au général
1967 : 8 victoires d’étape – 1e, 2e, 4e, 6e au général
1968 : 10 victoires d’étape – 2e, 3e, 4e, 6e, 7e, 9e du général
1969 : 17 victoires d’étape - 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 10e au général
1970 : 14 victoires d’étapes – 2e, 4e, 5e, 7e, 10e au général
1971 : 16 victoires d’étape – 3e, 5e, 6e, 7e, 9e, 10e au général
1972 : 9 victoires d’étape – 5e, 8e au général
1973 : 5 victoires d’étape – 2e, 3e, 6e, 10e au général
1974 : 10 victoires d’étape – 2e, 3e, 4e, 6e, 7e, 9e au général
1975 : 8 victoires d’étape – 1e, 3e, 5e, 6e, 7e, 8e, 10e au général
1976 : 10 victoires d’étape – 1e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 9e au général
1977 : 15 victoires d’étape – 2e, 3e, 4e, 5e, 7e, 8e, 9e, 10e au général
1978 : 16 victoires d’étape – 2e, 3e, 4e, 5e, 7e, 8e au général
1979 : 12 victoires d’étape – 1e, 2e, 5e, 6e, 7e, 10e au général
1980 : 16 victoires d’étape – 2e, 3e, 5e, 6e, 7e, 9e, 10e au général
1981 : 18 victoires d’étape – 1e, 3e, 4e, 6e, 7e, 9e, 10e au général
1982 : 11 victoires d’étape – 3e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e au général
1983 : 16 victoires d’étape – 1e, 2e, 4e, 10e au général
1984 : 11 victoires d’étape – 1e, 3e, 6e, 9e au général
1985 : 13 victoires d’étape – 2e, 6e, 7e, 9e, 10e au général
1986 : 11 victoires d’étape – 1e, 2e, 3e, 5e, 6e, 8e au général
1987 : 13 victoires d’étape – 5e, 6e au général
1988 : 11 victoires d’étape – 4e, 5e, 6e, 9e, 10e au général
1989 : 5 victoires d’étape – 2e, 5e, 8e au général
1990 : 13 victoires d’étape – 1e, 3e, 6e, 9e au général
1991 : 17 victoires d’étape – 1e, 2e, 3e, 4e, 8e au général
1992 : 16 victoires d’étape – 2e, 3e, 4e, 6e, 9e au général
1993 : 16 victoires d’étape – 3e, 4e, 6e, 8e au général
1994 : 12 victoires d’étape – 2e, 5e, 7e, 8e au général
1995 : 10 victoires d’étape – 4e, 7e, 10e au général
1996 : 13 victoires d’étape – 2e, 5e, 6e, 7e au général
1997 : 13 victoires d’étape – 1e, 3e, 4e, 6e, 7e, 9e au général
1998 : 15 victoires d’étape – 1e, 3e, 6e, 7e, 8e, 9e au général
1999 : 12 victoires d’étape – 1e, 2e, 3e, 8e, 10e au général
2000 : 13 victoires d’étape – 1e, 2e, 3e, 4e, 7e, 10e au général
2001 : 16 victoires d’étape – 1e, 6e, 7e, 9e, 10e au général
2002 : 11 victoires d’étape – 1e, 3e, 10e au général
2003 : 16 victoires d’étape – 1e, 2e, 4e, 7e, 9e, 10e au général
2004 : 16 victoires d’étape – 1e, 3e, 4e, 6e, 7e au général
2005 : 11 victoires d’étape – 1e, 2e, 4e, 8e, 9e, 10e au général
2006 : 8 victoires d’étape – 1e, 3e, 4e, 5e, 8e au général
2007 : 12 victoires d’étape – 1e, 3e, 4e, 5e, 6e, 8e, 9e au général
2008 : 14 victoires d’étape – 2e, 4e, 5e, 6e, 8e, 9e, 10e au général
2009 : 6 victoires d’étape – 3, 5e, 7e au général
2010 : 7 victoires d’étape – 1e, 3e, 4e, 9e au général
2011 : 6 victoires d’étape – 1e, 2e au général
2012 : 6 victoires d’étape – 4e, 5e, 6e, 8e au général
2013 : 7 victoires d’étape – 1e, 4e, 10e au général
2014 : 6 victoires d’étape – 3e, 5e au général
2015 : 9 victoires d’étape – 2e, 8e au général
2016 : 6 victoires d’étape – 1e au général
2017 : 1 victoire d’étape – 3e, 6e, 10e au général
2018 : 5 victoires d’étape – 5e, 10e au général
2019 : 5 victoires d’étape – 2e au général
2020 : 5 victoires d’étape – 7e, 9e au général
2021 : 7 victoires d’étape – 2e au général
2022 : 5 victoires d’étape – 4e, 8e au général
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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Bad_Neos » 29 Avr 2023, 17:28

Allez hop, j'ai pris la décision de lancer le topic au plus tôt !

Les commentaires de Klira arriveront dans les jours à venir, laissons lui le temps, ça fera un deuxième temps fort d'avant-course :ok:

Prêt à ronger mon frein avec Barguil et Dekker perso 8)

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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar JRB » 29 Avr 2023, 17:33

Merci mon cher BN :love:

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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Chrisp » 29 Avr 2023, 17:45

Merci pour la présentation. :banana

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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar 918 » 29 Avr 2023, 17:49

Merci pour la présentation

La course est évidemment pour Primoz

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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar kaplan » 29 Avr 2023, 17:58

Le Giro...la légende ultime :love:
Merci BN...

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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar PCMilan » 29 Avr 2023, 18:12

Je pensais avoir retenu une étape des murs/tracé Lombardia-like mais j'ai du rêver.
Allez plus vite Remco en rose svp :banana

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Re: [WT] Giro d'Italia 2023 (06.05 > 28.05) l Avant-Course

Messagepar Roulibre » 29 Avr 2023, 18:20

Et les parties 3ème degré :mrgreen: :up

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